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Entre la Bible et Heidegger (2/2)

Un idée du partage (84 min)

Daniel Sibony - psychanalyste, écrivain
  • L'idée du partage

    L'être comme rapport à l'infini des possibles (15min)

  • Les attentats du 13 novembre

    La "coupure-lien", concept opératoire (19min)

  • Identité et transmission

    L'inévitable affrontement aux possibles (12min)

  • Heidegger, ventriloqué par la Bible

    L'impossible totalisation (21min)

  • Questions

    parcours d'Abraham, Heimat versus unheimlich, altérité et terrorisme (17min)

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Le conférencier
Biographie du conférencier

Daniel Sibony - psychanalyste, écrivain

Daniel Sibony est né en 1942 à Marrakech. Il émigre à Paris à l'âge 13 ans. Il suit des études de mathématiques, licence puis doctorat d'Etat. Il est maître de conférence à 25 ans en juin 1967. Il devient professeur d’Université en mathématiques jusqu'en 2002. Entre-temps, il poursuit des études de philosophie, licence, puis doctorat d'Etat en 1985, avec notamment Emmanuel Lévinas et Jean-Toussaint Desanti. Il devient psychanalyste à 32 ans après une formation avec Lacan et son école.Daniel Sibony a publié de nombreux ouvrages dont Islam, phobie culpabilité (2013) et Fantasmes d'artistes (2014).

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Daniel Sibony

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Question d'être , (Odile Jacob , 2015)   Acheter

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Islam, phobie culpabilité, (Odile Jacob, 2013)   Acheter

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Les Sens du rire et de l'humour, (Odile Jacob, 2010)   Acheter

La haine du désir, (Christian Bourgois, 2008)   Acheter

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Essais et conférences , (Gallimard, 0)   Acheter

Martin Heidegger

Etre et Temps , (Gallimard , 1986)   Acheter

Daniel Sibony

Lectures bibliques , (Odile Jacob, 2006)   Acheter

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Banalité de Heidegger , (Galilée , 2015)   Acheter

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L'organisateur
Commentaires ( 5 )

Sibony et Lacan, un partage d'être impossible ?

