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Le bégaiement de Moïse - n° 13

Chemot: la parole retrouvée (31 min)

Mira Neshama - socio-anthropologue
  • Un peuple d'anonymes

    Tsipora la première nommée (11min)

  • Moïse apprend à articuler

    Le bégaiement d'un traumatisé (13min)

  • La parole retrouvée

    Le récit qui libère (7min)

Les documents (2)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Mira Neshama - socio-anthropologue

Mira Neshama Niculescu est née à Paris en 1980. Elle poursuit actuellement une thèse de Doctorat en Sociologie des Religions sur la spiritualité juive contemporaine à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) tout en étudiant à la Yeshiva Pardes à Jérusalem. Elle a étudié au Drisha Institute of Jewish Education de New York, et a suivi  le cursus de la Section Normale des Etudes Juives (SNEJ) de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris.

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Elle apparaîtra sous sa forme brute, c'est-à-dire sans aucun apparat critique (titres, documents, séquençages, bibliographies, liens etc.)

Akadem est intégralement financé par des subventions du Fonds Social Juif Unifié et de de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

Si cette conférence peut vous être utile... un don à l'ordre de l'Appel unifié juif de France (l'organe de collecte du FSJU), sera très apprécié.

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L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 28 décembre 2016
Commentaires ( 13 )

A propos d'expérience

15 janvier 2017, 08h55, H-F B

La Torah ne nous parle pas de l'expérience humaine, mais plutôt de l'"Expérience" Divine transmise par le biais de la prophétie dont Moshé en est le maître. L'expérience humaine est une préoccupation noble et assurément encré dans le divin mais dont l'étude a été livrée à la pensée grecque. La confusion entre ces deux approches est le nid de l'exode.

Constance

15 janvier 2017, 11h02, Constance

Merci, vous êtes merveilleuse.

A propos de Bouche lourde

15 janvier 2017, 13h51, H-F B

La bouche, פה, "pé" en hébreu correspond à la limite extérieure de l'homme, son point de contact avec l'autre. D'ailleurs le mot "péa" désigne les "coins du champ" réservé aux besoins des pauvres, ou la "perruque" utilisée par les femmes mariées, soucieuses de préserver une intimité réservée à son époux. Si Léonard Cohen souffrait de trac, c'est que la partie externe de son être était trop accaparée par l'environnement oppressant que représenté l'autre, aliénant par le fait son être intérieur. Le remède, détruire l'être conscient qui nous relie au monde par le biais de l'alcool ou autre. L'idée de concentration fait référence au principe de centre. La chose est aussi vraie en hébreu. Ainsi la méditation consiste à se regrouper vers le centre de son être, dans un lieu quasi inaccessible qui correspondrait au "Saint du saint" de l'homme, à l'image de cet espace central du Beth Hamigdash que seul le Cohen Gadol pouvait pénétrer le jour de Yom Kipour, un lieu où l'homme n'y est pas, seul D-ieu y réside. La difficulté de Moshé à parler, était la conséquence "naturelle" de l'inexistence de toute extériorité au niveau de son être. Moshé, s'est construit de l'intérieur, il a été son propre géniteur, né d'une forme originale, séparée de tout autre modèle, d'où la controverse qui l'opposera plus tard à Bethsalel, lors de la construction du Mishkan. C'est justement pour cette "infirmité", pour cette incapacité à se mettre en représentation au travers de la parole que D-ieu le choisira. Ce que Moshé percevait comme un handicape, correspondait peut-être à sa qualité première aux "Yeux de D-ieu".

Découverte...'

15 janvier 2017, 16h35, Pinhas

Cette jeune femme incarne le génie féminin au secours de l'ignorance, ... Elle est jeune mais c'est une graine de Matriarque, heureux celui qui est ou sera son époux, leur progéniture naîtra dans l'Âme juive... '. Amen.

Belle rencontre

15 janvier 2017, 17h45, Andrée Quiviger

Revenez nous vite !

Le mot exact

15 janvier 2017, 20h49, B. Vaisbrot

La parasha est passée au peigne fin et l'orientation du commentaire sur le fait de nommer et de récupérer la parole est très intéressante. Mais s'agit-il de libération (degré maximum : yeshua'') ou vraiment de rédemption (kappara/guéoula) ? Pour l'hébreu, plusieurs citations sont écorchées : meshitihou (et pas meshi'hikhou, rien à voir avec le mashia'h) ; 'èkhav (ses frères, pluriel de'a'hiv) ; khevad-pè (et pas kaved) ; khevad-lashon (et pas kavèd) ; pikha (et pas pékha). On sait que la complémentation par un nom ou un pronom provoque souvent des changements vocaliques en hébreu sur les noms et les adjectifs... Merci.

