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Antisémitisme-antisionisme

Les juifs de France doivent-ils avoir peur? (11 min)

Ariel Goldmann - président du FSJU-AUJF et FJF, Ruben Honigmann - journaliste
  • "C'est à l'Etat de protéger les juifs"

    La coopération SPCJ/pouvoirs publics (5min)

  • Alyah

    La peur est mauvaise conseillère (4min)

  • Ligne rouge

    La France veut garder ses juifs (2min)

Les documents (5)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Ariel Goldmann - président du FSJU-AUJF et FJF

Ariel Goldmann est président du Fonds Social Juif Unifié - Appel Unifié Juif de France et de la Fondation du Judaïsme Français. Il est né en 1963 à Bordeaux. Son père, Alain Goldmann a été grand rabbin de Paris de 1980 à 1995. Il est avocat au Barreau de Paris depuis 1989 et a crée un cabinet spécialisé en contentieux commercial et pénal financier. Il a notamment été avocat dans le dossier Merah. De 2007 à 2014 il a été vice-président du CRIF et il est porte-parole du SPCJ depuis 2003.   

Ruben Honigmann - journaliste

Ruben Honigmann est responsable éditorial d'Akadem.

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Pour en savoir plus
L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 16 juillet 2014
Commentaires ( 9 )

Partir ou pas ?

17 juillet 2014, 00h17, Israelle

Cher monsieur le président, je me demande bien qui sont ces gens à travers la France, incapables de penser par eux mêmes, qui viennent vous consulter tel un oracle pour vous demander quand ou à la suite de quoi il faudra partir de France ? Vos arguments ne tiennent pas la route "si on va quelque part parce qu'on a peur d'un endroit, on aura peur d'un autre endroit". Quelle est de grâce l'articulation logique entre ces deux propositions ? Ne cherchez pas, il n'y en a pas, vous vivez en exil, vous vous y plaisez, vous vous accommodez fort bien des quelques soubresauts de l'histoire récente (enfants tabassés dans le métro lors de la seconde Intifada, affaire Ilan Halimi, affaire Mérah, affaire Louis Sidney, jour de Colère, musée de Bruxelles, attaque rue de la Roquette, etc. ). Pour vous, une persécution d'Etat est une raison suffisante, par contre une persécution organisée par des citoyens est une bagatelle, n'est-ce pas ? Il n'en n'est rien. Un régime politique quel qu'il soit est mortel, dictature, théocratie, 5eme république, etc. Vichy est une brève dérive fasciste si on considère l'histoire de France depuis les carolingiens. En revanche, la France arabo-musulmane qui se prépare, sous éduquée, en crise économique, en crise identitaire, et qui déteste les juifs, elle, sera difficile à changer de nature. Ils nous haïssent, veulent au mieux nous expulser, au pire nous tuer, et sont des millions. Voici précisément votre erreur d'analyse, on ne gagne pas contre la démographie monsieur Goldmann. Vous pouvez vous voiler la face, rester en France, aider Israel comme vous le faîtes depuis si longtemps, mais il y a fort à parier que vos petits enfants ne finiront pas leurs jours sur le sol français, ils seront partis, car la situation sera devenu intolérable. La situation n'est en rien comparable aux années 30 avec l'avènement de régimes antisémites qui ont organisée des persécutions étatiques, mais plutôt semblable aux années 50s où les juifs n'ont pas nécessairement été chassés par les Etats des pays arabes (même si ça a pu arriver) mais ont bien vu que ça allait vraiment se compliquer pour eux. Il reste bien des juifs au Maroc, à Djerba, etc. La peur est un dispositif physiologique sain qui permet de détecter le danger. J'ai fait ma Aliyah parce que je ne supportais plus la protection policières de nos lieux communautaires et je revis en Israël du fait d'une dignité nationale retrouvée. Ma sécurité ici est l'affaire prise très au sérieux par l'Etat (cf. Dome de fer) et non par des milices privées. J'appelle tous les juifs à quitter la France, comme en leur temps l’Espagne et le Portugal, et venir reconstruire une vie digne et fière en Israël. Ceux qui par aveuglement et amour du confort matériel décident de rester en France assumeront je l'espère un rôle de soutien économique actif à l'amélioration sociale d'Israël. Ah, et avant le prochain attentat terroriste antisémite sur le sol européen, vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus.