16 décembre 2015, 23h27, Jean-Yves BROUDIC

A Daniel Sibony, Bonjour, J’ai lu la plupart de vos livres et je suis donc attentif à la parution des nouveaux. Je n’ai pas encore lu ce dernier  : Question d’être, mais votre conférence sur Akadem est l’occasion de vous dire ce qui me trotte dans la tête depuis quelque temps à vous lire et à vous écouter, à savoir ceci  : vous avez formulé la notion du « complexe du second-premier » pour aider à comprendre les rapports entre islam – christianisme et judaïsme, ainsi que pour parler des rapports entre les diverses psychothérapies et la pensée de Freud, en montrant comment les seconds ont tendance à annuler l’apport originel tout en s’en inspirant, en refusant de reconnaître leur dette symbolique aux prédécesseurs, en gommant ou transformant leurs apports fondateurs, en adoptant donc une position de refus de « partage d’être »…Si j'ai bien compris, c'est aussi ce qui se passe entre Heiddeger et la pensée juive. Or il me semble que c’est également l’attitude que vous avez à l’égard de la pensée de Lacan. En effet, dans Evènements II vous parlez de Lacan comme d’ « Une voix dans la nuit », et dans Le peuple psy vous avez un chapitre intitulé « La leçon lacanienne » avec des pages sur ses « apports ambigus », mais depuis, dans la plupart de vos écrits et prises de parole, vous ne manquez pas une occasion de souligner ses travers et limites (qui n’en n’a pas  ?), d’en parler en termes négatifs et aussi de travestir sa pensée, alors qu’elle est un des fondements de la vôtre. Ainsi vous utilisez régulièrement le concept de Symbolique et ses dérivés  : Loi symbolique, symboliser, etc. Certes ce concept vient notamment de M. Mauss, de Durkheim et de Lévi-Strauss mais sans l’apport de Lacan et sans son usage dans la psychanalyse lacanienne, vos textes qui le mentionnent seraient totalement inaudibles. Dans cette conférence, vous dites aussi que pour Lacan, le réel c’est l’impossible  ; et vous dites  : eh bien non  ! Le réel c’est l’infini des possibles. Mais ce faisant, vous travestissez le concept de réel de Lacan. Vous n’ignorez pas que pour Lacan et les lacaniens, le réel n’est pas la réalité du monde  ; ce concept tente de désigner un impossible à penser au coeur de la réalité psychique de chacun. Cet impossible désigne, en vrac, pour un sujet  : son corps dans sa matérialité organique, des éléments de son histoire infantile totalement recouverts par l’amnésie infantile et qui ne relèvent pas du refoulement, sa vie fœtale et sa naissance, la rencontre avec divers ‘traumas’, la scène primitive originelle freudienne, sa propre mort, les drames dans sa filiation, la différence sexuelle, tel ou tel objet pulsionnel, et le hiatus irrémédiable entre le langage et le monde. Vous dites aussi dans votre conférence  : si l’on est aveugle à cet infini des possibles dans l’être, si on le refuse, il s'ensuivra des atteintes corporelles, en lien avec des processus «  de clivage, d’oubli, de refoulement et de déni »…On ne peut qu’acquiescer, mais en disant cela, vous laissez de côté un autre apport lacanien, le concept de forclusion qu’il a proposé pour penser la psychose. Certes ce concept aussi peut être critiqué, déplacé (certains ont proposé ‘retrait’ – au sens de retrait du sujet du monde – pour traduire Verwerfung) mais au moins il tente de dire quelque chose de la folie, de la psychose, dans ses diverses manifestations. Avec ou sans pratique clinique, on ne peut ignorer que pour certains êtres humains la langue n’est pas venue apaiser le réel au cœur de leur réalité psychique, se trouvant alors face à trop de possibles qui les conduit souvent à des drames (désocialisation, médicalisation, hospitalisation, passages à l’acte suicidaires ou criminels, etc. ). C'est sans doute le trop de possibles qui affole le paranoïaque ou qui écrase le mélancolique. Vous l'esquissez discrètement dans votre conférence en disant à un moment  : il se peut qu'être face à cet infini de possibles prenne des allures d'impossible. Et quand vous dites que pour se tenir verticalement devant l'infini des possibles, il faut un support d'être, un petit carré où poser les pieds, que vous nommez amour de l'être, on se dit que certaines personnes n'ont pas pu se construire cette petite assise, et que le réel pour eux est impossible. Monsieur Sibony, dans vos premiers livres vous parliez des apports de Lacan, tout en le critiquant ainsi que ses disciples. Aujourd'hui, dans vos propos, il n'y a plus que des critiques. La coupure – lien est devenue seule coupure. Si vous pouviez un peu plus reconnaître votre dette à l’égard de Lacan, être avec lui dans un partage d’être, peut-être pourriez-vous dire aussi quelque chose de cette réalité psychique bien absente dans votre œuvre, celle du monde de la psychose… Cordialement.

Réponse de Daniel Sibony à Jean-Yves BROUDIC

3 janvier 2016, 22h13, Daniel Sibony

Monsieur Vous avez « lu la plupart » de mes livres, ça fait beaucoup, et vous n'avez pas un mot gentil pour moi, un mot, pourquoi pas, de gratitude ; cela veut dire que vous avez lu, quoi, une bonne trentaine de livres qui ne vous ont rien apporté, c'est beaucoup de ténacité, non ? Sans ce manque de bienveillance, vous auriez vu que j'ai réglé mes comptes avec Lacan depuis au moins un quart de siècle, que j'ai reconnu ma dette : il m’a apporté Freud comme à tant d'autres, et j’ai payé cher cet apport : barboter dans le jargon lacanien en attendant la délivrance... C'est mon amitié avec Lacan (qui venait souvent à mon séminaire à Vincennes) qui fait que je ne suis ni lacanien (j'ai vu les coulisses) ni anti lacanien (s'il y a de la demande sur cette herbe là, pourquoi s'y opposer ?) C’est très bon d'être lacanien pour cesser de l’être. Pour le public d'Akadem, je signale mes livres où je l’évoque : l'Autre encastrable psychanalyse et écritures, le peuple « psy », psychanalyse et judaïsme, l’enjeu d'exister ; c'est déjà pas mal. Quant au complexe du second premier, que j'ai introduit en 92 dans les trois monothéismes, et dont je montre qu'il inclut l'Œdipe, vous ne l'avez pas compris, ce n'est pas grave : il explique que dans la transmission, le second a de la haine pour le premier parce qu'il lui prend sa substance et surtout parce qu'il veut le remplacer ; je ne remplis pas ces conditions : depuis plus de trente ans je n'utilise pas les notions et le langage de Lacan ; et quand je croise (très rarement) un de ses termes, il est normal que je m'en distingue pour suivre mon chemin. Dire que je ne « rate pas une occasion » de le critiquer semble donc assez bizarre Quant à la psychose, êtes-vous aussi impatients de lire mes textes là-dessus ? Vous les aurez, en leur temps, mais je doute que cela ramène le problème à la forclusion où Lacan l’a enfermé ; forclusion qui est d'ailleurs un concept freudien. Pour finir, j'utilise souvent le mot « symbolique » mais en un tout autre sens que Lacan(« le symbolique c'est le langage… ») ; et si certains croient que l'humanité l’a attendu pour savoir ce que c'est que symboliser, pourquoi pas, c'est plutôt drôle. Voilà, assez perdu de temps.

