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Respect du patient et souci de vérité

Faut-il dire la vérité au malade? (121 min)

Michel Gugenheim - grand rabbin de Paris, Emmanuel Hirsch - professeur des universités, Mickael Journo - Rabbin des hôpitaux, Joël Mergui - président du Consistoire central, Martine Ruszniewski - psychologue
  • Introduction

    avec Emmanuel Hirsch, Michaël Journo, Joël Mergui (18min)

  • Dire la vérité au malade selon la loi juive

    par Michel Gugenheim (35min)

  • L'annonce de la maladie grave

    par Martine Ruszniewski (46min)

  • Comment accompagner le patient

    par Mikael Journo (22min)

Les documents (2)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Michel Gugenheim - grand rabbin de Paris

Michel Gugenheim est grand rabbin de Paris depuis 2012. Il descend d'une longue lignée de rabbins qui remonte au 17ème siècle. Son père, le rabbin Ernest Gugenheim a été professeur puis directeur du Séminaire israëlite de France. Michel Gugenheim a fait ses études rabbiniques, en Israël, à la yéchiva Beer Yaakov, où il a reçu l'enseignement du Rav Wolbe, maître incontesté de la morale et de la pédagogie juive. En revenant en France, il devient professeur de Talmud au séminaire israélite, poste qu'occupait son père jadis. Puis, après le départ du rabbin Chouchena, le rabbin Michel Gugenheim est nommé directeur du Séminaire israélite de France. En plus de ses fonctions de professeur et de directeur, il est le rabbin de la communauté "Michkenot" dans le 19ème arrondissement, à Paris. Il est également juge au tribunal consistorial de Paris (Beth Din), où il s'occupe principalement des divorces. Par ailleurs, le rabbin Michel Gugenheim a été nommé consultant au CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique). Il est décoré de la Légion d'honneur.

Emmanuel Hirsch - professeur des universités

Emmanuel Hirsch né en 1955 à Bordeaux, est professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine, Université Paris-Sud 11 et directeur de l’Espace éthique de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Page personnelle

Mickael Journo - Rabbin des hôpitaux

Mickael Journo est rabbin de la synagogue Chasseloup-Laubat et aumônier général israélite des hôpitaux de France. Il anime par ailleurs une émission Mensuelle de Pensée Juive "Havrouta" avec le rabbin Olivier Kaufmann sur RCJ, et intervient régulièrement dans des colloques ou conférences concernant le regard du judaïsme vis-à-vis des questions bioéthiques contemporaines.

Joël Mergui - président du Consistoire central

Joël Mergui, dermatologue de profession, a été président du Consistoire de Paris et est Président du Consistoire Central depuis 2008.

Martine Ruszniewski - psychologue

Bibliographies des conférenciers

(, )  

Emmanuel Hirsch

Fins de vie, éthique et société , (Eres , 2016)   Acheter

Le soin, une valeur de la République , (Belles Lettres , 2016)   Acheter

Mort par sédation , (Eres , 2016)   Acheter

L'euthanasie par compassion ?, (Eres, 2013)   Acheter

La maladie entre vie et survie ; les mots de la maladie , (De Boeck, 2013)   Acheter

Fins de vie, éthique et société, (Eres, 2012)   Acheter

L'existence malade : , (Cerf, 2010)   Acheter

Michel Gugenheim

Et tu marcheras dans Ses voies: les multiples facettes de l'éthique juive, (Association Samuel et Odette Levy, 2007)   Acheter | Emprunter

Mon Dieu, pourquoi tous ces interdits ? judaïsme, christianisme, islam, (Arléa-Corlet, 1993)   Acheter | Emprunter

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L'organisateur
Commentaires ( 2 )

Je confirme rav Gugenheim

28 février 2016, 15h44, G30

J'irai plus loin, faire en sorte que le malade ne puisse entendre que l'on parle de sonétat de sante... J'explique, histoire vraie. Un malade (qui va assez bien je précise) reçoit dans sa chambre la visite matinale de routine de l'équipe soignante. Les médecins sortent et dans le couloir évoquent le cas du patient de la chambre suivante, condamné celui là. Mais le premier entend ce qui se dit, persuadé que c'est de lui qu'on parle. Une heure après il décéde. Paix à son âme, c'était un brave voisin.