La place des juifs est la place de tout citoyen français : en France !

17 juillet 2014, 16h00, Jérôme

Le commentaire d'Israelle ci dessus me fait assez rire. Parler de l'alyah et d'un monde en sécurité avec des roquettes qui tombent tous les jours sur Israël ça prête à rire tout de même; même si j'ai beaucoup d'affection pour Israël. Les criminels antisémites, en parole ou en acte, ont leur place en prison et cela va s'intensifier. Cette sous culture antirépublicaine et raciste est combattue. La place des juifs est celle de n'importe quel citoyen laïc et humaniste fidèle aux valeurs de notre république humaniste. La République une et indivisible. Nos concitoyens juifs ne doivent pas nous abandonner mais combattre en républicains.

L'antisémitisme en France est d'abord un problème de non juifs

17 juillet 2014, 20h37, Israelle

Jérôme, je suis d'accord avec tout ce que tu dis, sauf avec ta conclusion. Justement la République est censée être indivisible et en tant que juifs on est divisés, au sens où on paie en France, en Belgique, en Europe et dans le monde pour la situation Israël/Palestine. Et nous de notre côté, on défile dans les rues avec des drapeaux israéliens, donc on entretien la confusion juif/israélien. La vérité est ambivalente je crois. Oui nous sommes des citoyens parfaitement respectueux de la République, qui faisons je crois progresser la société. Mais dans le même temps, nous sommes un peuple (et pas une religion qui relèverait du domaine de la sphère privée comme le commandent pourtant les règles du jeu républicain) et en période dure, l'instinct de peuple se réveille. Nous ne sommes pas assimilable à la France, on reste un noyau juif. A cela deux conséquences majeures. 1) On aime la France MAIS/DONC on la quitte (ça à l'air d'un slogan mais en vrai c'est le fruit d'une longue réflexion). 2) L'antisémitisme est d'abord un problème pour les non juifs. Puisque nous pouvons/devons/irons/finirons à plus ou moins long terme par vivre notre destin de peuple en Israël ("Libre droit des peuples à disposer d'eux mêmes" dit la charte de l'Atlantique signée par les alliés en 1941) et les non juifs vont se retrouver avec une France viciée sur les bras. Accepteront-ils qu'on tue (Halimi, Merah, musée de Bruxelles, homosexuels, filles brulées dans des poubelles de cité) des minorités sur leur sol jusqu'à ce qu'un jour on s'en prenne à une grosse minorité (les blancs chrétiens) ? Une minorité non juive persécutée sur son sol doit résister (gays, infidèles, noirs, femmes dans les cités) car elle n'a pas où se réfugier, ce n'est pas le cas des juifs. Enfin, je rappelle une phrase magnifique de Stanislas Marie Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792) prenant position pour l'accession des juifs à la citoyenneté en France qui a dit : « Il faut tout refuser aux juifs comme nation et tout accorder aux juifs comme individus ». Jérôme c'est exactement ta position même si tu n'en n'as peut être pas exactement conscience comme lui. Tu aimes les juifs de France en tant que républicains individuels vertueux, mais tu n'apprécies pas leur réaction en tant que peuple, à savoir l'Alyah. C'est pourtant notre droit et la raison de notre survivance sans égal dans l'histoire des peuple (c'est un fait, pas une arrogance de ma part), à travers les âges. J'attends avec impatience ta réponse.

