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Les matriarches: la condition féminine biblique (1/14) - Cours N°1/14

La femme est-elle l'égale de l'homme ? (29 min)

Claude Riveline - chercheur en sciences de gestion
  • Un sujet brûlant

    L'éternelle discrimination des femmes (7min)

  • La femme est-elle l'égale de l'homme ?

    Critique du féminisme (12min)

  • Opposés mais complémentaire

    Le combat, ciment du couple (10min)

Les documents (4)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Claude Riveline - chercheur en sciences de gestion

Claude Riveline est ancien élève de l’École polytechnique, ingénieur général des mines honoraire, professeur et chercheur en sciences de gestion à l’École des mines de Paris où il a fondé dans les années 1960 le Centre de gestion scientifique. Il  a été l’élève de Léon Askénazi (Manitou), de Théo Dreyfus, d’Émeric Deutsch et du rabbin Daniel Gottlieb. Nommé “H’aver” par le Grand rabbinat de France en 1980, ilparticipe activemnent à la vie intellectuelle de la communauté juive française.     

Bibliographie du conférencier

Claude Riveline

Conception juive de Dieu, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 2010)   Emprunter

Regard juif sur les non-juifs, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 2007)   Emprunter

Idées, tome 1, (Broché, 2006)   Acheter

La laïcité dépassée. Commentaires sur Kohelet, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 2005)   Emprunter

Le Temps désorienté : données et débats, actes, (Albin Michel, 2005)   Acheter

Le corps en question: réflexions sur les rituels juifs, (ACIP, 2002)   Emprunter

L'Amour dans la tradition juive, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 2000)   Emprunter

Petit traité pour expliquer le judaïsme aux non-juifs, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 1997)   Emprunter

Le “quant-à-soi”, (Denoël, 1991)   Emprunter

La question de l’Etat, (Denoël, 1989)   Emprunter

L’argent, (Denoël, 1989)   Emprunter

Idoles, (Denoël, 1985)   Emprunter

Politique et religion, (Gallimard/Congrès Juif Mondial, 1981)   Emprunter

Communauté musulmane, (PUF, 1978)   Emprunter

Le modèle de l’Occident , (PUF, 1977)   Emprunter

Le Shabbat dans la conscience juive, (PUF, 1975)   Emprunter

J'observe le chabatt, (OSM, 1974)   Emprunter

Tentations et actions de la conscience juive, (PUF, 1971)   Emprunter

Gilles Bernheim

Le Corps : données et débats. Actes du XXXVe colloque des intellectuels juifs de langue française, (Albin Michel, 1997)   Acheter

La Bible au présent. Actes du XXIIe colloque des intellectuels juifs de la langue française, (Gallimard, 1982)   Acheter

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L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 30 septembre 2013
Commentaires ( 3 )