SIBONY M'ÉTAIT CONTE

21 février 2016, 10h09, Sidney

SIBONY reste le seul honnête homme au sens biblique et un grand monsieur de la psychanalyse au sens humain du terme. Réjouissons nous de l avoir pour mieux être !

Second-premier ?

22 février 2016, 12h50, Question

Bonjour, est-ce que M. Sibony était au courant de l'existence d'un livre antérieur sur le même thème : La dette impensée. Heidegger et l'héritage hébraïque, Marlène Zarader, Paris, Le Seuil, 1990 ?

Don de soi

15 février 2019, 13h58, George

Comment monsieur SIBONY définit-il le thème du partage ? Comment le perçoit-il ? Quel est son impact dans une vie communautaire ?

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Sibony et Lacan, un partage d'être impossible ?

16 décembre 2015, 23h27, Jean-Yves BROUDIC

A Daniel Sibony, Bonjour, J’ai lu la plupart de vos livres et je suis donc attentif à la parution des nouveaux. Je n’ai pas encore lu ce dernier  : Question d’être, mais votre conférence sur Akadem est l’occasion de vous dire ce qui me trotte dans la tête depuis quelque temps à vous lire et à vous écouter, à savoir ceci  : vous avez formulé la notion du « complexe du second-premier » pour aider à comprendre les rapports entre islam – christianisme et judaïsme, ainsi que pour parler des rapports entre les diverses psychothérapies et la pensée de Freud, en montrant comment les seconds ont tendance à annuler l’apport originel tout en s’en inspirant, en refusant de reconnaître leur dette symbolique aux prédécesseurs, en gommant ou transformant leurs apports fondateurs, en adoptant donc une position de refus de « partage d’être »…Si j'ai bien compris, c'est aussi ce qui se passe entre Heiddeger et la pensée juive. Or il me semble que c’est également l’attitude que vous avez à l’égard de la pensée de Lacan. En effet, dans Evènements II vous parlez de Lacan comme d’ « Une voix dans la nuit », et dans Le peuple psy vous avez un chapitre intitulé « La leçon lacanienne » avec des pages sur ses « apports ambigus », mais depuis, dans la plupart de vos écrits et prises de parole, vous ne manquez pas une occasion de souligner ses travers et limites (qui n’en n’a pas  ?), d’en parler en termes négatifs et aussi de travestir sa pensée, alors qu’elle est un des fondements de la vôtre. Ainsi vous utilisez régulièrement le concept de Symbolique et ses dérivés  : Loi symbolique, symboliser, etc. Certes ce concept vient notamment de M. Mauss, de Durkheim et de Lévi-Strauss mais sans l’apport de Lacan et sans son usage dans la psychanalyse lacanienne, vos textes qui le mentionnent seraient totalement inaudibles. Dans cette conférence, vous dites aussi que pour Lacan, le réel c’est l’impossible  ; et vous dites  : eh bien non  ! Le réel c’est l’infini des possibles. Mais ce faisant, vous travestissez le concept de réel de Lacan. Vous n’ignorez pas que pour Lacan et les lacaniens, le réel n’est pas la réalité du monde  ; ce concept tente de désigner un impossible à penser au coeur de la réalité psychique de chacun. Cet impossible désigne, en vrac, pour un sujet  : son corps dans sa matérialité organique, des éléments de son histoire infantile totalement recouverts par l’amnésie infantile et qui ne relèvent pas du refoulement, sa vie fœtale et sa naissance, la rencontre avec divers ‘traumas’, la scène primitive originelle freudienne, sa propre mort, les drames dans sa filiation, la différence sexuelle, tel ou tel objet pulsionnel, et le hiatus irrémédiable entre le langage et le monde. Vous dites aussi dans votre conférence  : si l’on est aveugle à cet infini des possibles dans l’être, si on le refuse, il s'ensuivra des atteintes corporelles, en lien avec des processus «  de clivage, d’oubli, de refoulement et de déni »…On ne peut qu’acquiescer, mais en disant cela, vous laissez de côté un autre apport lacanien, le concept de forclusion qu’il a proposé pour penser la psychose. Certes ce concept aussi peut être critiqué, déplacé (certains ont proposé ‘retrait’ – au sens de retrait du sujet du monde – pour traduire Verwerfung) mais au moins il tente de dire quelque chose de la folie, de la psychose, dans ses diverses manifestations. Avec ou sans pratique clinique, on ne peut ignorer que pour certains êtres humains la langue n’est pas venue apaiser le réel au cœur de leur réalité psychique, se trouvant alors face à trop de possibles qui les conduit souvent à des drames (désocialisation, médicalisation, hospitalisation, passages à l’acte suicidaires ou criminels, etc. ). C'est sans doute le trop de possibles qui affole le paranoïaque ou qui écrase le mélancolique. Vous l'esquissez discrètement dans votre conférence en disant à un moment  : il se peut qu'être face à cet infini de possibles prenne des allures d'impossible. Et quand vous dites que pour se tenir verticalement devant l'infini des possibles, il faut un support d'être, un petit carré où poser les pieds, que vous nommez amour de l'être, on se dit que certaines personnes n'ont pas pu se construire cette petite assise, et que le réel pour eux est impossible. Monsieur Sibony, dans vos premiers livres vous parliez des apports de Lacan, tout en le critiquant ainsi que ses disciples. Aujourd'hui, dans vos propos, il n'y a plus que des critiques. La coupure – lien est devenue seule coupure. Si vous pouviez un peu plus reconnaître votre dette à l’égard de Lacan, être avec lui dans un partage d’être, peut-être pourriez-vous dire aussi quelque chose de cette réalité psychique bien absente dans votre œuvre, celle du monde de la psychose… Cordialement.