Lettre ouverte à M. Le Grand Rabbin de France et à Ariel Goldmann

20 juillet 2014, 01h07, Brigitte Ullmo Bliah, Avocate à Jérusalem

Monsieur le Grand Rabbin de France, Monsieur le Président de l'A. U. J. F, J'ai été vivement interpellée par les propos qui ont été tenus par vous-mêmes, c'est-à-dire par deux des plus éminents représentants de la communauté juive de France, relativement au choix de la alyah que font actuellement un certain nombre de juifs de France. Vous affirmez que la alyah est une décision qui doit être prise pour des motifs idéologiques, et que partir en Israël parce qu'on a peur, ne constitue pas un motif légitime. En d'autres termes, en ces temps où la communauté juive de France est sur la défensive face à des manifestations violentes d'hostilité, les juifs qui font leur alyah sont des poltrons. En tant que responsables de la communauté juive de France vous n'avez pas le droit de critiquer les juifs qui font leur alyah en les soupçonnant de motifs peu avouables. Votre propos est d'abord injuste : Si certains juifs de France décident de quitter ce pays pour aller vivre en Israël ce ne peut être seulement parce qu'ils ont peur ; le monde entier leur est ouvert, et ils peuvent fort bien comme de nombreux français non- juifs, s'installer en Belgique, aux Etats-Unis ou en Angleterre. Par conséquent s'ils choisissent Israël, c'est aussi pour d'autres raisons, de sorte que lorsque vous critiquez les juifs de France qui feraient leur alyah par peur, vous ne parlez pas de la réalité. Comme responsables de la plus grande communauté juive d'Europe, vous ne pouvez ignorer que la vocation de l'Etat d'Israël est bien d'accueillir les juifs du monde entier qui souhaitent s'y établir. Beaucoup d'israéliens ont été contraints de quitter le pays dans lequel ils vivaient en diaspora parce qu'ils y étaient persécutés. Cela ne fait pas d'eux des citoyens de second plan, et les israéliens ne manquent pas de courage. Finalement, ce qui me pousse à vous écrire est un profond sentiment d'angoisse : je pense au livre du rav Issachar Shlomo Teichtel''eim Habanim Smeha'', écrit pendant la Choah. Vous vous revendiquez comme sionistes, mais précisément le sionisme s'est aussi construit pour constituer une alternative à la persécution des juifs et à l'antisémitisme qui réapparaissent avec force aujourd'hui. J'ai pris la liberté de vous interpeller, bien que depuis de très nombreuses années je ne fasse plus partie de la communauté juive de France, et je vous écris du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem. Il importe que vous preniez en considération cette lettre, et que vous y répondiez. Il s'agit de l'avenir du peuple juif dont nous faisons partie. Je souhaite que s'instaure un dialogue entre les juifs de France établis en Israël et les juifs de France. Je propose qu'au lieu de critiquer les juifs de France qui vont en Israël, la Communauté Juive de France mette sur pieds une structure destinée à institutionnaliser un tel dialogue, pour faciliter la compréhension, et faire face aux défis de l'histoire que nous vivons. Veuillez croire, Monsieur le Grand Rabbin, Monsieur le Président de l'A. U. J. F, en mon plus cordial chalom.

PARTIR OU PAS ? ET QUI ?

21 juillet 2014, 16h07, Gab du 30

Je ne m'associe à aucun de ces commentaires, ceux qui prônent le départ ont raison tout comme ceux qui affirment que les juifs sont des citoyens comme les autres. Restent, les amis d'Israël, les judaïsants (mon cas) dont les origines sont tellement noyées dans les fonds de l'histoire qu'il est impossible de les retrouver sinon qu'approximativement, avec une pratique et une vie juive, chabat, fêtes, connus comme Juifs et partie prenante de l'histoire d'Israël ? Il y a 70 ans on nous mettait dans les mêmes wagons ! Je ne parle plus de mon judaïsme à personne, cache tous signes ostensibles et demande à ma famille de ne pas en parler non plus. On peut me rétorquer "t'avais qu'à y penser avant mon gars, fallait te convertir" Certes j'ai été dans cette démarche, on m'a cassé en deux et même dit de pratiquer un petit judaïsme à la maison en option (parole de Rav) ! Ecoeuré je n'ai pas poursuivi... Aujourd'hui, plus que jamais peut être je me sens concerné, car on "recasse" du juif en diaspora, j'observe et me questionne. Quelle solution pour les gens comme moi, français je reste en France, mais Français judaïsant s'il faut partir, où irai-je, l'agence juive ne voudra pas de moi, et pourtant je me comporte en bon juif, je suis donateur à diverses associations, j'ai des amis en Eretz que j'ai visité à plusieurs reprises, à part se suicider si on ne peut pas rentrer en Israël comme juifs, nous sera-t-il accordé un visa spécial d'asile religieux ?

Juif et Peuple juif

30 juillet 2014, 12h52, Aaron B.

Le Peuple juif n'existe que sur sa terre. En dehors, on ne trouve que des individus isolés qui tentent de se regrouper par affinité. Le commentaire de Rachi sur le premier passouk de Béréchit répond à tous les interrogations ou plutôt à La Question, pourquoi D... A créé le Monde, les juifs, les antisémites et les autres. Bonne lecture.

