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''À la vie'' de Léo Lévy (1/4)

Retrouver l'innocence et fêter Hanouca (57 min)

Alain Finkielkraut - philosophe, Léo Lévy - écrivain
  • Une rencontre à la Sorbonne

    et l'entrée en radicalité (19min)

  • Des ruptures avec le Maoïsme

    à la découverte des textes juifs (17min)

  • Retrouver l'innocence

    et fêter Hanoucca (20min)

Les documents (5)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Alain Finkielkraut - philosophe

Alain Finkielkraut est né à Paris en 1949, il est le fils unique d'un maroquinier juif polonais rescapé d'Auschwitz. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, il est agrégé de Lettres modernes. Co-fondateur avec Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy de l'Institut d'études lévinassiennes, il est professeur à l'Ecole polytechnique. Admirateur revendiqué d'Emmanuel Lévinas, d'Hannah Arendt, de Milan Kundera et de Charles Péguy, il choisi l'inconfort intellectuel par une critique constante de la société moderne : individualisme narcissique, pensée de Mai-68, imposture de la gauche révolutionnaire. Engagé donc, Alain Finkielkraut s'interroge également sur la place de la mémoire, le rôle de l'intellectuel dans un monde en crise comme ses prises de position à contre-courant l'ont montrées lors du conflit en ex-Yougoslavie (1992).

Léo Lévy - écrivain

Léo Lévy (diminutif de Léopoldine) est née à Paris en 1943, dans une famille de juifs polonais immigrés en 1928. Son père et deux de ses soeurs meurent en déportation durant la seconde Guerre mondiale. Étudiante en lettres classiques à la Sorbonne, elle rencontre Benny Lévy en octobre 1964 et devient son épouse jusqu'à la mort du philosophe, en 2003.

Bibliographies des conférenciers

Alain Finkielkraut

La seule exactitude, (Stock, 2015)   Acheter

L'identité malheureuse, (Stock, 2013)   Acheter

L'Interminable écriture de l'Extermination, (Stock, 2010)   Acheter

Un Coeur intelligent, (Stock/Flammarion, 2009)   Acheter

Ce que peut la littérature, (Gallimard, 2008)   Acheter

Nous autres, modernes: quatre leçons, (Gallimard, 2008)   Acheter

Philosophie et modernité, (Ecole Polytechnique, 2008)   Acheter

Qu'est-ce que la France?, (Stock, 2007)   Acheter

Le Livre et les livres: entretiens sur la laïcité, (Verdier, 2006)   Acheter

La discorde: Israël-Palestine, les Juifs, la France, (Mille et nuits, 2006)   Acheter

Les battements du monde: dialogue, (Hachette Littératures, 2005)   Acheter

Au nom de l'autre: réflexions sur l'antisémitisme qui vient, (Gallimard, 2003)   Acheter | Emprunter

L'étrangèreté, (Editions du tricorne, 2003)   Acheter

Une voix vient de l'autre rive, (Gallimard, 2002)   Acheter

Internet, l'inquiétante extase, (Mille et une nuits, 2001)   Acheter

Penser le XXème siècle, (Ecole Polytechnique, 2001)   Acheter

L'ingratitude: conversation sur notre temps, (Gallimard., 2000)   Acheter

La Nation à l'épreuve, (Editions du Tricorne, 2000)   Acheter

Pierre Brossolette ou le destin d'un héros, (Editions du Tricorne, 2000)   Acheter

Des hommes et des bêtes, (Editions du Tricorne, 2000)   Acheter

Du bon usage de la mémoire, (Editions du Tricorne, 2000)   Acheter

Judaïsme et Christianisme, (Editions du Tricorne, 2000)   Emprunter

L'humanité perdue: essai sur le XXe siècle, (Seuil, 1998)   Acheter | Emprunter

La Mémoire vaine: du crime contre l'humanité, (Gallimard, 1989)   Acheter

La Défaite de la pensée, (Gallimard, 1987)   Acheter

La Réprobation d'Israël, (Denoël, 1983)   Acheter | Emprunter

Le Juif imaginaire: essai, (Seuil, 1983)   Acheter | Emprunter

L'avenir d'une négation: réflexion sur la question du génocide, (Seuil, 1982)   Acheter | Emprunter

Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay

En terrain miné, (Stock, 2017)   Acheter

Léo Lévy

À la vie, (Verdier, 2013)   Acheter

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Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

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L'organisateur
Commentaires ( 6 )

Avec Benny Levy

12 décembre 2013, 14h16, Amo Fuchs

J'ai des difficultés à écouter pendant une heure. Mais je suis intéressé, peut-on avoir la conférence par écrit ? amo.fuchs@alumni.ethz.ch.

De l'étude des textes sacrés par les femmes : )

13 février 2014, 12h45, Alegria

C'est toujours avec un immense plaisir que j'écoute Alain Finkelkraut, qui est, pour moi, un des intellectuels les plus clairs, honnêtes, et qui ne se contentent pas de vivre dans un monde des idées... J'ai écouté avec attention cette discussion avec Léo Lévy, la femme de Benny Lévy, que je connais très peu. Pour ce qui est de l'étude des textes de la thora, qui n'est obligatoire que pour les hommes, mais non interdite aux femmes, il y a un point que j'aimerais éclaircir... Comment se fait- il qu'il ne soit jamais mentionné, que les livres sacrés ont ete écrits par des hommes, Pour les hommes (juifs). Les orthodoxes sont sensés passer leur vie à étudier les textes sacrés, et a accomplir les 613 mitsvot, dont les nombreuses prières. Une des plus importantes mitsvot, étant le devoir de fonder une famille selon la halakha, et de mettre au monde une progéniture nombreuse, autant que possible. Il va sans dire qu'il incombe à la femme de pourvoir au respect des lois concernant la famille et la maison, pour que son mari puisse s'adonner à l'étude... D'où, la non- obligation des femmes d'accomplir certaines choses... Il y en a par contre énormément que seule elle, peut accomplir... Grâce a sa disponibilité, entre autres, due à sa " dispense" de certaines " obligations"... Comment le rituel de la vie juive, prônée par les religieux pratiquants, pourrait-il avoir lieu, si les femmes décidaient de mettre en pratique leur " droit" d'étudier... ? Qui donc s'occuperait des tâches ménagères, de la préparation du Chabbat, des repas, des enfants, des applications des règles de la cacherout, si strictes etc. Etc. Je ne suis pas une grande érudite, mais je vis en Israël, et ce que je vois et entends concernant les milieux orthodoxes, me donne à penser, qu'ils ne sont guère différents de leurs homologues islamistes... La violence mise à part, et encore... Que l'on ne me dise pas que la femme juive n'est pas discriminée, dans la religion juive... Elle l'est... De manière subtile... Les réflexions intellectuelles sur ce sujet, sont laissés aux observateurs de ce monde ghettoïse. Queques fois, il se trouve l'un ou l'autre des rabbins orthodoxes d'intervenir sur des... Problèmes de société. comme, l'homosexualité, la pédophilie... Des problèmes de la vie, dirais-je et qui se retrouvent partout... Et ils n'ont pas de recette miracle... Malgré leur connaissance intime du " très haut" :).

D'une idéologie à une autre... En toute mysoginie : -)

13 avril 2014, 11h49, L

J'abonde dans le sens d'Alegria en notant cette transition d'une idéologie communiste à une idéologie religieuse (judaisme ultra-orthodoxe... Qui n'est bien évidemment pas TOUT le judaisme, et même plutôt une marge), avec cette constante de la mise à l'écart des femmes. Triste constante, puisque l'on aurait pu espérer de Benny qu'il voit précisément dans la femme du monde ultra-orthodoxe la 'prolétaire'de ce système : oppressée, traitée comme un être humain de seconde classe, classe majoritaire nécessaire et pourtant maltraitée, et à l'image de ces ouvriers 'vendu au capitalisme' ou ces vietnamisn non communistes vendus aux américain, pourquoi ne pas voir dans ces femmes des êtres auquels on aurait lavé le cerveau ? Oui aux idées, oui aux textes... Mais oui à une place faite à l'humain ; -).

