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Voiler et dévoiler

La pudeur dans le judaïsme (22 min)

Françoise Atlan - psychanalyste, Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a
  • La pudeur n'a rien à voir avec la nudité

    par Françoise Atlan (11min)

  • Faire de la femme un sujet, pas un objet

    par Delphine Horvilleur (10min)

Les documents (4)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Françoise Atlan - psychanalyste

Françoise Atlan est psychanalyste.

Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a

Delphine Horvilleur est née en 1974 à Nancy. Elle suit d'abord des études de sciences médicales avant d'entamer une formation à l'école de journalisme du CELSA, à Paris. Journaliste à France 2 de 2000 à 2003, Delphine Horvilleur travaille au bureau de Jérusalem.  Elle étudie ensuite au séminaire rabbinique du mouvement réformé Hebrew Union College à New York, où elle reçoit son ordination rabbinique (smikha) en mai 2008. Titulaire d'un double master d'éducation juive et de littérature hébraïque, elle enseigne depuis quelques années la pensée juive et le midrash (littérature rabbinique) en France et aux Etats-Unis.  Delphine Horvilleur est rabbin du MJLF et plus particulièrement du centre de Beaugrenelle à Paris, depuis 2008.  

Bibliographies des conférenciers

Delphine Horvilleur

Réflexions sur la question antisémite, (Grasset, 2019)   Acheter

Comment les rabbins font les enfants. Sexe, transmission et identité dans le judaïsme, (Grasset, 2015)   Acheter

En tenue d'Eve, (Grasset Et Fasquelle, 2013)   Acheter

Delphine Horvilleur, Rachid Benzine

Des mille et une façons d'être juif ou musulman ; dialogue, (Seuil, 2017)   Acheter

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Pour en savoir plus
L'organisateur
Commentaires ( 20 )

Merci

1 septembre 2016, 21h40, Chochana

Merci de vos enseignements qui donnent envie de progresser dans la tsniout au sens noble du terme, et de relever le débat sur ce sujet délicat. Une question m'interpelle : comment vivre dans l'humilité dans une société où nous sommes sans cesse évalués sur nos mérites, en particulier dans le monde professionnel ? L'expression est parlante, sans cesse on nous enjoint à "nous vendre". Comment rester tsniout tout en ne finissant pas sur la banc de touche ? Bonne soirée à toutes et tous.

La tsniout

2 septembre 2016, 08h58, Evelyne Slabiak

Bravo Madame le Rabbin pour votre engagement...

Pudeur et nudité

2 septembre 2016, 16h52, Claire

Merci Mme Atlan pour ce cours documenté de façon remarquable et exposé avec Tsniout À lire et méditer.

Bravo !

2 septembre 2016, 16h56, Brigitte Lasry

Merci pour ces enseignements d'une grande profondeur et subtilité qui nous rappelle que le judaïsme n'a rien à voir avec des idées communément admises dans une certaine tradition, et qui fixent un rapport de force de l'homme sur la femme.

Félicitations

2 septembre 2016, 18h07, LEYRIS

Comme toujours madame le Rabbin brillante et convaincante. Bravo.

Merci de ce " renversement "

3 septembre 2016, 14h27, KoKo

Merci De nous faire aborder ce probleme de la pudeur, de la situation de la féminité, autrement qu'en évoquant une attitude de soumission, d. Acceptation des principes, voir des" ordres", venus des autres, si sacrés soient ils. En rappelant l. Alterite, vous donnez à la femlnlte sa propre part de responsabilité, de choix, d'existence profonde intérieure qui n'a rien à voir avec l'idée de cacher à la vue de, des autres une partie Indigne, tentatrice, déjà réservée à un certain autre, mais d'être soi même, celle, ou celui, car la pudeur concerne aussi les hommes, qui cultive son jardin intérieur sans avoir besoin de l exposer ostentatoire ment pour en retirer approbation. L'essentiel de l être humain n'est pas un objet de vitrine et doit être peu à peu approche et découvert avec sincérité et humilité... Réciproque. Merci car dans de nombreux domaines, il est bon de réapprendre l'humilité, à commencer par moi meme.