Une critique du sexisme ordinaire

23 octobre 2013, 12h53, Shirly Bohbot

Au-delà de l'absence totale d'analyse du sujet des matriarches, la critique du féminisme me paraît déroutante de contresens, de contre-vérités, et de simplisme, et de paternalisme. Pointer du doigt les erreurs du féminisme, ses fautes, comme un bon maître explique affectueusement à ses gentilles étudiantes la bonne façon de gagner sa liberté et son égalité, son indépendance, c'est un comble. Monsieur Riveline nous explique que les femmes en souhaitant devenir l'égale de l'homme veulent devenir des hommes. Les Noirs en demandant l'égalité ont-ils souhaité devenir Blancs ? Les Juifs ont ils désiré être non juifs ? L'égalité ne signifie pas être à l'identique, mais être considéré avec le même respect, les mêmes droits, et surtout ne plus être la cible de préjugés tels que les femmes sont naturellement plus promptes à s'adapter aux changements d'humeur de leurs maris, à l'appréciation de situation variées etc. Le pourcentage matière blanche, la matière grise n'indiquent pas que les femmes sont physiologiquement douées pour telle ou telle forme d'intelligence mais que leur éducation, les influences socio-culturelles, les vies pour lesquelles on les prépare, forment et modèlent, bien souvent, leur cerveau à telle ou telle appréhension et compréhension du monde et de leur environnement. Et cela change tout, car à force de généralités et de naturalisme on oublie, et c'est déplorable, que ce que revendiquent les féministes, hommes ou femmes désireux de respecter l'être humain dans son individualité, c'est la fin de ces préjugés qui dictent aux hommes et aux femmes leurs rôles à tenir, indépendamment de leurs personnalités et de leurs sensibilités. Rien n'est plus dangereux que de faire des généralités, qu'est ce que la généralité si ce n'est un stéréotype, une caricature, un préjugé (aussi positif soit-il) appliqué à un groupe humain ? Les Juifs sont intelligents, les asiatiques sont travailleurs, les Noirs sont bons en sport, c'est du racisme, et la misogynie est une discrimination au même titre que le racisme, même sous des dehors flatteurs. Et accuser le féminisme de la baisse de la natalité en Occident et dans les pays développés en général c'est une facilité intellectuelle, mais un contre sens sociologique. C'est bien l'étiolement du féminisme, son essoufflement, et sa condamnation si bien instillée qui a mené irrévocablement à cette baisse de la natalité. Ce n'est pas par facilité que les femmes font moins ou pas d'enfant, mais parce que malgré les débuts bouillonnants du féminisme, la confusion des hommes, mais aussi de nombre de femmes, entre féminisme et matriarcat, entre féministes et femmes masculines, entre égalité homme/femme et dévalorisation de l'homme, a pratiquement provoqué la mort du mouvement dans l’œuf. Au lieu d'avoir ouvert la voie à une véritable égalité, son avortement a causé une double tyrannie, celle de la double journée, où les femmes qui souhaitent vivre leur ambition s'occupent tout autant des taches ménagères et d'éducation que si elles n'avaient pas d'emploi, et où les mères au foyer sont considérées comme oisives comparées à celles déchirées entre le travail et la famille. L'une des raisons majeures de ce calvaire c'est ce non aboutissement du féminisme, qui laisse croire aux hommes que si les femmes veulent l'égalité qu'elles se débrouillent, rien dans leur vie ne devrait en être affecté pour autant. Les tâches ménagères et éducatives restent majoritairement les prérogatives féminines, l'homme consent à donner un coup de main, dans le meilleur des cas. Comme l'a dit monsieur Riveline, c'est la condition féminine qui veut ça. Eh bien non, c'est notre culture patriarcale qui veut ça. Une société reposant sur l'égalité de droits voudrait que la carrière des hommes ne soit ni plus naturelle ni plus importante que celles des femmes, que l'idéalisation de la maternité n'ait pas sa place car elle enchaîne les mères à leurs enfants, ce qui est aussi mauvais pour les mères, les pères que leurs enfants. Grande nouvelle les enfants ont besoin de père, même si la participation à la conception peut paraitre abstraite à certains, celle à l'éducation est très concrète, et pour cela nul besoin d'être une deuxième maman, juste un parent, présent et autant en charge et responsable. Si les problèmes de garde d'enfants, de baby blues, de poussettes et de ménage étaient incombés aux hommes, nul doute que les solutions foisonneraient. Mais l'idée du "hélas telle est la condition féminine" remet aux calendes grecques la recherche de solutions à des problèmes considérés comme féminins, par facilité ! Bref, je ne doute pas de la bonne foi de ce conférencier, et je trouve d'autant plus triste son analyse. Enfin pour ce qui est de la conclusion de l'aide contre soi, qu'elle eût été belle sans cette redondance de la femme en tant qu'altérité biologique de l'homme, car là encore on réduit la femme par une de ses caractéristiques, belle et importante comme toute caractéristique humaine cela va sans dire, mais on n'est pas capable de dépasser la physionomie féminine pour voir que le couple repose sur cette altérité de deux être humains. La femme serait alors une aide face à l'homme en ce que comme tout "autre", tout être autre que lui, elle lui rappelle qu'elle est un être humain à part entière et non juste sa femelle, une extension améliorée ou dévaluée, un être à son service, tout comme l'homme se doit de rappeler qu'il n'est pas un maître mais lui aussi une aide contre elle et contre les schémas qui l'enferme. Un dernier mot sur l'ethnocentrisme facile qui consiste à désigner les autres civilisations comme violentes et misogynes, je ne nierai en aucun cas la gravité de l'excision qui est une pratique abjecte, ou du retour affolant du voile dans le monde arabe, mais il me semble qu'il est bon de procéder à une juste auto-critique de la recrudescence de misogynie en occident, du harcèlement de rue, et tout autant dans les milieux juifs religieux et consistoriaux où la femme est de plus en plus mise à l'écart et de la pratique accrue de la tsiniout par les femmes, et les dérives sexistes qui en découlent, et beaucoup moins par les hommes(qui sont pourtant eux aussi concernés, mais c'est un autre débat).