Regime antisemite ou pas

31 juillet 2014, 17h54, esthero

Entièrement d'accord avec Isabelle. La situation n'est pas celle des années 30 mais bien exportée des années 60 des pays arabes et ceux qui l'ont vécu perçoivent cette situation de manière plus aiguë... Faites donc confiance à ces gens là et à l'histoire juive (pogroms, inquisition etc. )... L'instinct est parfois de meilleure augure que la raison.

Partir ou non ?

2 août 2014, 08h44, Eugènie

Pour aller en Israël entouré de farouches antisémites qui ne veulent que le détruire, ne le reconnaissent pas et n'accepteront jamais la paix ? On n'y sera pas mieux entourés qu'ici. Et Israël n'a pas assez de place, sauf à étendre son occupation des territoires environnants et entretenir le conflit avec ses voisins. Ce ne sera pas lui rendre service. Le problème est mondial avec la montée des extrémismes, la surpopulation qui a de tous temps engendré des guerres. La France a une culpabilité "coloniale" qui lui fait accepter une immigration incontrôlée. Après avoir chassé tous les juifs de chez eux, les mêmes arabes, français maintenant " issus de l'immigration", importent en France leur éternel antisémitisme sous prétexte de défendre ces pauvres gazaouïs manipules et terrorisés par le Hamas. Les chrétiens seront les prochaines cibles et là, il sera trop tard pour les neutraliser.

FAUT-IL AVOIR PEUR D'AKADEM ?

24 août 2014, 03h05, Avraham Y

1. L'immense majorité des juifs de France n'a pas subi d'agression antisémite ni hier, ni aujourd'hui, et n'en subira pas demain. Pourquoi donc la page d'accueil d'Akadem affiche-t-elle si souvent, si régulièrement, jour après jour, pendant des semaines et des semaines des types cagoulés bardés de mitraillettes ? Si je regardais davantage cette image lointaine et moins la réalité de mon quotidien réel et proche, je finirai par avoir peur ! Pas vous ? 2. Responsabilité de l'Etat, responsabilité des français, responsabilité des médias, responsabilité des Arabes, responsabilité des ennemis, ... Heu... Et nous ? Oies blanches ? Z'auriez pas un balai s'il vous plait ?, y'a un chouya de saletés devant ma porte.

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Les juifs de France doivent-ils avoir peur?

11 min

Ariel Goldmann - président du FSJU-AUJF et FJF, Ruben Honigmann - journaliste

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Partir ou pas ?

17 juillet 2014, 00h17, Israelle

Cher monsieur le président, je me demande bien qui sont ces gens à travers la France, incapables de penser par eux mêmes, qui viennent vous consulter tel un oracle pour vous demander quand ou à la suite de quoi il faudra partir de France ? Vos arguments ne tiennent pas la route "si on va quelque part parce qu'on a peur d'un endroit, on aura peur d'un autre endroit". Quelle est de grâce l'articulation logique entre ces deux propositions ? Ne cherchez pas, il n'y en a pas, vous vivez en exil, vous vous y plaisez, vous vous accommodez fort bien des quelques soubresauts de l'histoire récente (enfants tabassés dans le métro lors de la seconde Intifada, affaire Ilan Halimi, affaire Mérah, affaire Louis Sidney, jour de Colère, musée de Bruxelles, attaque rue de la Roquette, etc. ). Pour vous, une persécution d'Etat est une raison suffisante, par contre une persécution organisée par des citoyens est une bagatelle, n'est-ce pas ? Il n'en n'est rien. Un régime politique quel qu'il soit est mortel, dictature, théocratie, 5eme république, etc. Vichy est une brève dérive fasciste si on considère l'histoire de France depuis les carolingiens. En revanche, la France arabo-musulmane qui se prépare, sous éduquée, en crise économique, en crise identitaire, et qui déteste les juifs, elle, sera difficile à changer de nature. Ils nous haïssent, veulent au mieux nous expulser, au pire nous tuer, et sont des millions. Voici précisément votre erreur d'analyse, on ne gagne pas contre la démographie monsieur Goldmann. Vous pouvez vous voiler la face, rester en France, aider Israel comme vous le faîtes depuis si longtemps, mais il y a fort à parier que vos petits enfants ne finiront pas leurs jours sur le sol français, ils seront partis, car la situation sera devenu intolérable. La situation n'est en rien comparable aux années 30 avec l'avènement de régimes antisémites qui ont organisée des persécutions étatiques, mais plutôt semblable aux années 50s où les juifs n'ont pas nécessairement été chassés par les Etats des pays arabes (même si ça a pu arriver) mais ont bien vu que ça allait vraiment se compliquer pour eux. Il reste bien des juifs au Maroc, à Djerba, etc. La peur est un dispositif physiologique sain qui permet de détecter le danger. J'ai fait ma Aliyah parce que je ne supportais plus la protection policières de nos lieux communautaires et je revis en Israël du fait d'une dignité nationale retrouvée. Ma sécurité ici est l'affaire prise très au sérieux par l'Etat (cf. Dome de fer) et non par des milices privées. J'appelle tous les juifs à quitter la France, comme en leur temps l’Espagne et le Portugal, et venir reconstruire une vie digne et fière en Israël. Ceux qui par aveuglement et amour du confort matériel décident de rester en France assumeront je l'espère un rôle de soutien économique actif à l'amélioration sociale d'Israël. Ah, et avant le prochain attentat terroriste antisémite sur le sol européen, vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus.