Vous avez dit misogynie ?

17 avril 2014, 20h01, Beazac

Les personnages féminins cruciaux de la Torah, qui changent le cours de l'histoire et viennent en quelque sorte rectifier les choix fautifs des hommes ? Ces femmes audacieuses et sûres de leur combat, Sarah, Rivka, Rahel, Lea, Tamar, Myriam, Batya, Ruth, Estheŕ, vous les trouvez opprimées, muselées ? Ont-elles été emprisonnées pour leurs actions ? Ont-elles été empêchées de mener leur projet jusqu'au bout ? Ont-elles été même seulement ridiculisées par leurs contemporains masculins ? Non, on ne voit pas cela dans la Torah. Au contraire, on les voit reconnues, écoutées et considérées, sans que cela passe pour exceptionnel ou marginal. Leur rôle fondamental ne semble pas être le fruit d'une victoire sur leur condition de femme, ou d'une appropriation des caractères masculins. Non, elles sont des femmes agissant librement et avec force selon leurs convictions. Elles exercent leur intelligence tout naturellement et ouvertement et non pas comme des êtres asservis obligés de dissimuler. Bien sûr le point commun de tous ces hauts personnages féminins est leur sagesse et leur vision à long terme. Voilà moi ce que je vois dans la Torah. Quant aux femmes d'aujourd'hui, renseignez vous sur Sarah Schenirer (1883-1935), créatrice du mouvement Beth Yaakov en Pologne, et sur Nehama Leibowitz (1905-1997), commentatrice du Tanah et enseignante, en Israël. Et Esther Jungreis, créatrice du mouvement Hineni et une des principaux acteurs de l'action de kirouv aux États-Unis. Et sur Liliane Ackermann (1938-2007), auteur et éducatrice juive en France. Qu'il y ait dans le monde religieux des attitudes misogynes c'est vrai, mais pas plus qu'ailleurs et les filles y étudient autant que les garçons la Torah et elles sont en plus très encouragées à faire des études profanes. Elles ont une place bien plus honorable que dans nos sociétés dites modernes qui continuent à gadgetiser la femme sans que cela semble vous choquer.

Place des femmes dans le monde ultra-orthodoxe

20 avril 2014, 03h05, L

Connaissez-vous la différence entre l'orthodoxie et le monde haredi ? Et qui vous parle des figures féminines dans la Torah ? Finkielkraut parle de la place des femmes dans le quartier de Mea Shearim, monde de l'ultra-orthodoxie, où la femme est bien évidemment traitée comme un meuble à but reproductif (mais aussi : ménage, cuisine, et allumage des bougies de shabbat)... Que vous trouviez cette place'bien plus honorable que dans nos sociétés dites modernes qui continuent à gadgetiser la femme sans que cela semble vous choquer'est une vision subjective qui n'engage que vous. Vous dites que'les filles y étudient autant que les garçons la Torah', mais ce n'est pas le cas pour le Talmud(n'est-il pourtant pas au moins aussi important ?)! Quant aux exemples de femmes que vous citez, elles font partie du monde orthodoxe et non haredi! Prenons l'exemple de Liliane Ackermann, la plus jeune parmi les 4 citées (née tout de me^me en 1938), sa vie n'est en rien comparable à une femme de Méa Shearim : elle était parfaitement intégré à la vie civile française, elle a fait des études supérieures de niveau universitaire, et surtout des études talmudiques (impossible pour une femme haredi), et elle travaillait... Je pense qu'un peu d'honneteté sur la condition des femmes du monde haredi n'enlèvera rien à la grandeur de la Torah, bien au contraire !

