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DIALOGUER AVEC LE CONFÉRENCIER

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Isaac, père aveugle - n° 6

Toledot: sauver Esaü (35 min)

Michaël Assayag - ingénieur
  • "Isaac aima Esaü..."

    Aveuglement paternel (12min)

  • Le poids d'une bénédiction

    Esaü, continuateur d'Abraham...en apparence (16min)

  • Le vol de bénédiction

    Victoire du pragmatisme sur l'éthique (7min)

Les documents (3)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Michaël Assayag - ingénieur

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L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 21 novembre 2019
Commentaires ( 9 )

Isaac aimait Esaü

25 novembre 2019, 10h31, Alice Mélès

Bonjour, puis-je me permettre, en écho à votre commentaire que j'ai beaucoup aimé, d'évoquer 2 textes : . D'abord la fin du chapitre 39 des Pirqé de Rabbi Eliezer, où dans une scène surréaliste Isaac, couché dans la grotte de Makhpéla, la tête d'Esaü (qui vient d'être décapité dans une lutte avec Joseph) serrée contre lui, prie Dieu pour "celui qui n'a pas appris toutes les mitsvot" en référence à Is 26, 10 . Et un autre texte, extrait d'une homélie du Frère Pierre, au Monastère de l'Epiphanie, en 2002 : "... Il y a aussi une façon de maudire, ארר, ‘arar, qui, elle, ne détruit ni ne brise. Celle-là, c’est la façon de D. De ‘maudire’. C’est celle aussi, par exemple, de Noé quand il ‘maudit’ Canaan. C’est une malédiction qui est finalement bénédiction, dit le midrash. Car alors, ארר, ‘arar, c’est poser sa salive, ריר, rir, comme un baiser, sur la plaie de l’autre. Que la violence des mots ne risque plus de briser le sarment de vigne et que puisse y circuler la sève. Que reprenne la vie, et le dialogue... " Peut-être vous, connaissez-vous le midrash auquel fait allusion le Frère Pierre ? J'ai cherché sans jamais trouver. Merci pour votre étude forte et originale.

PAS TRES CLAIR

26 novembre 2019, 11h04, Yaelle

Pas trés clair cette ihstoire de Rebeccca que vous dites fille de mafieux, ! Sortie d'une famille de voyous ! Pourtant aprés lavoir béni Jacob (en 28) il l'envoie à Padan-Aram dans la maison de Bethuel prendre femme !. Alors i l'envoie chez les voyous (comme vous le dites) ?. Je n'ai jamais trouvé trés claire cette participation de Rebecca à cette tromperie... Esau est célébre pour sa piété filiale C'est lui qui aidera ses parents et restera présent prés d eux jusqu'à la mort de Jacob... Pas si mauvais que ça.

Réponse à Alice Mélès

26 novembre 2019, 21h51, Michael Assayag

Bonjour, Je vous remercie tout d'abord d'avoir consacrer du temps à l'écoute de cette conférence et je suis ravi qu'elle vous ait plu. Nul doute qu'Isaac aimait Esau, et si je n'est pas été suffisamment clair dans mes explications, il me semble assez évident qu'il voyait en ce fils retors une âme en capacité de poursuivre son héritage. Le potentiel d'Esaü précisément milite pour la thèse que je défends : il était urgent que ce jumeau s'amende et c'est pourquoi Isaac souhaitait le bénir, lui, d'abord. Pour l'aider à se corriger. Pour canaliser sa force de caractère, son appétit, son énergie violente et les transformer en autant de moteurs pour asseoir ici-bas la volonté de Dieu. Le fait que Jacob remporte la mise à la fin est à la fois spectaculaire mais aussi tragique : Esaü ne pouvant finalement faire repentance va s'enfoncer dans une haine viscérale, épidermique, irrationnelle et eternelle envers son frère de sang. D'Esaü sortira le nemesis d'Israël, Amaleq. Au grand dam d'Isaac qui nul doute portera cette douleur jusqu'à la tombe, car quel père peut vivre en paix sachant que ses enfants se vouent une haine irréversible ? Donc oui, à l'évidence, Issac aimait aussi Esaü et le midrach que vous citez, et que j’ignorais le confirme (midrach original du reste, j'avais appris plutôt qu'Esau avait été décapité par le fils de Dan, sourd, au moment de l'enterrement de Jacob pendant que Naftali courait récupérer les conventions d’obsèques en Egypte, mais passons) Quand à l'homélie du frère Pierre, aucune idée non plus je le regrette. Est on sûr qu'il s'agisse d'un Midrash du reste ? Quoiqu'il en soit, merci encore pour votre écoute. Michael Assayag.