La place des juifs est la place de tout citoyen français : en France !

17 juillet 2014, 16h00, Jérôme

Le commentaire d'Israelle ci dessus me fait assez rire. Parler de l'alyah et d'un monde en sécurité avec des roquettes qui tombent tous les jours sur Israël ça prête à rire tout de même; même si j'ai beaucoup d'affection pour Israël. Les criminels antisémites, en parole ou en acte, ont leur place en prison et cela va s'intensifier. Cette sous culture antirépublicaine et raciste est combattue. La place des juifs est celle de n'importe quel citoyen laïc et humaniste fidèle aux valeurs de notre république humaniste. La République une et indivisible. Nos concitoyens juifs ne doivent pas nous abandonner mais combattre en républicains.

L'antisémitisme en France est d'abord un problème de non juifs

17 juillet 2014, 20h37, Israelle

Jérôme, je suis d'accord avec tout ce que tu dis, sauf avec ta conclusion. Justement la République est censée être indivisible et en tant que juifs on est divisés, au sens où on paie en France, en Belgique, en Europe et dans le monde pour la situation Israël/Palestine. Et nous de notre côté, on défile dans les rues avec des drapeaux israéliens, donc on entretien la confusion juif/israélien. La vérité est ambivalente je crois. Oui nous sommes des citoyens parfaitement respectueux de la République, qui faisons je crois progresser la société. Mais dans le même temps, nous sommes un peuple (et pas une religion qui relèverait du domaine de la sphère privée comme le commandent pourtant les règles du jeu républicain) et en période dure, l'instinct de peuple se réveille. Nous ne sommes pas assimilable à la France, on reste un noyau juif. A cela deux conséquences majeures. 1) On aime la France MAIS/DONC on la quitte (ça à l'air d'un slogan mais en vrai c'est le fruit d'une longue réflexion). 2) L'antisémitisme est d'abord un problème pour les non juifs. Puisque nous pouvons/devons/irons/finirons à plus ou moins long terme par vivre notre destin de peuple en Israël ("Libre droit des peuples à disposer d'eux mêmes" dit la charte de l'Atlantique signée par les alliés en 1941) et les non juifs vont se retrouver avec une France viciée sur les bras. Accepteront-ils qu'on tue (Halimi, Merah, musée de Bruxelles, homosexuels, filles brulées dans des poubelles de cité) des minorités sur leur sol jusqu'à ce qu'un jour on s'en prenne à une grosse minorité (les blancs chrétiens) ? Une minorité non juive persécutée sur son sol doit résister (gays, infidèles, noirs, femmes dans les cités) car elle n'a pas où se réfugier, ce n'est pas le cas des juifs. Enfin, je rappelle une phrase magnifique de Stanislas Marie Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792) prenant position pour l'accession des juifs à la citoyenneté en France qui a dit : « Il faut tout refuser aux juifs comme nation et tout accorder aux juifs comme individus ». Jérôme c'est exactement ta position même si tu n'en n'as peut être pas exactement conscience comme lui. Tu aimes les juifs de France en tant que républicains individuels vertueux, mais tu n'apprécies pas leur réaction en tant que peuple, à savoir l'Alyah. C'est pourtant notre droit et la raison de notre survivance sans égal dans l'histoire des peuple (c'est un fait, pas une arrogance de ma part), à travers les âges. J'attends avec impatience ta réponse.