Le vrai sens de la Tsniout

3 septembre 2016, 23h19, Samuel TOUITOU

Voilà des explications rationnelles qui montrent que la Torah est intemporelle. Cette analyse de la Tsniout est tout simplement géniale, et ne peut que nous encourager, hommes et femmes, à progresser dans la pudeur au sens qu'il est évoqué ici. Merci Françoise Atlan, Merci Madame le Rabbin Delphine Horvilleur, Bonne soirée.

Le fond et la forme

4 septembre 2016, 13h51, Michelle

Tout d’abord merci pour ces deux interventions. Deux réflexions sur le fond et sur la forme de cette vidéo : Sur la forme : Je regrette seulement que cela n’ait pas pris la forme d’un débat. Question : Même si il n’y a pas débat face à face, est-ce qu’il y a eu tirage au sort ? Comme dans un débat politique où les interventions sont tirées au sort, tant on sait que celui qui parle en dernier emporte l’écoute, c’est ce qui tend à rester dans l’esprit de l’auditeur. Je pense qu’il est important de tenir compte de cet aspect, en particulier justement parce qu’il n’y a pas débat. D’autant que l’une et l’autre se référent à Michée : Françoise Atlan au début de son intervention et Delphine Horvilleur à la fin. Ce que je ressens sur ces deux interventions : Puis-je me permettre de noter subtilement les deux modes d’intervention visuels choisis par l’une et l’autre : Françoise Atlan, en femme orthodoxe, se tient droite, comme en retrait par rapport à son approche et sa lecture des textes – alors que la tenue vestimentaire de Delphine Horvilleur la présente couverte comme les femmes orthodoxes et les cheveux tirés (presque cachés…), jouant aussi beaucoup de ses mouvements corporels, nous faisant entrer d’emblée dans un certain aspect de la question, le vêtement. Mais qui n’est qu’un aspect. Le fait que Françoise Atlan se réfère constamment aux textes, aux moindres détails de l’articulation des diverses références et non pas à l’interprétation que l’on en a fait, la situe dans la ligne droite de la transmission qui, d’une certaine manière est une sorte de « rumination », seul moyen d’en extraire une approche actuelle. J’ai trouvé très intéressant qu’elle sorte de la référence constante à Adam et Eve. La pudeur ne renvoie pas qu’au corps. Alors que l’option de Delphine Horvilleur est davantage dans le sens du discours, comme si elle cherchait à faire en sorte de dire ce que les gens ont envie d’entendre. Je regrette souvent que lorsqu’elle évoque la tradition, elle ne parle que des ultra-orthodoxes, qui ont aussi leurs franges moins radicales qui réfléchissent justement beaucoup (et de plus en plus) sur la question de la femme tout en se situant à l’intérieur des textes. Le fait de ne se référer qu’aux ultras au fond brouille son approche. Il y a plus que cinquante nuances dans le monde de la tradition…….

Tsniout Sens et Cheminement

4 septembre 2016, 20h41, Alyah Krief

Bonjour et merci pour ces deux éclairages et références aux textes. De la pudeur à l'humilité, et des devoirs de la femme et de l'homme, reste un gros travail de remise en question, à l'aide d'enseignants tels que vous, Mesdames !

Merci pour ces idées neuves puisées au fond des trésors anciens madame ATLAN

5 septembre 2016, 15h45, mzed

Quelle formidable définition de ce qu'est la vraie pudeur dans la Tradition Juive, merci Francoise ATLAN pour ce commentaire original : la tsniout est une manière d’être plus qu'un tissu qui cache et qui couvre... A voir et à revoir !

