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Face à la tentation - n° 33

Les murailles du désir (Chela'h le'ha) (25 min)

Yeshaya Dalsace - rabbin de la communauté massorti
  • Question d'historicité et de violence

    La force littéraire ()

  • Les incoruptibles

    Au coeur de la débauche ()

  • Rahav dans le texte

    Le rôle du récit ()

  • La terre et la femme

    Erotique d'Israël ()

Les documents (2)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Yeshaya Dalsace - rabbin de la communauté massorti

Yeshaya Dalsace est né en 1965. Il suit des études de droit, une licence d'hébreu, et entre sur concours au Théâtre National de Chaillot sous la houlette d'Antoine Vitez et le suit à la Comédie française.Il s’installe en Israël, et est ensuite journaliste à la section française de Kol Israël pendant 4 ans et correspondant de L'Arche. A la recherche d'un judaïsme plus ouvert, il est accepté comme boursier pour suivre une formation de cinq années en Master en Etudes Juive à l'institut Shechter de Jérusalem et obtient le diplôme rabbinique du mouvement Massorti.Dans le même temps, enseigne l'Art Dramatique à l'Université Hébraïque de Jérusalem et y fait de nombreuses mises en scène.En octobre 2000, il revient en France comme rabbin de la communauté Maayane Or à Nice.Depuis 2010, il est rabbin de la communauté massorti de l'Est parisien, DorVador. (Mise à jour: mars 2005)

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Akadem est intégralement financé par des subventions du Fonds Social Juif Unifié et de de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

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L'organisateur
Commentaires ( 2 )

La conquête

29 mai 2013, 05h31, Josué (Frank)

Monsieur le Rabbin, Je vous lis toujours avec grande attention car, outre ce que vous m'apprenez, vous m'amenez à me poser beaucoup de questions. Parmi celles-ci je voudrai vous en soumettre une : peut-on dire que le christianisme s'est emparé du texte de Josué pour expliquer la conquête du monde par sa "nouvelle religion" ? Les deux phénomènes paraissent avoir des points communs : - Le nom du "conquérant" est le même si, comme j'en trouve l’étymologie sur Wikipédia, Jésus peut être assimilé à Josué ; - Les deux conquêtes seraient réalisées avec l'aide de D. Ieu, ou plus exactement, parce que les conquérants (hébreux d'un coté, chrétiens de l'autre) ont été fidèles à l'Alliance. Je peux trouver d'autres parallèles mais il y a cependant une différence fondamentale : les hébreux se sont montrés tolérants pour les populations conquises, alors que justement le christianisme, dès qu'il fut assez puissant, se montra d'une meurtrière intolérance. En conclusion : puis avancer devant certains curés avec lesquels je parle en tant que juif, que ce texte de Josué fait partie de la longue liste des "emprunts" du christianisme à la tradition juive ? Respectueusement.

Réponse du conférencier

30 mai 2013, 14h49, Yeshaya Dalsace

Cher Monsieur, Le parallèle que vous faites entre Josué et Jésus est classique et légitime, les deux personnages portent en effet le même nom… Mais la comparaison touche vite à ses limites, ils n’ont ni le même rôle, ni le même caractère, ni la même biographie. Par ailleurs, le nom de Yehoshuah était tout à fait commun et il y en eu donc beaucoup, autres que Jésus à le porter. Je ne dirais pas que le christianisme s’est emparé du texte de Josué, ce texte lui appartient comme au judaïsme et libre au christianisme d’en faire la lecture qui lui convient. Mais je constate surtout des différences entre ces textes et les deux personnages. Le livre de Josué est un sanglant récit de conquête nationale, c’est un livre brutal, militaire et dont le rôle est d’unifier les tribus sous un destin national commun. Josué marque la continuité de l’histoire après la mort de Moïse, il est la charnière entre un récit du temps mythique du désert, un âge d’or et le temps d’anarchie tribale de l’époque des Juges en terre d’Israël. Jésus représente tout autre chose pour le christianisme, un changement, un avènement, un nouveau départ… Il n’est en rien un conquérant, sinon pour les cœurs de ses disciples. Dire que les hébreux du livre de Josué ont été tolérants, me semble très apologétique ! D’après le texte, ils furent impitoyables et même de véritables barbares ; heureusement que les historiens mettent en doute la véracité de cette conquête et des massacres qui l’accompagnent. En ce qui concerne le christianisme, il ne fut sanglant que bien après Jésus et je ne crois pas que le livre de Josué fut souvent exploité pour justifier une conquête chrétienne, à part peut-être le massacre des indiens d’Amérique. En conclusion, je ne suis pas convaincu du bien fondé de cette comparaison. Enfin, je crois que le dialogue avec le christianisme doit passer par un respect mutuel et non des accusations anachroniques et des règlements de comptes sans rapport avec les textes de départ. Bien à vous et bonne étude. Yeshaya Dalsace.