Au-delà de l Homme la Femme !

21 novembre 2013, 13h16, Armelle Rettmeyer

De lire votre commentaire m a dispensé d Écouter un homme parler de la Femme... Car aujourd'hui très peu d Hommes à l écoute du féminin en eux sont capables d êtres à l Écoute de la Femme !

Quelle égalité !

25 décembre 2013, 19h37, mp condrotte.

La femme n'est pas inférieure à l'homme ; je dirais, en boutade, qu"elle lui est supérieure. Quand la femme a-t-elle été infériorisée ? C'est quand l'homme s'est rendu compte que, contrairement à ce qu'il avait cru jusque là, c'était lui qui fécondait la femme et non un être supérieur ; du coup, la femme a perdu son statut privilégié...

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Au-delà de l'absence totale d'analyse du sujet des matriarches, la critique du féminisme me paraît déroutante de contresens, de contre-vérités, et de simplisme, et de paternalisme. Pointer du doigt les erreurs du féminisme, ses fautes, comme un bon maître explique affectueusement à ses gentilles étudiantes la bonne façon de gagner sa liberté et son égalité, son indépendance, c'est un comble. Monsieur Riveline nous explique que les femmes en souhaitant devenir l'égale de l'homme veulent devenir des hommes. Les Noirs en demandant l'égalité ont-ils souhaité devenir Blancs ? Les Juifs ont ils désiré être non juifs ? L'égalité ne signifie pas être à l'identique, mais être considéré avec le même respect, les mêmes droits, et surtout ne plus être la cible de préjugés tels que les femmes sont naturellement plus promptes à s'adapter aux changements d'humeur de leurs maris, à l'appréciation de situation variées etc. Le pourcentage matière blanche, la matière grise n'indiquent pas que les femmes sont physiologiquement douées pour telle ou telle forme d'intelligence mais que leur éducation, les influences socio-culturelles, les vies pour lesquelles on les prépare, forment et modèlent, bien souvent, leur cerveau à telle ou telle appréhension et compréhension du monde et de leur environnement. Et cela change tout, car à force de généralités et de naturalisme on oublie, et c'est déplorable, que ce que revendiquent les féministes, hommes ou femmes désireux de respecter l'être humain dans son individualité, c'est la fin de ces préjugés qui dictent aux hommes et aux femmes leurs rôles à tenir, indépendamment de leurs personnalités et de leurs sensibilités. Rien n'est plus dangereux que de faire des généralités, qu'est ce que la généralité si ce n'est un stéréotype, une caricature, un préjugé (aussi positif soit-il) appliqué à un groupe humain ? Les Juifs sont intelligents, les asiatiques sont travailleurs, les Noirs sont bons en sport, c'est du racisme, et la misogynie est une discrimination au même titre que le racisme, même sous des dehors flatteurs. Et accuser le féminisme de la baisse de la natalité en Occident et dans les pays développés en général c'est une facilité intellectuelle, mais un contre sens sociologique. C'est bien l'étiolement du féminisme, son essoufflement, et sa condamnation si bien instillée qui a mené irrévocablement à cette baisse de la natalité. Ce n'est pas par facilité que les femmes font moins ou pas d'enfant, mais parce que malgré les débuts bouillonnants du féminisme, la confusion des hommes, mais aussi de nombre de femmes, entre féminisme et matriarcat, entre féministes et femmes masculines, entre égalité