Merci a vs

5 septembre 2016, 21h11, Albert ouanounou

Merci a Françoise Atlan et A Madame le Rabin Delphine Horvilleur pour ces interventions oh combien importantes. Sur la forme : au vu de l'importance du sujet il est dommage que ces interventions n'aient pas pris la forme d'un débat contradictoire avec les deux intervenantes face-à-face, sources hébraïques et définitions à l'appui... À noter que les deux modes de présentation portent déjà en soi me semble-t-il la définition et l'expression même de la Tsniout des 2 intervenantes, un aspect extérieur qui en dit long... 2 visions, 2 approches hébraïques, 2 référentiels différents voire même 2 éducations différentes mais un débat de fond nécessaire. Françoise Atlan se référant aux textes et à ses commentaires... (ms il y'en a d'autres) ! Bref la transmission de la tradition……. Dans une posture de Tsniout. Alors que Delphine Horvilleur est davantage dans le sens du discours militant féministe, politique dissertant philosophiquement sur un sujet central. soyons clairs : le concept de tsniout ne renvoie pas qu’au corps (nudité) ou au vestimentaire d'une femme ms à toute une posture, un comportement, un positionnement une attitude étc... De tout à chacun (discrétion, humilité étc) une forme de maîtrise de l'image renvoyée de soi. Puis-je suggérer à Delphine Horvilleur de : - lire les commentaires relatifs aux citations de Michée -de comprendre exactement la notion de Erva et lui dire également que : -les notions de désir, de séduction ne sont pas du tout étrangères a une femme juive tsniout -Le concept de Tsniout n'intervient pas du tout ds l'histoire'Adan et Ève La tsniout n'est pas du tout déconsidérant pour une femme, c'est au contraire l'expression de ce que l'on pourrait appeler sa Kédoucha Il n'est pas souhaitable que l'intervention de Madame Horvilleur "ostracise " infidèlement si je puis dire les femmes du milieu orthodoxe même si je ne le suis pas je voudrais sincèrement débattre en live avec le Rabin Horvilleur pour ״poser" clairement les versets et les définitions et s'inspirer de manière précise et méticuleuse des sources hébraïques. puis-je terminer par vous dire une citation (?!) une femme féministe juive, si elle est féministe c'est qu'elle manque d'ambition !

Très bonne vidéo !

8 septembre 2016, 03h17, Yehouda

Comme l'ont dit les deux intervenantes, la tsniout ne se limite pas au vêtement mais relève d'une attitude et d'un comportement général tant de l'homme que de la femme. On ne saurait juger de la tsniout d'une personne à la longueur de ses manches. Ceci dit je pense qu'il est logique que ce sujet touche particulièrement les femmes car c'est leur corps dénudé affiché aux yeux de tous qui a été exploité par le marché afin de faire vendre un maximum. Il est inexact de croire que la tsniout masculine ne compte pas dans le milieu orthodoxe car si les hommes portent le costume c'est entre autre pour sa sobriété et parce que ce vêtement couvre l'ensemble du corps. Pour ce qui est de l'interprétation des versets, elle ne peut pas se faire "comme on l'entend" mais elle doit s'inscrire dans la tradition et dans le respect le plus absolu des commentateurs qui ont précédés. Même si le midrash dit qu'il est très important de déduire des choses nouvelles de son étude nous ne devons pas pour autant tomber dans l'orgueil en ne tenant pas compte de l'enseignement traditionnel. Quand à la photo de Mea Shearim avec la mehitsa au milieu de la rue, c'est un hilloul hashem. Ces gens se ridiculisent et, pire encore, ils ridiculisent la Torah aux yeux du monde entier.

TSNIOUT

8 septembre 2016, 11h03, REGINE

Bravo Françoise pour cette approche très intéressante et novatrice du concept de pudeur dans le judaïsme !

Réponse

8 septembre 2016, 21h35, Albert O.