Se prémunir contre toute contre-vérité ou vérité incomplète.

8 mars 2016, 10h53, Jean-R. Aravya

Monsieur le Grand Rabbin, Je tenais à vous faire part de ma perplexité quand vous avez affirmé qu'"Hippocrate interdisait de dire la vérité au malade", après avoir évoqué que la mission première du Judaïsme a toujours été de respecter au plus au point la personne humaine, en particulier celle des êtres fragilisés par la maladie. La mise en regards entre une approche hippocratique qui serait irrespectueuse de la vérité avec une éthique juive pleinement respectueuse du malade souffrant, présente à mes yeux une distorsion historique qui jette la suspicion sur l'Hippocratisme. Selon l'historien des sciences Jacques Jouanna, bien que "l'exigence de vérité envers le malade n'apparaisse pas primordiale dans les textes hippocratiques", elle l'est concernant la méthode scientifique de diagnostic et de pronostic. Héritier de l'Ecole de Cos, Galien enrichira le corpus hippocratique avec son souci éthique où "dire le vrai" signifiera " ne pas commettre de mensonge" envers le patient. L'Hippocratisme défend ainsi deux types de vérités, l'une propre au médecin, l'autre envers le patient. Avec son Serment, véritable profession de foi envers la recherche d'harmonie chez le malade(car propre au Logos grec), Hippocrate fonde la première déontologie médicale, qui outre le souci d'expertise médicale : - invite à la relation de confiance médecin-patient par une étude scrupuleuse de son environnement familial, psychologique et social ; - promeut la "bienfaisance " du traitement en s'efforçant avant tout à ne pas nuire ("Primum non nocere") ; - exige l'équité (justice) du malade quelque soit son niveau social. Le Docteur Coffin(Paris-Descartes) évoque aussi "la notion d'information du patient" instaurée par le médecin grec. Maïmonide ne reconnait-il pas d'ailleurs la validité ce Serment et ne considère-t-il pas les Aphorismes d'Hippocrate comme l'oeuvre la plus utile pour un médecin, tout en estimant nécessaire d'en clarifier certains points ? Il faut donc saluer la démarche scientifique d'Hippocrate comme une véritable rupture avec les pratiques de soins divinatoires et approximatives de cette période de l'Antiquité, complétée par l'éthique philosophique aristotélicienne si chère à Maïmonide. En conséquence, il me semble primordial de respecter dans son contexte historique le cadre éthique jeté par l'Ecole d'Hippocrate, enrichie au cours des siècles par l'évolution de l'art médical, pour aboutir aux prémices d'une bioéthique moderne, encore imparfaite face à l'accélération des savoirs et son instrumentalisation du corps, au point que Jean Bernard en appelait à la prudence fondatrice grecque. Restant à l'écoute de toute remarque que vous jugeriez utile sur cette analyse, mon souci de clarification vise avant tout à préciser l'état d'esprit hippocratique, fondateur de l'éthique médicale occidentale, et de nous prémunir de toute contre-vérité ou vérité incomplète. Je vous prie de croire, Monsieur le Grand Rabbin, à l'expression de mes respectueuses salutations.

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28 février 2016, 15h44, G30

J'irai plus loin, faire en sorte que le malade ne puisse entendre que l'on parle de sonétat de sante... J'explique, histoire vraie. Un malade (qui va assez bien je précise) reçoit dans sa chambre la visite matinale de routine de l'équipe soignante. Les médecins sortent et dans le couloir évoquent le cas du patient de la chambre suivante, condamné celui là. Mais le premier entend ce qui se dit, persuadé que c'est de lui qu'on parle. Une heure après il décéde. Paix à son âme, c'était un brave voisin.