homme/femme et dévalorisation de l'homme, a pratiquement provoqué la mort du mouvement dans l’œuf. Au lieu d'avoir ouvert la voie à une véritable égalité, son avortement a causé une double tyrannie, celle de la double journée, où les femmes qui souhaitent vivre leur ambition s'occupent tout autant des taches ménagères et d'éducation que si elles n'avaient pas d'emploi, et où les mères au foyer sont considérées comme oisives comparées à celles déchirées entre le travail et la famille. L'une des raisons majeures de ce calvaire c'est ce non aboutissement du féminisme, qui laisse croire aux hommes que si les femmes veulent l'égalité qu'elles se débrouillent, rien dans leur vie ne devrait en être affecté pour autant. Les tâches ménagères et éducatives restent majoritairement les prérogatives féminines, l'homme consent à donner un coup de main, dans le meilleur des cas. Comme l'a dit monsieur Riveline, c'est la condition féminine qui veut ça. Eh bien non, c'est notre culture patriarcale qui veut ça. Une société reposant sur l'égalité de droits voudrait que la carrière des hommes ne soit ni plus naturelle ni plus importante que celles des femmes, que l'idéalisation de la maternité n'ait pas sa place car elle enchaîne les mères à leurs enfants, ce qui est aussi mauvais pour les mères, les pères que leurs enfants. Grande nouvelle les enfants ont besoin de père, même si la participation à la conception peut paraitre abstraite à certains, celle à l'éducation est très concrète, et pour cela nul besoin d'être une deuxième maman, juste un parent, présent et autant en charge et responsable. Si les problèmes de garde d'enfants, de baby blues, de poussettes et de ménage étaient incombés aux hommes, nul doute que les solutions foisonneraient. Mais l'idée du "hélas telle est la condition féminine" remet aux calendes grecques la recherche de solutions à des problèmes considérés comme féminins, par facilité ! Bref, je ne doute pas de la bonne foi de ce conférencier, et je trouve d'autant plus triste son analyse. 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21 novembre 2013, 13h16, Armelle Rettmeyer

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25 décembre 2013, 19h37, mp condrotte.

La femme n'est pas inférieure à l'homme ; je dirais, en boutade, qu"elle lui est supérieure. Quand la femme a-t-elle été infériorisée ? C'est quand l'homme s'est rendu compte que, contrairement à ce qu'il avait cru jusque là, c'était lui qui fécondait la femme et non un être supérieur ; du coup, la femme a perdu son statut privilégié...

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Claude Riveline - chercheur en sciences de gestion

Claude Riveline est ancien élève de l’École polytechnique, ingénieur général des mines honoraire, professeur et chercheur en sciences de gestion à l’École des mines de Paris où il a fondé dans les années 1960 le Centre de gestion scientifique. Il  a été l’élève de Léon Askénazi (Manitou), de Théo Dreyfus, d’Émeric Deutsch et du rabbin Daniel Gottlieb. Nommé “H’aver” par le Grand rabbinat de France en 1980, ilparticipe activemnent à la vie intellectuelle de la communauté juive française.     

Bibliographie du conférencier

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Regard juif sur les non-juifs, (Association Consistoriale Israélite de Paris, 2007)   Emprunter

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