Reponse à Yaelle

26 novembre 2019, 22h00, Michael Assayag

Bonjour et tout d'abord merci d'avoir pris le temps et la peine de partager vos interrogations sur cette intervention. Concernant Bethouel et Lavan, à ma connaissance certes très limitée, il n'y a aucune trace qui militerait pour réhabiliter ces deux personnages. De nombreux midrashim viennent même expliquer comment Bethouel fut pris à son propre jeu : Voulant empoisonner Eliezer, ce dernier intervertit les plats discrètement et Bethouel fut emporté par sa perfidie. Quant à Lavan, je vous invite à lire le pericope de la semaine prochaine, où vous constaterez qu'il n'a pas été très loyal avec Jacob, c'est le moins que l'on puisse dire. Je vous invite aussi à relire la Haggadah de Pessah, où nous rappelons que si Pharaon à œuvrer pour éliminer tous les petits garçons hébreux (et incidemment en laissant les filles en vie), Lavan, lui à machiné pour détruire tout le peuple issu de Jacob. Vous voyez, il apparaît donc excessivement probable que Rivkah (Rebecca) soit en effet sortie d'un milieu de mécréants telle une fleur splendide au sommet d'un tas de fumier. Quant à savoir pour Isaac et Rivka s'accorde tout de même à envoyer leur fils Jacob dans un tel milieu toxique, il nous faut en tirer leçons : la vie amère et les turpitudes d'un Lavan sont malgré tout préférables au confort parmi les idolâtres cananéens et les mœurs légères des cananéennes. A méditer...

Très original et plein de vie !

28 novembre 2019, 23h53, Hanna C.

Je ne m’attendais pas à ce cours pour être franche tant le sujet du conflit fraternel me semblait classique. Mais quelle bonne surprise : non seulement l'approche développée est originale et personnelle mais j’ai senti toute la vitalité du conférencier et la fraîcheur de sa démarche. Bravo !

Une injustice insoluble ?

1 décembre 2019, 10h27, gerardelie

Bonjour, merci pour votre étude dense et riche et avant tout'réfoua chléma'à votre mére à qui vous la dédiez. difficile de résumer en qq. Phrases tous ces dilemmes contenus dans la paracha, mais voici qq. Mots'clé'que vous avez introduit dans votre étude qui sont encore à mes yeux source d'une confusion insoluble : la téchouva impossible pour esav, son attitude et comportement qualifiés de consubstancielle et non de circonstancielle. comment figer un individu dans un condamnation perpétuelle sans chance de retour, de téchouva ? n'est-pas contredire la notion méme de téchouva qui réapparait à chaque kipour ? et ce qui est pire, comment admettre que déja à la naissance et méme avant, l'un des jumeaux avait de mauvaises potentialités ? Une forme de prédestination qui contredirait le libre-arbitre ? comment admettre cette disqualification d'un des fréres depuis Cain, initié par le Divin et relayé par les imaot Sarah et Rivkah ? Elles auraient une névouah supérieure à celles de nos patriarches (et pourtant leurs noms n'est pas évoqué dans la amida !) certains rabanim reconnaissent d'allieurs que l'on paye durement jusqu'à nos jours le rejet de ishmaél par sarah Si vous avez un éclairage sur ces graves questions, merci de nous en faire profiter.

"milieu mafieux" ! ?

1 décembre 2019, 13h35, Nathalie H.

Votre commentaire est très intéressant et permet de réfléchir à certains éléments auxquels je n'avais pas encore pris attention. Cependant, je ne comprends pas votre lecture de la famille de Rébecca. Elle est la fille du fils de Nahor, frère d'Abraham ; Isacc et elle sont donc cousins. Abraham a demandé à son serviteur d'aller la chercher dans sa famille. Dieu lui-même fait correspondre la demande du serviteur et les actions de Rébecca. Enfin, quand le serviteur raconte son histoire et demande si Rébecca peut épouser Isaac, le père et le frère lui répondent qu'ils n'ont rien à dire puisque tout a été décidé par Dieu, ils obéissent donc à Dieu. Et donc, je ne vois pas ce qui fait de ce milieu familial un "milieu un peu mafieux".