Trop de clichés

20 avril 2014, 17h12, Beazac

Orthodoxie et ultra orthodoxie sont des appellations péjoratives inventées pour disqualifier la pratique fidèle de la halakha. Oui, le mode religieux a ses courants, mais à la base, il n'y a que le respect de la loi donnée et transmise. Les Harédim sont ceux que vous appelez ultra orthodoxes, c'est ainsi qu'ils se désignent eux mêmes. Donc, c'est vous qui faites une confusion. Ces religieux que vous trouvez arriérés, continuent de préférer chaque jour la pensée qui les a fondés et le mode de vie stable qui correspond à leur idéal. Ls n'ont rien à faire de l'évolution des idées du monde moderne car ils n'en n'attendent rien. Ils sont entièrement dévoués à la Torah, femmes, hommes, enfants. C'est nous qui leur faisons pitié avec nos servitudes matérielles et notre illusion de liberté. Arrêtons de prendre leurs femmes pour des larves. C'est une forme d'ethnocentrisme. Ll faut beaucoup de bonne foi et d'intérêt pour découvrir que ce monde n'interdit pas aux femmes l'exercice de leur intellect. Ces femmes sont actives de ce choix de vie, elles ont autant conscience que les hommes que la voie qu'elles suivent est bonne pour elles et pour leurs enfants. Le problème n'est pas leur façon de vivre mais notre vision bien stéréotypée. Sous prétexte que ces sociétes nous sont inaccessibles, nous nous hâtons de les juger obscurantistes et aliénantes. Vous voyez déjà les femmes en femmes battues, Il faut pénétrer ce milieu, comme j'en ai eu la chance parfois, pour découvrir un fonctionnement à base de respect de l'autre, homme ou femme, et où la condition féminine n'est pas celle que vous voulez bien leur plaquer. Interrogez- les avant de vous insurger. A mon avis vous les feriez bien rire avec vos conceptions bâteau ! En tout cas vous seriez bien dépassés par elles si on vous interrogeait en Tanah, en Houmach ou en Halakha ! En conclusion, même si dans ces sociétés les femmes n'ont pas de rôles éclatants, elles ont leur influence, elles sont en majorité satisfaites et de leur vie et conscientes de leur importance pour le peuple juif.

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57 min

Alain Finkielkraut - philosophe, Léo Lévy - écrivain

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12 décembre 2013, 14h16, Amo Fuchs

J'ai des difficultés à écouter pendant une heure. Mais je suis intéressé, peut-on avoir la conférence par écrit ? amo.fuchs@alumni.ethz.ch.

De l'étude des textes sacrés par les femmes : )

13 février 2014, 12h45, Alegria

C'est toujours avec un immense plaisir que j'écoute Alain Finkelkraut, qui est, pour moi, un des intellectuels les plus clairs, honnêtes, et qui ne se contentent pas de vivre dans un monde des idées... J'ai écouté avec attention cette discussion avec Léo Lévy, la femme de Benny Lévy, que je connais très peu. Pour ce qui est de l'étude des textes de la thora, qui n'est obligatoire que pour les hommes, mais non interdite aux femmes, il y a un point que j'aimerais éclaircir... Comment se fait- il qu'il ne soit jamais mentionné, que les livres sacrés ont ete écrits par des hommes, Pour les hommes (juifs). Les orthodoxes sont sensés passer leur vie à étudier les textes sacrés, et a accomplir les 613 mitsvot, dont les nombreuses prières. Une des plus importantes mitsvot, étant le devoir de fonder une famille selon la halakha, et de mettre au monde une progéniture nombreuse, autant que possible. Il va sans dire qu'il incombe à la femme de pourvoir au respect des lois concernant la famille et la maison, pour que son mari puisse s'adonner à l'étude... D'où, la non- obligation des femmes d'accomplir certaines choses... Il y en a par contre énormément que seule elle, peut accomplir... Grâce a sa disponibilité, entre autres, due à sa " dispense" de certaines " obligations"... Comment le rituel de la vie juive, prônée par les religieux pratiquants, pourrait-il avoir lieu, si les femmes décidaient de mettre en pratique leur " droit" d'étudier... ? Qui donc s'occuperait des tâches ménagères, de la préparation du Chabbat, des repas, des enfants, des applications des règles de la cacherout, si strictes etc. Etc. Je ne suis pas une grande érudite, mais je vis en Israël, et ce que je vois et entends concernant les milieux orthodoxes, me donne à penser, qu'ils ne sont guère différents de leurs homologues islamistes... La violence mise à part, et encore... Que l'on ne me dise pas que la femme juive n'est pas discriminée, dans la religion juive... Elle l'est... De manière subtile... Les réflexions intellectuelles sur ce sujet, sont laissés aux observateurs de ce monde ghettoïse. Queques fois, il se trouve l'un ou l'autre des rabbins orthodoxes d'intervenir sur des... Problèmes de société. comme, l'homosexualité, la pédophilie... Des problèmes de la vie, dirais-je et qui se retrouvent partout... Et ils n'ont pas de recette miracle... Malgré leur connaissance intime du " très haut" :).

