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Autorité parentale contre dictature d'opinion et tyrannie politique - Cours N°3/6

Les parents indignes (77 min)

Eric Smilevitch - enseignant, traducteur
  • La filiation des corps

    Géniteurs et parents adoptifs (9min)

  • Réalité et Idéal

    Des parents pas comme les autres (11min)

  • Naître de la faute

    L'enfant adultérin et le respect des parents (14min)

  • Un respect déraisonnable

    Conditions du respect ou respect inconditionnel? (16min)

  • L'injustice du père

    Une impossible modération (14min)

  • Des principes inconciliables

    Le précepte entre réalité et fiction (13min)

Les documents (1)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Eric Smilevitch - enseignant, traducteur

Eric Smilevitch dirige le Bet-Hamidrach Michné Tora à Strasbourg. Il traduit régulièrement des textes essentiels de la tradition juive, aux éditions Verdier notamment. (Mise à jour: décembre 2018)

Bibliographie du conférencier

Eric Smilevitch

Le Corps vivant, (Hermann, 2017)   Acheter

Lumière de l'Éternel, (Hermann, 2010)   Acheter

La Dispute de Barcelone: Suivi du commentaire sur Esaïe 52-53, (Verdier, 2008)   Acheter

L'esprit de grâce: introduction à la philosophie de Maïmonide, (Verdier, 1994)   Acheter

Chapitres de rabbi Eliézer, (Verdier, 1992)   Acheter

Commentaires du Traité des Pères, (Verdier, 1990)   Acheter | Emprunter

Pirqe Avot et Avot de Rabbi Nathan, (Verdier, 1983)   Emprunter

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Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

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Commentaire ( 1 )

Peut-on attaquer son père et sa mère en justice ? Réponse à un internaute

1 avril 2019, 13h50, Eric Smilevitch

Peut-on attaquer son père et sa mère en justice ? Pour la société qui nous entoure, l’égalité entre les hommes est un principe de droit évident et universel, il est du coup impossible à questionner et indépassable. Il en découle avec la même évidence, puisque parents et enfants sont égaux en droit, qu’ils peuvent s’attaquer légitimement en justice si les uns ont lésé les autres. A fortiori, dans le contexte actuel de publicité autour de la violence sexuelle, lorsque les parents ont abusé sexuellement de l’enfant, celui-ci peut se retourner contre eux, demandez dommages et intérêts, etc. Je ne connais personne actuellement qui oserait remettre cela en cause ni en questionner le bien-fondé. Cependant, je constate que, dans notre tradition éthico-juridique (Torah), l’égalité de droit n’est pas un principe universel (applicable à tous indistinctement) : il existe une inégalité juridique entre les sexes et entre les générations. La simple proximité de deux régimes d’évidence aussi éloignés rend les gens plutôt hystériques lorsque le problème est abordé. Du genre : ne pas pouvoir porter plainte contre ses parents est tellement inconcevable et contraire à l’équité que l’existence de l’enfant serait ainsi niée et effacée, comme s’il n’existait qu’un pôle de la relation, comme si les parents avaient phagocyté l’enfant, et que le sujet de droit n’existait plus. J’expose quelques situations juridiques entre parents et enfants dans la tradition juive, sans entrer dans les détails ni fournir d’explications. Ils recouvrent les champs dits en droit français du « pénal » et du « civil ». Premier cas : Un père viole son fils ou sa fille (mineure ou majeure), il est passible de la peine de mort mais aucunement de poursuites financières. Pareillement, une mère séduit son fils mineur ou un père séduit sa fille mineure, les deux adultes sont passibles de la peine de mort, les enfants sont quittes de toute charge. Si les enfants étaient majeurs, ils seraient aussi passible de la même peine. Car ce qui est interdit (et puni par la loi) est la relation incestueuse, non l’abus. Et la loi est la même si le fils viole la femme de son père, etc. L’abus n’est puni que si l’auteur du crime sexuel est étranger à la famille et qu’il n’est pas passible de la peine de mort. Deuxième cas : Un père (une mère) vole les biens appartenant à leur enfant. Si l’enfant habite chez ses parents et qu’il est nourri par eux, le produit de son travail leur appartient légalement. Il n’y a aucun vol. S’il n’habite plus chez eux, le produit de son travail lui appartient et tout ce que ses parents lui prennent sans son consentement est un vol, ils doivent lui rendre l’objet (la somme) volé (e). Ainsi, s’emparer de la bourse du fils et la jeter à la mer est un vol et requiert d’être remboursé. Mais la Torah requiert de l’enfant, par respect pour ses parents, de consentir au vol et de ne pas réclamer son dû en justice, mais uniquement personnellement et avec déférence. C’est sur ce dernier point que se produit une controverse, exposée dans le Tour, et dont j’ai fait état au cours de ces leçons. Ce dernier cas n’attire l’attention des sages de toutes les époques que pour une seule raison : il met en scène la différence entre la justice généalogique et la justice sociale. Il n’y a pas de controverse sur la nécessité d’une justice généalogique, ni sur sa primauté, uniquement sur son exclusivité. Cela se manifeste dans les tours et détours du Rama au sujet de la possibilité pour un enfant d’humilier ses parents. Il s’agit du dernier texte mentionné dans la leçon 3 : « Le Rama a écrit à ce sujet : s’il s’agit de la bourse du fils, celui-ci peut l’humilier tant qu’il ne l’a pas encore jetée, car il peut ainsi le retenir de la jeter. C’est seulement après qu’il l’ait jetée qu’il est interdit de l’humilier, car ce qui est fait est fait ! Lorsque maintenant il se tait, c’est désormais un honneur qui ne lui coûte rien financièrement, et il y est donc obligé… » Personnellement, j’ai beaucoup de répugnance à laisser s’exercer une forme de justice sociale, et donc de réciprocité, dans le champ généalogique. Cela me paraît tout simplement déplacé. Tout au long de ces leçons, j’essaie d’expliquer pourquoi la relation généalogique est aussi fondamentale et déséquilibrée. Je ne dis pas qu’il soit facile de supporter cette relation, et d’ailleurs personne n’a jamais dit dans le Chass ou dans n’importe quel livre de Torah sérieux que le commandement d’honorer ses parents était chose aisée, allant de soi, etc. Mais je prétends, sans aucune garantie de pouvoir être toujours à la hauteur de cette assertion, que l’on ne « négocie » ses parents au tribunal que dans un monde qui se détruit lui-même, qui donne préséance à la société et à son besoin de réciprocité, sur la justice généalogique, et dans lequel avoir père et mère ne signifie plus rien. Je suis sûr que vous allez me répondre tout le contraire, avec force cri et indignation, convaincu de votre « bon droit » de citoyen garanti par la loi, et que le « judaïsme » est forcément (par définition) soucieux des droits de l’homme, d’autrui, etc. Bref, tout le « blabla » moderne et judaïque. Et d’ailleurs, n’est-ce pas l’axiome même de la modernité que d’assimiler le bien et le confortable, le respect des autres et de soi-même, etc. ? Personnellement, je n’ai exposé ces six leçons que pour enfoncer une objection majeure dans un coin de votre crâne. Maintenant, faites-en ce que vous voulez….