Bonjour je voudrais répondre au commentaire de Yéhouda. le concept de tsniout touche donc autant l'homme que la femme et ne renvoie pas forcément à la nudite d'une femme ou au côté vestimentaire, cela est très clair, Ni d'ailleurs A l'épisode de Adan et Ève la photo de mea chearim ou ce qui se passe dans les trottoirs c'est un autre Debat. je ne sais si vous avez parcouru les commentaires de Michee ou ds Michelei mais vous verrez bien que tous ces commentaires corroborent le discours et la thèse de Madame Atlan. À titre personnel je suis tout à fait prêt à débattre avec vous en présence de Madame le rabbin Delphine horvilleur textes et commentaires A l'appui. le kiddouche Hachem serait de véhiculer les bonnes définitions de ce qu'on appelle la tsniout dans le judaïsme. Chabbat chalom.

Le non-débat

11 septembre 2016, 10h49, Michelle

Je reviens sur le fait que ce sujet si important ne se soit pas passé sous forme de débat. Il serait intéressant de savoir si c'est une volonté de votre part, Akadem d'avoir séparé les deux interventions ? Je me suis donc posé la question du pourquoi de ce non-débat. Je ne peux m'imaginer qu'une des deux participantes aie eu un emploi du temps si chargé que trouver une heure ou deux pour débattre avec l'autre participante fut impossible. Il ne devait probablement pas y avoir "d'urgence" non plus à enregistrer à tel ou tel moment... Et toute difficulté aurait motivé une attente de votre part afin de permettre effectivement ce débat. J'en conclu donc que le seul motif a dû être le refus de l'une des deux de débattre avec l'autre intervenante. Et je trouve cela à la fois regrettable et fort dommageable pour l'unité toujours à rechercher dans la communauté, particulièrement entre les orthodoxes et les non-orthodoxes. Avoir refusé de débattre n'est pas un signe de confiance par rapport à ce que l'on prétend défendre, que ce soit sur le fond ou sur la forme des opinions, des interprétations. Et précisément cette dernière dimension est cardinale dans le judaïsme. Elle est la pierre angulaire qui a, de tout temps, permis au judaïsme d'être toujours actuel, parce que réactualisé par les interprétations basées sur la chaîne des interprétations des textes, qu'elles aient 2000 ou 50 ans d'âge. Interpréter n'est pas qu'une simple "opinion". Si il y a eu effectivement refus de dialogue, je trouve pour ma part cela très inquiétant, et n'ai pas le signe d'une "bonne santé spirituelle" de la part de celle qui a refusé le débat. Et inquiétant globalement pour la communauté.

Injonction à tous ? Ou juste aux femmes ?

11 septembre 2016, 22h10, ariela dahan

Mme Atlan dit que "la Tzniyout est une injonction de la condition humaine"... Et elle fait comme si on n'en faisait pas une exigence "toute feminine" dans le monde juif traditionnel. Ce sont rarement, voir jamais les hommes, à qui on enjoint d'en faire preuve ! Or toute l'indécence est là...

PUDEUR

16 septembre 2016, 17h15, Charles BACCOUCHE

שבת שלום פרנסז J'ai de nouveau écouté votre conférence sur la pudeur et la nudité Très interessante car חידוש. Lהיתראות בקרוב Charles

Suite

18 septembre 2016, 17h13, Albert o.

Je voudrais rebondir sur le commentaire de Michelle et confirmer bien évidemment que débattre dans le judaïsme est une évidence et la preuve en est tous les debats et traités volumineux du Talmud qui ont permis de construire la Loi. Il serait intéressant que mme horvilleur réponde aux nombreux commentaires postés sur le site. bien A vs.

Pas de débat ?

9 octobre 2016, 16h22, Yoram

Deux personnes, deux approches, et finalement deux monologues. Un débat aurait été plus stimulant.

Intimité

3 janvier 2017, 08h17, morgenstern

Merci pour ces deux interventions qui démystifie chacune avec leur sensibilité l'essence de ce mot si polémique.