D'une idéologie à une autre... En toute mysoginie : -)

13 avril 2014, 11h49, L

J'abonde dans le sens d'Alegria en notant cette transition d'une idéologie communiste à une idéologie religieuse (judaisme ultra-orthodoxe... Qui n'est bien évidemment pas TOUT le judaisme, et même plutôt une marge), avec cette constante de la mise à l'écart des femmes. Triste constante, puisque l'on aurait pu espérer de Benny qu'il voit précisément dans la femme du monde ultra-orthodoxe la 'prolétaire'de ce système : oppressée, traitée comme un être humain de seconde classe, classe majoritaire nécessaire et pourtant maltraitée, et à l'image de ces ouvriers 'vendu au capitalisme' ou ces vietnamisn non communistes vendus aux américain, pourquoi ne pas voir dans ces femmes des êtres auquels on aurait lavé le cerveau ? Oui aux idées, oui aux textes... Mais oui à une place faite à l'humain ; -).

Vous avez dit misogynie ?

17 avril 2014, 20h01, Beazac

Les personnages féminins cruciaux de la Torah, qui changent le cours de l'histoire et viennent en quelque sorte rectifier les choix fautifs des hommes ? Ces femmes audacieuses et sûres de leur combat, Sarah, Rivka, Rahel, Lea, Tamar, Myriam, Batya, Ruth, Estheŕ, vous les trouvez opprimées, muselées ? Ont-elles été emprisonnées pour leurs actions ? Ont-elles été empêchées de mener leur projet jusqu'au bout ? Ont-elles été même seulement ridiculisées par leurs contemporains masculins ? Non, on ne voit pas cela dans la Torah. Au contraire, on les voit reconnues, écoutées et considérées, sans que cela passe pour exceptionnel ou marginal. Leur rôle fondamental ne semble pas être le fruit d'une victoire sur leur condition de femme, ou d'une appropriation des caractères masculins. Non, elles sont des femmes agissant librement et avec force selon leurs convictions. Elles exercent leur intelligence tout naturellement et ouvertement et non pas comme des êtres asservis obligés de dissimuler. Bien sûr le point commun de tous ces hauts personnages féminins est leur sagesse et leur vision à long terme. Voilà moi ce que je vois dans la Torah. Quant aux femmes d'aujourd'hui, renseignez vous sur Sarah Schenirer (1883-1935), créatrice du mouvement Beth Yaakov en Pologne, et sur Nehama Leibowitz (1905-1997), commentatrice du Tanah et enseignante, en Israël. Et Esther Jungreis, créatrice du mouvement Hineni et une des principaux acteurs de l'action de kirouv aux États-Unis. Et sur Liliane Ackermann (1938-2007), auteur et éducatrice juive en France. Qu'il y ait dans le monde religieux des attitudes misogynes c'est vrai, mais pas plus qu'ailleurs et les filles y étudient autant que les garçons la Torah et elles sont en plus très encouragées à faire des études profanes. Elles ont une place bien plus honorable que dans nos sociétés dites modernes qui continuent à gadgetiser la femme sans que cela semble vous choquer.