Lettre ouverte à M. Le Grand Rabbin de France et à Ariel Goldmann

20 juillet 2014, 01h07, Brigitte Ullmo Bliah, Avocate à Jérusalem

Monsieur le Grand Rabbin de France, Monsieur le Président de l'A. U. J. F, J'ai été vivement interpellée par les propos qui ont été tenus par vous-mêmes, c'est-à-dire par deux des plus éminents représentants de la communauté juive de France, relativement au choix de la alyah que font actuellement un certain nombre de juifs de France. Vous affirmez que la alyah est une décision qui doit être prise pour des motifs idéologiques, et que partir en Israël parce qu'on a peur, ne constitue pas un motif légitime. En d'autres termes, en ces temps où la communauté juive de France est sur la défensive face à des manifestations violentes d'hostilité, les juifs qui font leur alyah sont des poltrons. En tant que responsables de la communauté juive de France vous n'avez pas le droit de critiquer les juifs qui font leur alyah en les soupçonnant de motifs peu avouables. Votre propos est d'abord injuste : Si certains juifs de France décident de quitter ce pays pour aller vivre en Israël ce ne peut être seulement parce qu'ils ont peur ; le monde entier leur est ouvert, et ils peuvent fort bien comme de nombreux français non- juifs, s'installer en Belgique, aux Etats-Unis ou en Angleterre. Par conséquent s'ils choisissent Israël, c'est aussi pour d'autres raisons, de sorte que lorsque vous critiquez les juifs de France qui feraient leur alyah par peur, vous ne parlez pas de la réalité. Comme responsables de la plus grande communauté juive d'Europe, vous ne pouvez ignorer que la vocation de l'Etat d'Israël est bien d'accueillir les juifs du monde entier qui souhaitent s'y établir. Beaucoup d'israéliens ont été contraints de quitter le pays dans lequel ils vivaient en diaspora parce qu'ils y étaient persécutés. Cela ne fait pas d'eux des citoyens de second plan, et les israéliens ne manquent pas de courage. Finalement, ce qui me pousse à vous écrire est un profond sentiment d'angoisse : je pense au livre du rav Issachar Shlomo Teichtel''eim Habanim Smeha'', écrit pendant la Choah. Vous vous revendiquez comme sionistes, mais précisément le sionisme s'est aussi construit pour constituer une alternative à la persécution des juifs et à l'antisémitisme qui réapparaissent avec force aujourd'hui. J'ai pris la liberté de vous interpeller, bien que depuis de très nombreuses années je ne fasse plus partie de la communauté juive de France, et je vous écris du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem. Il importe que vous preniez en considération cette lettre, et que vous y répondiez. Il s'agit de l'avenir du peuple juif dont nous faisons partie. Je souhaite que s'instaure un dialogue entre les juifs de France établis en Israël et les juifs de France. Je propose qu'au lieu de critiquer les juifs de France qui vont en Israël, la Communauté Juive de France mette sur pieds une structure destinée à institutionnaliser un tel dialogue, pour faciliter la compréhension, et faire face aux défis de l'histoire que nous vivons. Veuillez croire, Monsieur le Grand Rabbin, Monsieur le Président de l'A. U. J. F, en mon plus cordial chalom.

PARTIR OU PAS ? ET QUI ?

21 juillet 2014, 16h07, Gab du 30

Je ne m'associe à aucun de ces commentaires, ceux qui prônent le départ ont raison tout comme ceux qui affirment que les juifs sont des citoyens comme les autres. Restent, les amis d'Israël, les judaïsants (mon cas) dont les origines sont tellement noyées dans les fonds de l'histoire qu'il est impossible de les retrouver sinon qu'approximativement, avec une pratique et une vie juive, chabat, fêtes, connus comme Juifs et partie prenante de l'histoire d'Israël ? Il y a 70 ans on nous mettait dans les mêmes wagons ! Je ne parle plus de mon judaïsme à personne, cache tous signes ostensibles et demande à ma famille de ne pas en parler non plus. On peut me rétorquer "t'avais qu'à y penser avant mon gars, fallait te convertir" Certes j'ai été dans cette démarche, on m'a cassé en deux et même dit de pratiquer un petit judaïsme à la maison en option (parole de Rav) ! Ecoeuré je n'ai pas poursuivi... Aujourd'hui, plus que jamais peut être je me sens concerné, car on "recasse" du juif en diaspora, j'observe et me questionne. Quelle solution pour les gens comme moi, français je reste en France, mais Français judaïsant s'il faut partir, où irai-je, l'agence juive ne voudra pas de moi, et pourtant je me comporte en bon juif, je suis donateur à diverses associations, j'ai des amis en Eretz que j'ai visité à plusieurs reprises, à part se suicider si on ne peut pas rentrer en Israël comme juifs, nous sera-t-il accordé un visa spécial d'asile religieux ?