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Les parents indignes

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1 avril 2019, 13h50, Eric Smilevitch

Peut-on attaquer son père et sa mère en justice ? Pour la société qui nous entoure, l’égalité entre les hommes est un principe de droit évident et universel, il est du coup impossible à questionner et indépassable. Il en découle avec la même évidence, puisque parents et enfants sont égaux en droit, qu’ils peuvent s’attaquer légitimement en justice si les uns ont lésé les autres. A fortiori, dans le contexte actuel de publicité autour de la violence sexuelle, lorsque les parents ont abusé sexuellement de l’enfant, celui-ci peut se retourner contre eux, demandez dommages et intérêts, etc. Je ne connais personne actuellement qui oserait remettre cela en cause ni en questionner le bien-fondé. Cependant, je constate que, dans notre tradition éthico-juridique (Torah), l’égalité de droit n’est pas un principe universel (applicable à tous indistinctement) : il existe une inégalité juridique entre les sexes et entre les générations. 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Mais la Torah requiert de l’enfant, par respect pour ses parents, de consentir au vol et de ne pas réclamer son dû en justice, mais uniquement personnellement et avec déférence. C’est sur ce dernier point que se produit une controverse, exposée dans le Tour, et dont j’ai fait état au cours de ces leçons. Ce dernier cas n’attire l’attention des sages de toutes les époques que pour une seule raison : il met en scène la différence entre la justice généalogique et la justice sociale. Il n’y a pas de controverse sur la nécessité d’une justice généalogique, ni sur sa primauté, uniquement sur son exclusivité. Cela se manifeste dans les tours et détours du Rama au sujet de la possibilité pour un enfant d’humilier ses parents. Il s’agit du dernier texte mentionné dans la leçon 3 : « Le Rama a écrit à ce sujet : s’il s’agit de la bourse du fils, celui-ci peut l’humilier tant qu’il ne l’a pas encore jetée, car il peut ainsi le retenir de la jeter. C’est seulement après qu’il l’ait jetée qu’il est interdit de l’humilier, car ce qui est fait est fait ! Lorsque maintenant il se tait, c’est désormais un honneur qui ne lui coûte rien financièrement, et il y est donc obligé… » Personnellement, j’ai beaucoup de répugnance à laisser s’exercer une forme de justice sociale, et donc de réciprocité, dans le champ généalogique. Cela me paraît tout simplement déplacé. Tout au long de ces leçons, j’essaie d’expliquer pourquoi la relation généalogique est aussi fondamentale et déséquilibrée. 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