Place des femmes dans le monde ultra-orthodoxe

20 avril 2014, 03h05, L

Connaissez-vous la différence entre l'orthodoxie et le monde haredi ? Et qui vous parle des figures féminines dans la Torah ? Finkielkraut parle de la place des femmes dans le quartier de Mea Shearim, monde de l'ultra-orthodoxie, où la femme est bien évidemment traitée comme un meuble à but reproductif (mais aussi : ménage, cuisine, et allumage des bougies de shabbat)... Que vous trouviez cette place'bien plus honorable que dans nos sociétés dites modernes qui continuent à gadgetiser la femme sans que cela semble vous choquer'est une vision subjective qui n'engage que vous. Vous dites que'les filles y étudient autant que les garçons la Torah', mais ce n'est pas le cas pour le Talmud(n'est-il pourtant pas au moins aussi important ?)! Quant aux exemples de femmes que vous citez, elles font partie du monde orthodoxe et non haredi! Prenons l'exemple de Liliane Ackermann, la plus jeune parmi les 4 citées (née tout de me^me en 1938), sa vie n'est en rien comparable à une femme de Méa Shearim : elle était parfaitement intégré à la vie civile française, elle a fait des études supérieures de niveau universitaire, et surtout des études talmudiques (impossible pour une femme haredi), et elle travaillait... Je pense qu'un peu d'honneteté sur la condition des femmes du monde haredi n'enlèvera rien à la grandeur de la Torah, bien au contraire !

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20 avril 2014, 17h12, Beazac

Orthodoxie et ultra orthodoxie sont des appellations péjoratives inventées pour disqualifier la pratique fidèle de la halakha. Oui, le mode religieux a ses courants, mais à la base, il n'y a que le respect de la loi donnée et transmise. Les Harédim sont ceux que vous appelez ultra orthodoxes, c'est ainsi qu'ils se désignent eux mêmes. Donc, c'est vous qui faites une confusion. Ces religieux que vous trouvez arriérés, continuent de préférer chaque jour la pensée qui les a fondés et le mode de vie stable qui correspond à leur idéal. Ls n'ont rien à faire de l'évolution des idées du monde moderne car ils n'en n'attendent rien. Ils sont entièrement dévoués à la Torah, femmes, hommes, enfants. C'est nous qui leur faisons pitié avec nos servitudes matérielles et notre illusion de liberté. Arrêtons de prendre leurs femmes pour des larves. C'est une forme d'ethnocentrisme. Ll faut beaucoup de bonne foi et d'intérêt pour découvrir que ce monde n'interdit pas aux femmes l'exercice de leur intellect. Ces femmes sont actives de ce choix de vie, elles ont autant conscience que les hommes que la voie qu'elles suivent est bonne pour elles et pour leurs enfants. Le problème n'est pas leur façon de vivre mais notre vision bien stéréotypée. Sous prétexte que ces sociétes nous sont inaccessibles, nous nous hâtons de les juger obscurantistes et aliénantes. Vous voyez déjà les femmes en femmes battues, Il faut pénétrer ce milieu, comme j'en ai eu la chance parfois, pour découvrir un fonctionnement à base de respect de l'autre, homme ou femme, et où la condition féminine n'est pas celle que vous voulez bien leur plaquer. Interrogez- les avant de vous insurger. A mon avis vous les feriez bien rire avec vos conceptions bâteau ! En tout cas vous seriez bien dépassés par elles si on vous interrogeait en Tanah, en Houmach ou en Halakha ! En conclusion, même si dans ces sociétés les femmes n'ont pas de rôles éclatants, elles ont leur influence, elles sont en majorité satisfaites et de leur vie et conscientes de leur importance pour le peuple juif.

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Léo Lévy - écrivain

Léo Lévy (diminutif de Léopoldine) est née à Paris en 1943, dans une famille de juifs polonais immigrés en 1928. Son père et deux de ses soeurs meurent en déportation durant la seconde Guerre mondiale. Étudiante en lettres classiques à la Sorbonne, elle rencontre Benny Lévy en octobre 1964 et devient son épouse jusqu'à la mort du philosophe, en 2003.

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