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Yeshaya Dalsace - rabbin de la communauté massorti

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La conquête

29 mai 2013, 05h31, Josué (Frank)

Monsieur le Rabbin, Je vous lis toujours avec grande attention car, outre ce que vous m'apprenez, vous m'amenez à me poser beaucoup de questions. Parmi celles-ci je voudrai vous en soumettre une : peut-on dire que le christianisme s'est emparé du texte de Josué pour expliquer la conquête du monde par sa "nouvelle religion" ? Les deux phénomènes paraissent avoir des points communs : - Le nom du "conquérant" est le même si, comme j'en trouve l’étymologie sur Wikipédia, Jésus peut être assimilé à Josué ; - Les deux conquêtes seraient réalisées avec l'aide de D. Ieu, ou plus exactement, parce que les conquérants (hébreux d'un coté, chrétiens de l'autre) ont été fidèles à l'Alliance. Je peux trouver d'autres parallèles mais il y a cependant une différence fondamentale : les hébreux se sont montrés tolérants pour les populations conquises, alors que justement le christianisme, dès qu'il fut assez puissant, se montra d'une meurtrière intolérance. En conclusion : puis avancer devant certains curés avec lesquels je parle en tant que juif, que ce texte de Josué fait partie de la longue liste des "emprunts" du christianisme à la tradition juive ? Respectueusement.

Réponse du conférencier

30 mai 2013, 14h49, Yeshaya Dalsace

Cher Monsieur, Le parallèle que vous faites entre Josué et Jésus est classique et légitime, les deux personnages portent en effet le même nom… Mais la comparaison touche vite à ses limites, ils n’ont ni le même rôle, ni le même caractère, ni la même biographie. Par ailleurs, le nom de Yehoshuah était tout à fait commun et il y en eu donc beaucoup, autres que Jésus à le porter. Je ne dirais pas que le christianisme s’est emparé du texte de Josué, ce texte lui appartient comme au judaïsme et libre au christianisme d’en faire la lecture qui lui convient. Mais je constate surtout des différences entre ces textes et les deux personnages. Le livre de Josué est un sanglant récit de conquête nationale, c’est un livre brutal, militaire et dont le rôle est d’unifier les tribus sous un destin national commun. Josué marque la continuité de l’histoire après la mort de Moïse, il est la charnière entre un récit du temps mythique du désert, un âge d’or et le temps d’anarchie tribale de l’époque des Juges en terre d’Israël. Jésus représente tout autre chose pour le christianisme, un changement, un avènement, un nouveau départ… Il n’est en rien un conquérant, sinon pour les cœurs de ses disciples. Dire que les hébreux du livre de Josué ont été tolérants, me semble très apologétique ! D’après le texte, ils furent impitoyables et même de véritables barbares ; heureusement que les historiens mettent en doute la véracité de cette conquête et des massacres qui l’accompagnent. En ce qui concerne le christianisme, il ne fut sanglant que bien après Jésus et je ne crois pas que le livre de Josué fut souvent exploité pour justifier une conquête chrétienne, à part peut-être le massacre des indiens d’Amérique. En conclusion, je ne suis pas convaincu du bien fondé de cette comparaison. Enfin, je crois que le dialogue avec le christianisme doit passer par un respect mutuel et non des accusations anachroniques et des règlements de comptes sans rapport avec les textes de départ. Bien à vous et bonne étude. Yeshaya Dalsace.

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Yeshaya Dalsace est né en 1965. Il suit des études de droit, une licence d'hébreu, et entre sur concours au Théâtre National de Chaillot sous la houlette d'Antoine Vitez et le suit à la Comédie française.Il s’installe en Israël, et est ensuite journaliste à la section française de Kol Israël pendant 4 ans et correspondant de L'Arche. A la recherche d'un judaïsme plus ouvert, il est accepté comme boursier pour suivre une formation de cinq années en Master en Etudes Juive à l'institut Shechter de Jérusalem et obtient le diplôme rabbinique du mouvement Massorti.Dans le même temps, enseigne l'Art Dramatique à l'Université Hébraïque de Jérusalem et y fait de nombreuses mises en scène.En octobre 2000, il revient en France comme rabbin de la communauté Maayane Or à Nice.Depuis 2010, il est rabbin de la communauté massorti de l'Est parisien, DorVador. (Mise à jour: mars 2005)

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