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

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La pudeur dans le judaïsme

22 min

Françoise Atlan - psychanalyste, Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a

Commentaires ( 20 )

Merci

1 septembre 2016, 21h40, Chochana

Merci de vos enseignements qui donnent envie de progresser dans la tsniout au sens noble du terme, et de relever le débat sur ce sujet délicat. Une question m'interpelle : comment vivre dans l'humilité dans une société où nous sommes sans cesse évalués sur nos mérites, en particulier dans le monde professionnel ? L'expression est parlante, sans cesse on nous enjoint à "nous vendre". Comment rester tsniout tout en ne finissant pas sur la banc de touche ? Bonne soirée à toutes et tous.

La tsniout

2 septembre 2016, 08h58, Evelyne Slabiak

Bravo Madame le Rabbin pour votre engagement...

Pudeur et nudité

2 septembre 2016, 16h52, Claire

Merci Mme Atlan pour ce cours documenté de façon remarquable et exposé avec Tsniout À lire et méditer.

Bravo !

2 septembre 2016, 16h56, Brigitte Lasry

Merci pour ces enseignements d'une grande profondeur et subtilité qui nous rappelle que le judaïsme n'a rien à voir avec des idées communément admises dans une certaine tradition, et qui fixent un rapport de force de l'homme sur la femme.

Félicitations

2 septembre 2016, 18h07, LEYRIS

Comme toujours madame le Rabbin brillante et convaincante. Bravo.

Merci de ce " renversement "

3 septembre 2016, 14h27, KoKo

Merci De nous faire aborder ce probleme de la pudeur, de la situation de la féminité, autrement qu'en évoquant une attitude de soumission, d. Acceptation des principes, voir des" ordres", venus des autres, si sacrés soient ils. En rappelant l. Alterite, vous donnez à la femlnlte sa propre part de responsabilité, de choix, d'existence profonde intérieure qui n'a rien à voir avec l'idée de cacher à la vue de, des autres une partie Indigne, tentatrice, déjà réservée à un certain autre, mais d'être soi même, celle, ou celui, car la pudeur concerne aussi les hommes, qui cultive son jardin intérieur sans avoir besoin de l exposer ostentatoire ment pour en retirer approbation. L'essentiel de l être humain n'est pas un objet de vitrine et doit être peu à peu approche et découvert avec sincérité et humilité... Réciproque. Merci car dans de nombreux domaines, il est bon de réapprendre l'humilité, à commencer par moi meme.

Le vrai sens de la Tsniout

3 septembre 2016, 23h19, Samuel TOUITOU

Voilà des explications rationnelles qui montrent que la Torah est intemporelle. Cette analyse de la Tsniout est tout simplement géniale, et ne peut que nous encourager, hommes et femmes, à progresser dans la pudeur au sens qu'il est évoqué ici. Merci Françoise Atlan, Merci Madame le Rabbin Delphine Horvilleur, Bonne soirée.