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8 mars 2016, 10h53, Jean-R. Aravya

Monsieur le Grand Rabbin, Je tenais à vous faire part de ma perplexité quand vous avez affirmé qu'"Hippocrate interdisait de dire la vérité au malade", après avoir évoqué que la mission première du Judaïsme a toujours été de respecter au plus au point la personne humaine, en particulier celle des êtres fragilisés par la maladie. La mise en regards entre une approche hippocratique qui serait irrespectueuse de la vérité avec une éthique juive pleinement respectueuse du malade souffrant, présente à mes yeux une distorsion historique qui jette la suspicion sur l'Hippocratisme. Selon l'historien des sciences Jacques Jouanna, bien que "l'exigence de vérité envers le malade n'apparaisse pas primordiale dans les textes hippocratiques", elle l'est concernant la méthode scientifique de diagnostic et de pronostic. Héritier de l'Ecole de Cos, Galien enrichira le corpus hippocratique avec son souci éthique où "dire le vrai" signifiera " ne pas commettre de mensonge" envers le patient. L'Hippocratisme défend ainsi deux types de vérités, l'une propre au médecin, l'autre envers le patient. Avec son Serment, véritable profession de foi envers la recherche d'harmonie chez le malade(car propre au Logos grec), Hippocrate fonde la première déontologie médicale, qui outre le souci d'expertise médicale : - invite à la relation de confiance médecin-patient par une étude scrupuleuse de son environnement familial, psychologique et social ; - promeut la "bienfaisance " du traitement en s'efforçant avant tout à ne pas nuire ("Primum non nocere") ; - exige l'équité (justice) du malade quelque soit son niveau social. Le Docteur Coffin(Paris-Descartes) évoque aussi "la notion d'information du patient" instaurée par le médecin grec. Maïmonide ne reconnait-il pas d'ailleurs la validité ce Serment et ne considère-t-il pas les Aphorismes d'Hippocrate comme l'oeuvre la plus utile pour un médecin, tout en estimant nécessaire d'en clarifier certains points ? Il faut donc saluer la démarche scientifique d'Hippocrate comme une véritable rupture avec les pratiques de soins divinatoires et approximatives de cette période de l'Antiquité, complétée par l'éthique philosophique aristotélicienne si chère à Maïmonide. En conséquence, il me semble primordial de respecter dans son contexte historique le cadre éthique jeté par l'Ecole d'Hippocrate, enrichie au cours des siècles par l'évolution de l'art médical, pour aboutir aux prémices d'une bioéthique moderne, encore imparfaite face à l'accélération des savoirs et son instrumentalisation du corps, au point que Jean Bernard en appelait à la prudence fondatrice grecque. Restant à l'écoute de toute remarque que vous jugeriez utile sur cette analyse, mon souci de clarification vise avant tout à préciser l'état d'esprit hippocratique, fondateur de l'éthique médicale occidentale, et de nous prémunir de toute contre-vérité ou vérité incomplète. Je vous prie de croire, Monsieur le Grand Rabbin, à l'expression de mes respectueuses salutations.

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Michel Gugenheim - grand rabbin de Paris

Michel Gugenheim est grand rabbin de Paris depuis 2012. Il descend d'une longue lignée de rabbins qui remonte au 17ème siècle. Son père, le rabbin Ernest Gugenheim a été professeur puis directeur du Séminaire israëlite de France. Michel Gugenheim a fait ses études rabbiniques, en Israël, à la yéchiva Beer Yaakov, où il a reçu l'enseignement du Rav Wolbe, maître incontesté de la morale et de la pédagogie juive. En revenant en France, il devient professeur de Talmud au séminaire israélite, poste qu'occupait son père jadis. Puis, après le départ du rabbin Chouchena, le rabbin Michel Gugenheim est nommé directeur du Séminaire israélite de France. En plus de ses fonctions de professeur et de directeur, il est le rabbin de la communauté "Michkenot" dans le 19ème arrondissement, à Paris. Il est également juge au tribunal consistorial de Paris (Beth Din), où il s'occupe principalement des divorces. Par ailleurs, le rabbin Michel Gugenheim a été nommé consultant au CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique). Il est décoré de la Légion d'honneur.

Emmanuel Hirsch - professeur des universités

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