Reponse à Gérard Elie

2 décembre 2019, 15h54, Michael Assayag

Aucune Teshouva n'est impossible, et Esav ne fait pas exception. Il y a un très beau commentaire du Hafetz Haim dans la parachat Vaéra sur comment appréhender que Dieu alourdisse le cœur de Pharaon : passé un seuil de mécréance, produit uniquement par le libre arbitre, Dieu ne fait plus d’effort pour rejoindre l'impénitent. C'est à l'individu de faire des efforts pour regagner le droit chemin. A ce titre dans les prières de Rosh Hashana nous demandons a HaShem de nous aider dans notre Teshouva. Esav, comme Pharaon ont perdu cette "aide" et doivent faire le chemin en entier - si tant est qu'il le veuille ! Ensuite chacun de nous à une nature, le but du jeu est de canaliser nos forces et nos faiblesses pour pratiquer les mitsvot et accomplir la volonté de Dieu ici-bas. Esav là encore n'est pas handicapé par sa Nature : s'ile st turbulent, energique, sanguinaire il a malgré tout tout le loisir de devnir un Tsaddik : le Talmud nous apprend que les bouchers, les chirurgiens et les Mohalim ont des âmes... D’assassins qui aiment faire couler le sang ! Mais ils sont parvenus à canaliser cette nature pour servir le plus grand nombre. D'ailleurs Rav David Shoushana une fois raconta que si Esav donnait des coups de pieds dans le ventre de sa mère lorsqu'elle passait dans un lieu idolâtre ce n’était pas pour servir des dieux étrangers mais plutôt pour détruire ces abominations. Vous voyez, Esav a eu le choix. Les portes de la Teshouva ne sont fermées pour personne. Elisha ben Abouya, le fameux "Ah'er" peut en témoigner. Merci de votre participation écrite, et de votre écoute de ce shiour. Shabbat shalom.

Excellent ! !

2 décembre 2019, 22h10, Dan

Merci pour ce Dvar Torah riche et puissant, plein de vie et d’envie de faire comprendre à l’autre. Merci pour cette expression riche et juste, ces exemples très pédagogiques. Hâte d’écouter la prochaine. Tous mes souhaits de guérison à ta Maman.

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Toledot: sauver Esaü

35 min

Michaël Assayag - ingénieur

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Isaac aimait Esaü

25 novembre 2019, 10h31, Alice Mélès

Bonjour, puis-je me permettre, en écho à votre commentaire que j'ai beaucoup aimé, d'évoquer 2 textes : . D'abord la fin du chapitre 39 des Pirqé de Rabbi Eliezer, où dans une scène surréaliste Isaac, couché dans la grotte de Makhpéla, la tête d'Esaü (qui vient d'être décapité dans une lutte avec Joseph) serrée contre lui, prie Dieu pour "celui qui n'a pas appris toutes les mitsvot" en référence à Is 26, 10 . Et un autre texte, extrait d'une homélie du Frère Pierre, au Monastère de l'Epiphanie, en 2002 : "... Il y a aussi une façon de maudire, ארר, ‘arar, qui, elle, ne détruit ni ne brise. Celle-là, c’est la façon de D. De ‘maudire’. C’est celle aussi, par exemple, de Noé quand il ‘maudit’ Canaan. C’est une malédiction qui est finalement bénédiction, dit le midrash. Car alors, ארר, ‘arar, c’est poser sa salive, ריר, rir, comme un baiser, sur la plaie de l’autre. Que la violence des mots ne risque plus de briser le sarment de vigne et que puisse y circuler la sève. Que reprenne la vie, et le dialogue... " Peut-être vous, connaissez-vous le midrash auquel fait allusion le Frère Pierre ? J'ai cherché sans jamais trouver. Merci pour votre étude forte et originale.

PAS TRES CLAIR

26 novembre 2019, 11h04, Yaelle

Pas trés clair cette ihstoire de Rebeccca que vous dites fille de mafieux, ! Sortie d'une famille de voyous ! Pourtant aprés lavoir béni Jacob (en 28) il l'envoie à Padan-Aram dans la maison de Bethuel prendre femme !. Alors i l'envoie chez les voyous (comme vous le dites) ?. Je n'ai jamais trouvé trés claire cette participation de Rebecca à cette tromperie... Esau est célébre pour sa piété filiale C'est lui qui aidera ses parents et restera présent prés d eux jusqu'à la mort de Jacob... Pas si mauvais que ça.