Mira

16 janvier 2017, 18h38, Charlie

C'est un plaisir de vous retrouver pour vous écouter.

Et la parole fit sens

16 janvier 2017, 19h34, Tapir

Magnifique travail d'élaboration et de synthèse, merci de nous élever au-dessus de nôtre bégaiement, et de nous laisser percevoir l'espoir de la geoula.

Magnifique

19 janvier 2017, 21h40, Batia

Quelle étude magnifique : cette "montée" dans la Paracha éclaire l'âme et les Paroles et nous re-centre dans la rédemption ! Merci !

Excellent

20 janvier 2017, 10h09, JL Mayer

Un gros merci ! Excellente analyse, très belle aussi !

Langue maternelle et langue adoptive

6 janvier 2018, 18h31, Esther

Très intéressant commentaire qui vient clarifier une parasha riche et foisonnante. Aaron Appelfeld z"l a livré dans une émission, en hébreu, un précieux témoignage de son multilinguisme et de son apprentissage de l'hébreu qui fut parfois ardu mais opiniâtre et gratifiant. A sa diction, on ressent combien il aime l'hébreu qu'il parlait doucement, avec exactitude. Il devait lutter contre les mots allemands, ou roumains, ou autres, qui venaient s'infiltrer dans sa pensée hébraïque. Pour les personnes multilingues, chaque langue est liée à des émotions. Par exemple le yiddish émeut même ceux qui ne le parlent pas, mais le comprennent, il se rattache à plus loin, plus ancien que soi, il connote l'inconscient collectif et l'essence du peuple en exil. Pour ceux qui ont entendu le yiddish, c'est la langue de la maman qui chantait pour endormir les enfants. C'est extraordinaire d'entendre Moshe dire à Hashem qu'il a des problèmes d'élocution ! Merci de nous aider à voir tout cela.

La parole retrouvée.

24 décembre 2018, 01h22, godelieve,béatrice

Merci pour votre cours sur l'incapacité de parler de Moïse, madame. Grand merci pour le cours d'étique à ce sujet : la parole à la place de la violence.

Lumineuse paracha

26 avril 2020, 17h11, danielle MELKA dit mamida

Quel superbe explication de cette paracha qui nous éclaire tellement sur la parole retrouvée ! tout simplement un immense merci MIRA, vous avez été lumineuse pour moi.

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Chemot: la parole retrouvée

31 min

Mira Neshama - socio-anthropologue

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A propos d'expérience

15 janvier 2017, 08h55, H-F B

La Torah ne nous parle pas de l'expérience humaine, mais plutôt de l'"Expérience" Divine transmise par le biais de la prophétie dont Moshé en est le maître. L'expérience humaine est une préoccupation noble et assurément encré dans le divin mais dont l'étude a été livrée à la pensée grecque. La confusion entre ces deux approches est le nid de l'exode.

Constance

15 janvier 2017, 11h02, Constance

Merci, vous êtes merveilleuse.

A propos de Bouche lourde

15 janvier 2017, 13h51, H-F B

La bouche, פה, "pé" en hébreu correspond à la limite extérieure de l'homme, son point de contact avec l'autre. D'ailleurs le mot "péa" désigne les "coins du champ" réservé aux besoins des pauvres, ou la "perruque" utilisée par les femmes mariées, soucieuses de préserver une intimité réservée à son époux. Si Léonard Cohen souffrait de trac, c'est que la partie externe de son être était trop accaparée par l'environnement oppressant que représenté l'autre, aliénant par le fait son être intérieur. Le remède, détruire l'être conscient qui nous relie au monde par le biais de l'alcool ou autre. L'idée de concentration fait référence au principe de centre. La chose est aussi vraie en hébreu. Ainsi la méditation consiste à se regrouper vers le centre de son être, dans un lieu quasi inaccessible qui correspondrait au "Saint du saint" de l'homme, à l'image de cet espace central du Beth Hamigdash que seul le Cohen Gadol pouvait pénétrer le jour de Yom Kipour, un lieu où l'homme n'y est pas, seul D-ieu y réside. La difficulté de Moshé à parler, était la conséquence "naturelle" de l'inexistence de toute extériorité au niveau de son être. Moshé, s'est construit de l'intérieur, il a été son propre géniteur, né d'une forme originale, séparée de tout autre modèle, d'où la controverse qui l'opposera plus tard à Bethsalel, lors de la construction du Mishkan. C'est justement pour cette "infirmité", pour cette incapacité à se mettre en représentation au travers de la parole que D-ieu le choisira. Ce que Moshé percevait comme un handicape, correspondait peut-être à sa qualité première aux "Yeux de D-ieu".