Juif et Peuple juif

30 juillet 2014, 12h52, Aaron B.

Le Peuple juif n'existe que sur sa terre. En dehors, on ne trouve que des individus isolés qui tentent de se regrouper par affinité. Le commentaire de Rachi sur le premier passouk de Béréchit répond à tous les interrogations ou plutôt à La Question, pourquoi D... A créé le Monde, les juifs, les antisémites et les autres. Bonne lecture.

Regime antisemite ou pas

31 juillet 2014, 17h54, esthero

Entièrement d'accord avec Isabelle. La situation n'est pas celle des années 30 mais bien exportée des années 60 des pays arabes et ceux qui l'ont vécu perçoivent cette situation de manière plus aiguë... Faites donc confiance à ces gens là et à l'histoire juive (pogroms, inquisition etc. )... L'instinct est parfois de meilleure augure que la raison.

Partir ou non ?

2 août 2014, 08h44, Eugènie

Pour aller en Israël entouré de farouches antisémites qui ne veulent que le détruire, ne le reconnaissent pas et n'accepteront jamais la paix ? On n'y sera pas mieux entourés qu'ici. Et Israël n'a pas assez de place, sauf à étendre son occupation des territoires environnants et entretenir le conflit avec ses voisins. Ce ne sera pas lui rendre service. Le problème est mondial avec la montée des extrémismes, la surpopulation qui a de tous temps engendré des guerres. La France a une culpabilité "coloniale" qui lui fait accepter une immigration incontrôlée. Après avoir chassé tous les juifs de chez eux, les mêmes arabes, français maintenant " issus de l'immigration", importent en France leur éternel antisémitisme sous prétexte de défendre ces pauvres gazaouïs manipules et terrorisés par le Hamas. Les chrétiens seront les prochaines cibles et là, il sera trop tard pour les neutraliser.

FAUT-IL AVOIR PEUR D'AKADEM ?

24 août 2014, 03h05, Avraham Y

1. L'immense majorité des juifs de France n'a pas subi d'agression antisémite ni hier, ni aujourd'hui, et n'en subira pas demain. Pourquoi donc la page d'accueil d'Akadem affiche-t-elle si souvent, si régulièrement, jour après jour, pendant des semaines et des semaines des types cagoulés bardés de mitraillettes ? Si je regardais davantage cette image lointaine et moins la réalité de mon quotidien réel et proche, je finirai par avoir peur ! Pas vous ? 2. Responsabilité de l'Etat, responsabilité des français, responsabilité des médias, responsabilité des Arabes, responsabilité des ennemis, ... Heu... Et nous ? Oies blanches ? Z'auriez pas un balai s'il vous plait ?, y'a un chouya de saletés devant ma porte.

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L'organisateur

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    Akadem
    Paris - 16 juillet 2014
Les Conférenciers
Biographie des conférenciers

Ariel Goldmann - président du FSJU-AUJF et FJF

Ariel Goldmann est président du Fonds Social Juif Unifié - Appel Unifié Juif de France et de la Fondation du Judaïsme Français. Il est né en 1963 à Bordeaux. Son père, Alain Goldmann a été grand rabbin de Paris de 1980 à 1995. Il est avocat au Barreau de Paris depuis 1989 et a crée un cabinet spécialisé en contentieux commercial et pénal financier. Il a notamment été avocat dans le dossier Merah. De 2007 à 2014 il a été vice-président du CRIF et il est porte-parole du SPCJ depuis 2003.   

Ruben Honigmann - journaliste

Ruben Honigmann est responsable éditorial d'Akadem.

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