Le fond et la forme

4 septembre 2016, 13h51, Michelle

Tout d’abord merci pour ces deux interventions. Deux réflexions sur le fond et sur la forme de cette vidéo : Sur la forme : Je regrette seulement que cela n’ait pas pris la forme d’un débat. Question : Même si il n’y a pas débat face à face, est-ce qu’il y a eu tirage au sort ? Comme dans un débat politique où les interventions sont tirées au sort, tant on sait que celui qui parle en dernier emporte l’écoute, c’est ce qui tend à rester dans l’esprit de l’auditeur. Je pense qu’il est important de tenir compte de cet aspect, en particulier justement parce qu’il n’y a pas débat. D’autant que l’une et l’autre se référent à Michée : Françoise Atlan au début de son intervention et Delphine Horvilleur à la fin. Ce que je ressens sur ces deux interventions : Puis-je me permettre de noter subtilement les deux modes d’intervention visuels choisis par l’une et l’autre : Françoise Atlan, en femme orthodoxe, se tient droite, comme en retrait par rapport à son approche et sa lecture des textes – alors que la tenue vestimentaire de Delphine Horvilleur la présente couverte comme les femmes orthodoxes et les cheveux tirés (presque cachés…), jouant aussi beaucoup de ses mouvements corporels, nous faisant entrer d’emblée dans un certain aspect de la question, le vêtement. Mais qui n’est qu’un aspect. Le fait que Françoise Atlan se réfère constamment aux textes, aux moindres détails de l’articulation des diverses références et non pas à l’interprétation que l’on en a fait, la situe dans la ligne droite de la transmission qui, d’une certaine manière est une sorte de « rumination », seul moyen d’en extraire une approche actuelle. J’ai trouvé très intéressant qu’elle sorte de la référence constante à Adam et Eve. La pudeur ne renvoie pas qu’au corps. Alors que l’option de Delphine Horvilleur est davantage dans le sens du discours, comme si elle cherchait à faire en sorte de dire ce que les gens ont envie d’entendre. Je regrette souvent que lorsqu’elle évoque la tradition, elle ne parle que des ultra-orthodoxes, qui ont aussi leurs franges moins radicales qui réfléchissent justement beaucoup (et de plus en plus) sur la question de la femme tout en se situant à l’intérieur des textes. Le fait de ne se référer qu’aux ultras au fond brouille son approche. Il y a plus que cinquante nuances dans le monde de la tradition…….

Tsniout Sens et Cheminement

4 septembre 2016, 20h41, Alyah Krief

Bonjour et merci pour ces deux éclairages et références aux textes. De la pudeur à l'humilité, et des devoirs de la femme et de l'homme, reste un gros travail de remise en question, à l'aide d'enseignants tels que vous, Mesdames !

Merci pour ces idées neuves puisées au fond des trésors anciens madame ATLAN

5 septembre 2016, 15h45, mzed

Quelle formidable définition de ce qu'est la vraie pudeur dans la Tradition Juive, merci Francoise ATLAN pour ce commentaire original : la tsniout est une manière d’être plus qu'un tissu qui cache et qui couvre... A voir et à revoir !

Merci a vs

5 septembre 2016, 21h11, Albert ouanounou

Merci a Françoise Atlan et A Madame le Rabin Delphine Horvilleur pour ces interventions oh combien importantes. Sur la forme : au vu de l'importance du sujet il est dommage que ces interventions n'aient pas pris la forme d'un débat contradictoire avec les deux intervenantes face-à-face, sources hébraïques et définitions à l'appui... À noter que les deux modes de présentation portent déjà en soi me semble-t-il la définition et l'expression même de la Tsniout des 2 intervenantes, un aspect extérieur qui en dit long... 2 visions, 2 approches hébraïques, 2 référentiels différents voire même 2 éducations différentes mais un débat de fond nécessaire. Françoise Atlan se référant aux textes et à ses commentaires... (ms il y'en a d'autres) ! Bref la transmission de la tradition……. Dans une posture de Tsniout. Alors que Delphine Horvilleur est davantage dans le sens du discours militant féministe, politique dissertant philosophiquement sur un sujet central. soyons clairs : le concept de tsniout ne renvoie pas qu’au corps (nudité) ou au vestimentaire d'une femme ms à toute une posture, un comportement, un positionnement une attitude étc... De tout à chacun (discrétion, humilité étc) une forme de maîtrise de l'image renvoyée de soi. Puis-je suggérer à Delphine Horvilleur de : - lire les commentaires relatifs aux citations de Michée -de comprendre exactement la notion de Erva et lui dire également que : -les notions de désir, de séduction ne sont pas du tout étrangères a une femme juive tsniout -Le concept de Tsniout n'intervient pas du tout ds l'histoire'Adan et Ève La tsniout n'est pas du tout déconsidérant pour une femme, c'est au contraire l'expression de ce que l'on pourrait appeler sa Kédoucha Il n'est pas souhaitable que l'intervention de Madame Horvilleur "ostracise " infidèlement si je puis dire les femmes du milieu orthodoxe même si je ne le suis pas je voudrais sincèrement débattre en live avec le Rabin Horvilleur pour ״poser" clairement les versets et les définitions et s'inspirer de manière précise et méticuleuse des sources hébraïques. puis-je terminer par vous dire une citation (?!) une femme féministe juive, si elle est féministe c'est qu'elle manque d'ambition !