Découverte...'

15 janvier 2017, 16h35, Pinhas

Cette jeune femme incarne le génie féminin au secours de l'ignorance, ... Elle est jeune mais c'est une graine de Matriarque, heureux celui qui est ou sera son époux, leur progéniture naîtra dans l'Âme juive... '. Amen.

Belle rencontre

15 janvier 2017, 17h45, Andrée Quiviger

Revenez nous vite !

Le mot exact

15 janvier 2017, 20h49, B. Vaisbrot

La parasha est passée au peigne fin et l'orientation du commentaire sur le fait de nommer et de récupérer la parole est très intéressante. Mais s'agit-il de libération (degré maximum : yeshua'') ou vraiment de rédemption (kappara/guéoula) ? Pour l'hébreu, plusieurs citations sont écorchées : meshitihou (et pas meshi'hikhou, rien à voir avec le mashia'h) ; 'èkhav (ses frères, pluriel de'a'hiv) ; khevad-pè (et pas kaved) ; khevad-lashon (et pas kavèd) ; pikha (et pas pékha). On sait que la complémentation par un nom ou un pronom provoque souvent des changements vocaliques en hébreu sur les noms et les adjectifs... Merci.

Mira

16 janvier 2017, 18h38, Charlie

C'est un plaisir de vous retrouver pour vous écouter.

Et la parole fit sens

16 janvier 2017, 19h34, Tapir

Magnifique travail d'élaboration et de synthèse, merci de nous élever au-dessus de nôtre bégaiement, et de nous laisser percevoir l'espoir de la geoula.

Magnifique

19 janvier 2017, 21h40, Batia

Quelle étude magnifique : cette "montée" dans la Paracha éclaire l'âme et les Paroles et nous re-centre dans la rédemption ! Merci !

Excellent

20 janvier 2017, 10h09, JL Mayer

Un gros merci ! Excellente analyse, très belle aussi !

Langue maternelle et langue adoptive

6 janvier 2018, 18h31, Esther

Très intéressant commentaire qui vient clarifier une parasha riche et foisonnante. Aaron Appelfeld z"l a livré dans une émission, en hébreu, un précieux témoignage de son multilinguisme et de son apprentissage de l'hébreu qui fut parfois ardu mais opiniâtre et gratifiant. A sa diction, on ressent combien il aime l'hébreu qu'il parlait doucement, avec exactitude. Il devait lutter contre les mots allemands, ou roumains, ou autres, qui venaient s'infiltrer dans sa pensée hébraïque. Pour les personnes multilingues, chaque langue est liée à des émotions. Par exemple le yiddish émeut même ceux qui ne le parlent pas, mais le comprennent, il se rattache à plus loin, plus ancien que soi, il connote l'inconscient collectif et l'essence du peuple en exil. Pour ceux qui ont entendu le yiddish, c'est la langue de la maman qui chantait pour endormir les enfants. C'est extraordinaire d'entendre Moshe dire à Hashem qu'il a des problèmes d'élocution ! Merci de nous aider à voir tout cela.

La parole retrouvée.

24 décembre 2018, 01h22, godelieve,béatrice

Merci pour votre cours sur l'incapacité de parler de Moïse, madame. Grand merci pour le cours d'étique à ce sujet : la parole à la place de la violence.

Lumineuse paracha

26 avril 2020, 17h11, danielle MELKA dit mamida

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  • Akadem
    Akadem
    Paris - 28 décembre 2016
Le Conférencier
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Mira Neshama - socio-anthropologue

Mira Neshama Niculescu est née à Paris en 1980. Elle poursuit actuellement une thèse de Doctorat en Sociologie des Religions sur la spiritualité juive contemporaine à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) tout en étudiant à la Yeshiva Pardes à Jérusalem. Elle a étudié au Drisha Institute of Jewish Education de New York, et a suivi  le cursus de la Section Normale des Etudes Juives (SNEJ) de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris.

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