Réponse à Alice Mélès

26 novembre 2019, 21h51, Michael Assayag

Bonjour, Je vous remercie tout d'abord d'avoir consacrer du temps à l'écoute de cette conférence et je suis ravi qu'elle vous ait plu. Nul doute qu'Isaac aimait Esau, et si je n'est pas été suffisamment clair dans mes explications, il me semble assez évident qu'il voyait en ce fils retors une âme en capacité de poursuivre son héritage. Le potentiel d'Esaü précisément milite pour la thèse que je défends : il était urgent que ce jumeau s'amende et c'est pourquoi Isaac souhaitait le bénir, lui, d'abord. Pour l'aider à se corriger. Pour canaliser sa force de caractère, son appétit, son énergie violente et les transformer en autant de moteurs pour asseoir ici-bas la volonté de Dieu. Le fait que Jacob remporte la mise à la fin est à la fois spectaculaire mais aussi tragique : Esaü ne pouvant finalement faire repentance va s'enfoncer dans une haine viscérale, épidermique, irrationnelle et eternelle envers son frère de sang. D'Esaü sortira le nemesis d'Israël, Amaleq. Au grand dam d'Isaac qui nul doute portera cette douleur jusqu'à la tombe, car quel père peut vivre en paix sachant que ses enfants se vouent une haine irréversible ? Donc oui, à l'évidence, Issac aimait aussi Esaü et le midrach que vous citez, et que j’ignorais le confirme (midrach original du reste, j'avais appris plutôt qu'Esau avait été décapité par le fils de Dan, sourd, au moment de l'enterrement de Jacob pendant que Naftali courait récupérer les conventions d’obsèques en Egypte, mais passons) Quand à l'homélie du frère Pierre, aucune idée non plus je le regrette. Est on sûr qu'il s'agisse d'un Midrash du reste ? Quoiqu'il en soit, merci encore pour votre écoute. Michael Assayag.

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26 novembre 2019, 22h00, Michael Assayag

Bonjour et tout d'abord merci d'avoir pris le temps et la peine de partager vos interrogations sur cette intervention. Concernant Bethouel et Lavan, à ma connaissance certes très limitée, il n'y a aucune trace qui militerait pour réhabiliter ces deux personnages. De nombreux midrashim viennent même expliquer comment Bethouel fut pris à son propre jeu : Voulant empoisonner Eliezer, ce dernier intervertit les plats discrètement et Bethouel fut emporté par sa perfidie. Quant à Lavan, je vous invite à lire le pericope de la semaine prochaine, où vous constaterez qu'il n'a pas été très loyal avec Jacob, c'est le moins que l'on puisse dire. Je vous invite aussi à relire la Haggadah de Pessah, où nous rappelons que si Pharaon à œuvrer pour éliminer tous les petits garçons hébreux (et incidemment en laissant les filles en vie), Lavan, lui à machiné pour détruire tout le peuple issu de Jacob. Vous voyez, il apparaît donc excessivement probable que Rivkah (Rebecca) soit en effet sortie d'un milieu de mécréants telle une fleur splendide au sommet d'un tas de fumier. Quant à savoir pour Isaac et Rivka s'accorde tout de même à envoyer leur fils Jacob dans un tel milieu toxique, il nous faut en tirer leçons : la vie amère et les turpitudes d'un Lavan sont malgré tout préférables au confort parmi les idolâtres cananéens et les mœurs légères des cananéennes. A méditer...

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Je ne m’attendais pas à ce cours pour être franche tant le sujet du conflit fraternel me semblait classique. Mais quelle bonne surprise : non seulement l'approche développée est originale et personnelle mais j’ai senti toute la vitalité du conférencier et la fraîcheur de sa démarche. Bravo !

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1 décembre 2019, 10h27, gerardelie

Bonjour, merci pour votre étude dense et riche et avant tout'réfoua chléma'à votre mére à qui vous la dédiez. difficile de résumer en qq. Phrases tous ces dilemmes contenus dans la paracha, mais voici qq. Mots'clé'que vous avez introduit dans votre étude qui sont encore à mes yeux source d'une confusion insoluble : la téchouva impossible pour esav, son attitude et comportement qualifiés de consubstancielle et non de circonstancielle. comment figer un individu dans un condamnation perpétuelle sans chance de retour, de téchouva ? n'est-pas contredire la notion méme de téchouva qui réapparait à chaque kipour ? et ce qui est pire, comment admettre que déja à la naissance et méme avant, l'un des jumeaux avait de mauvaises potentialités ? Une forme de prédestination qui contredirait le libre-arbitre ? comment admettre cette disqualification d'un des fréres depuis Cain, initié par le Divin et relayé par les imaot Sarah et Rivkah ? Elles auraient une névouah supérieure à celles de nos patriarches (et pourtant leurs noms n'est pas évoqué dans la amida !) certains rabanim reconnaissent d'allieurs que l'on paye durement jusqu'à nos jours le rejet de ishmaél par sarah Si vous avez un éclairage sur ces graves questions, merci de nous en faire profiter.

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1 décembre 2019, 13h35, Nathalie H.

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