Très bonne vidéo !

8 septembre 2016, 03h17, Yehouda

Comme l'ont dit les deux intervenantes, la tsniout ne se limite pas au vêtement mais relève d'une attitude et d'un comportement général tant de l'homme que de la femme. On ne saurait juger de la tsniout d'une personne à la longueur de ses manches. Ceci dit je pense qu'il est logique que ce sujet touche particulièrement les femmes car c'est leur corps dénudé affiché aux yeux de tous qui a été exploité par le marché afin de faire vendre un maximum. Il est inexact de croire que la tsniout masculine ne compte pas dans le milieu orthodoxe car si les hommes portent le costume c'est entre autre pour sa sobriété et parce que ce vêtement couvre l'ensemble du corps. Pour ce qui est de l'interprétation des versets, elle ne peut pas se faire "comme on l'entend" mais elle doit s'inscrire dans la tradition et dans le respect le plus absolu des commentateurs qui ont précédés. Même si le midrash dit qu'il est très important de déduire des choses nouvelles de son étude nous ne devons pas pour autant tomber dans l'orgueil en ne tenant pas compte de l'enseignement traditionnel. Quand à la photo de Mea Shearim avec la mehitsa au milieu de la rue, c'est un hilloul hashem. Ces gens se ridiculisent et, pire encore, ils ridiculisent la Torah aux yeux du monde entier.

TSNIOUT

8 septembre 2016, 11h03, REGINE

Bravo Françoise pour cette approche très intéressante et novatrice du concept de pudeur dans le judaïsme !

Réponse

8 septembre 2016, 21h35, Albert O.

Bonjour je voudrais répondre au commentaire de Yéhouda. le concept de tsniout touche donc autant l'homme que la femme et ne renvoie pas forcément à la nudite d'une femme ou au côté vestimentaire, cela est très clair, Ni d'ailleurs A l'épisode de Adan et Ève la photo de mea chearim ou ce qui se passe dans les trottoirs c'est un autre Debat. je ne sais si vous avez parcouru les commentaires de Michee ou ds Michelei mais vous verrez bien que tous ces commentaires corroborent le discours et la thèse de Madame Atlan. À titre personnel je suis tout à fait prêt à débattre avec vous en présence de Madame le rabbin Delphine horvilleur textes et commentaires A l'appui. le kiddouche Hachem serait de véhiculer les bonnes définitions de ce qu'on appelle la tsniout dans le judaïsme. Chabbat chalom.