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3 janvier 2016, 22h13, Daniel Sibony

Monsieur Vous avez « lu la plupart » de mes livres, ça fait beaucoup, et vous n'avez pas un mot gentil pour moi, un mot, pourquoi pas, de gratitude ; cela veut dire que vous avez lu, quoi, une bonne trentaine de livres qui ne vous ont rien apporté, c'est beaucoup de ténacité, non ? Sans ce manque de bienveillance, vous auriez vu que j'ai réglé mes comptes avec Lacan depuis au moins un quart de siècle, que j'ai reconnu ma dette : il m’a apporté Freud comme à tant d'autres, et j’ai payé cher cet apport : barboter dans le jargon lacanien en attendant la délivrance... C'est mon amitié avec Lacan (qui venait souvent à mon séminaire à Vincennes) qui fait que je ne suis ni lacanien (j'ai vu les coulisses) ni anti lacanien (s'il y a de la demande sur cette herbe là, pourquoi s'y opposer ?) C’est très bon d'être lacanien pour cesser de l’être. Pour le public d'Akadem, je signale mes livres où je l’évoque : l'Autre encastrable psychanalyse et écritures, le peuple « psy », psychanalyse et judaïsme, l’enjeu d'exister ; c'est déjà pas mal. Quant au complexe du second premier, que j'ai introduit en 92 dans les trois monothéismes, et dont je montre qu'il inclut l'Œdipe, vous ne l'avez pas compris, ce n'est pas grave : il explique que dans la transmission, le second a de la haine pour le premier parce qu'il lui prend sa substance et surtout parce qu'il veut le remplacer ; je ne remplis pas ces conditions : depuis plus de trente ans je n'utilise pas les notions et le langage de Lacan ; et quand je croise (très rarement) un de ses termes, il est normal que je m'en distingue pour suivre mon chemin. Dire que je ne « rate pas une occasion » de le critiquer semble donc assez bizarre Quant à la psychose, êtes-vous aussi impatients de lire mes textes là-dessus ? Vous les aurez, en leur temps, mais je doute que cela ramène le problème à la forclusion où Lacan l’a enfermé ; forclusion qui est d'ailleurs un concept freudien. Pour finir, j'utilise souvent le mot « symbolique » mais en un tout autre sens que Lacan(« le symbolique c'est le langage… ») ; et si certains croient que l'humanité l’a attendu pour savoir ce que c'est que symboliser, pourquoi pas, c'est plutôt drôle. Voilà, assez perdu de temps.

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