Le non-débat

11 septembre 2016, 10h49, Michelle

Je reviens sur le fait que ce sujet si important ne se soit pas passé sous forme de débat. Il serait intéressant de savoir si c'est une volonté de votre part, Akadem d'avoir séparé les deux interventions ? Je me suis donc posé la question du pourquoi de ce non-débat. Je ne peux m'imaginer qu'une des deux participantes aie eu un emploi du temps si chargé que trouver une heure ou deux pour débattre avec l'autre participante fut impossible. Il ne devait probablement pas y avoir "d'urgence" non plus à enregistrer à tel ou tel moment... Et toute difficulté aurait motivé une attente de votre part afin de permettre effectivement ce débat. J'en conclu donc que le seul motif a dû être le refus de l'une des deux de débattre avec l'autre intervenante. Et je trouve cela à la fois regrettable et fort dommageable pour l'unité toujours à rechercher dans la communauté, particulièrement entre les orthodoxes et les non-orthodoxes. Avoir refusé de débattre n'est pas un signe de confiance par rapport à ce que l'on prétend défendre, que ce soit sur le fond ou sur la forme des opinions, des interprétations. Et précisément cette dernière dimension est cardinale dans le judaïsme. Elle est la pierre angulaire qui a, de tout temps, permis au judaïsme d'être toujours actuel, parce que réactualisé par les interprétations basées sur la chaîne des interprétations des textes, qu'elles aient 2000 ou 50 ans d'âge. Interpréter n'est pas qu'une simple "opinion". Si il y a eu effectivement refus de dialogue, je trouve pour ma part cela très inquiétant, et n'ai pas le signe d'une "bonne santé spirituelle" de la part de celle qui a refusé le débat. Et inquiétant globalement pour la communauté.

Injonction à tous ? Ou juste aux femmes ?

11 septembre 2016, 22h10, ariela dahan

Mme Atlan dit que "la Tzniyout est une injonction de la condition humaine"... Et elle fait comme si on n'en faisait pas une exigence "toute feminine" dans le monde juif traditionnel. Ce sont rarement, voir jamais les hommes, à qui on enjoint d'en faire preuve ! Or toute l'indécence est là...

PUDEUR

16 septembre 2016, 17h15, Charles BACCOUCHE

שבת שלום פרנסז J'ai de nouveau écouté votre conférence sur la pudeur et la nudité Très interessante car חידוש. Lהיתראות בקרוב Charles

Suite

18 septembre 2016, 17h13, Albert o.

Je voudrais rebondir sur le commentaire de Michelle et confirmer bien évidemment que débattre dans le judaïsme est une évidence et la preuve en est tous les debats et traités volumineux du Talmud qui ont permis de construire la Loi. Il serait intéressant que mme horvilleur réponde aux nombreux commentaires postés sur le site. bien A vs.

Pas de débat ?

9 octobre 2016, 16h22, Yoram

Deux personnes, deux approches, et finalement deux monologues. Un débat aurait été plus stimulant.

Intimité

3 janvier 2017, 08h17, morgenstern

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  • La pudeur n'a rien à voir avec la nudité

    par Françoise Atlan (11min)

  • Faire de la femme un sujet, pas un objet

    par Delphine Horvilleur (10min)

L'organisateur

Les Conférenciers
Biographie des conférenciers

Françoise Atlan - psychanalyste

Françoise Atlan est psychanalyste.

Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a

Delphine Horvilleur est née en 1974 à Nancy. Elle suit d'abord des études de sciences médicales avant d'entamer une formation à l'école de journalisme du CELSA, à Paris. Journaliste à France 2 de 2000 à 2003, Delphine Horvilleur travaille au bureau de Jérusalem.  Elle étudie ensuite au séminaire rabbinique du mouvement réformé Hebrew Union College à New York, où elle reçoit son ordination rabbinique (smikha) en mai 2008. Titulaire d'un double master d'éducation juive et de littérature hébraïque, elle enseigne depuis quelques années la pensée juive et le midrash (littérature rabbinique) en France et aux Etats-Unis.  Delphine Horvilleur est rabbin du MJLF et plus particulièrement du centre de Beaugrenelle à Paris, depuis 2008.  

Bibliographies des conférenciers

Delphine Horvilleur

Réflexions sur la question antisémite, (Grasset, 2019)   Acheter

Comment les rabbins font les enfants. Sexe, transmission et identité dans le judaïsme, (Grasset, 2015)   Acheter

En tenue d'Eve, (Grasset Et Fasquelle, 2013)   Acheter

Delphine Horvilleur, Rachid Benzine

Des mille et une façons d'être juif ou musulman ; dialogue, (Seuil, 2017)   Acheter

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