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Le Grand récit

La nostalgie, une histoire française (25 min)

Johann Chapoutot - historien, François Sergent - journaliste
  • L'Histoire de France naît à la Révolution

    Le messianisme mué en déclinisme (8min)

  • Dieu après Auschwitz

    L'Histoire a-t-elle un sens? (3min)

  • Le complotisme, de la peste à Qanon

    Le moteur de la contre-Histoire (7min)

  • Les juifs, fixeurs de mémoire

    L'ultime défaite des nazis (6min)

Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Johann Chapoutot - historien

Johann Chapoutot est un historien spécialiste d'histoire contemporaine, du nazisme et de l'Allemagne.

François Sergent - journaliste

François Sergent est journaliste. Il a fait l’essentiel de sa vie professionnelle à Libération de 1981 à 2015. Il a été tour à tour reporter, correspondant à Washington et à Londres, chef du service monde, éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du quotidien. Il a été ensuite rédacteur en chef de justiceinfo.net, un site dédié à la justice internationale (2015-2018). Il est membre du conseil du Festival du Film et des Droits Humains de Genève (FIFDH). Il collabore à l’AUF et à S3Odeon.

Bibliographies des conférenciers

Johann Chapoutot

Le nazisme, (La Documentation française, 2012)   Acheter

Le meurtre de Weimar, (PUF, 2010)   Acheter

Le national-socialisme et l'Antiquité, (PUF, 2008)   Acheter

L'âge des dictatures, (PUF, 2008)   Acheter

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Autre conférence des conférenciers
Pour en savoir plus
Bibliographie sur le sujet

Hans Jonas

Le concept de Dieu après Auschwitz , (Rivages , 1994)   Acheter

Franck Collard

Le crime de poison au Moyen Âge, (Presses Universitaires de France, 2003)   Acheter

Ivan Jablonka

Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, (Seuil, 2012)   Acheter

Chapoutot Johann

Les 100 mots de l'histoire, (Que Sais-Je, 2021)   Acheter

Johann Chapoutot

Le Grand Récit, Introduction à l'histoire de notre temps, (PUF, 2021)   Acheter

Autres conférences sur le sujet
L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 1 décembre 2021
Commentaire ( 1 )

Le retrait de Dieu, une histoire juive

23 décembre 2021, 23h38, Sonia

J'avais été très intéressée par l'analyse de Monsieur Chapoutot dans son livre Libres d'obéir mettant en évidence les liens structurels et historiques entre le nazisme et le nouveau management. Je n'ai pas lu son dernier ouvrage sur Le grand récit, mais les entretiens qu'il donne ici ou là à son sujet me surprennent. N'étant spécialiste en rien, je fais partie du public des curieux de tout. Si bien que certaines affirmations sur la croyance reliée à l'histoire de « la nostalgie » telle qu'il la narre, comme ses dires sur « le complotisme » suscitent la perplexité venant d'un tel chercheur. Les croyances eschatologiques qui orientent la vie de collectifs, depuis des millénaires, peuvent-elles se décrypter uniquement au prisme de nos idéologies politiques actuelles ? Ne faut-il pas reconnaître qu'il existe des codes dont nous ne possédons pas les clés, mais qui nous affectent et ont traversé les siècles ? Etonnée donc d'entendre accuser « le vide », et « l'absence » laissés par une puissance divine qui aurait déserté le monde et son histoire. Alors que sous nos yeux, dans le réel, se multiplient les formes diverses du retour du religieux qui interrogent. Le scandale de la shoah aurait rendu manifeste la faiblesse de Dieu ! Désarroi bien compréhensible chez certains survivants et leurs descendants, mais poncif négationniste chez les autres. Des réminiscences d'un récit me viennent où le retrait initial de Dieu rend possible la création du monde et la liberté de l'homme, donc sa peccabilité. Dieu est comparé dans les imprécations des Prophètes à une femme abandonnée. En situation d'exil, sa puissance s'amenuise, il était mère (et père), il devient sœur, puis fille à protéger. La mémoire juive est reliée depuis 2 500 ans au drame absolu de la perte de souveraineté, avec pour conséquences : les massacres, la dispersion, le remplacement du nom même d'Israël, lié à la destruction, par deux fois, du Temple de Jérusalem. Le mot hébreu utilisé pour désigner l'ampleur de cette catastrophe individuelle et collective n'est pas shoah, trop faible, se référant à un désastre naturel, mais Horban. Plus que la disparition, ce sont les conditions de la résurrection qu'il serait éclairant d'étudier, peut-être les lirons nous un jour sous sa plume, en tout cas merci pour cette intervention.

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La nostalgie, une histoire française

1 décembre 2021
(25 min)
Johann Chapoutot - historien
François Sergent - journaliste
  • 1/4
    L'Histoire de France naît à la Révolution
    (8min)

    Le messianisme mué en déclinisme

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    Dieu après Auschwitz
    (3min)

    L'Histoire a-t-elle un sens?

  • 3/4
    Le complotisme, de la peste à Qanon
    (7min)

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    Les juifs, fixeurs de mémoire
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    L'ultime défaite des nazis

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Johann Chapoutot - historien

Johann Chapoutot est un historien spécialiste d'histoire contemporaine, . . . Voir la bio complète

François Sergent - journaliste

François Sergent est journaliste. Il a fait l’essentiel de sa vie professionnelle . . . Voir la bio complète

Bibliographie sur le sujet
Hans Jonas
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Le crime de poison au Moyen Âge, (Presses Universitaires de France, 2003)   Acheter

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1 Commentaires
Le retrait de Dieu, une histoire juive
le 23/12/2021, 23:38
J'avais été très intéressée par l'analyse de Monsieur Chapoutot dans son livre Libres d'obéir mettant en évidence les liens structurels et historiques entre le nazisme et le nouveau management. Je n'ai pas lu son dernier ouvrage sur Le grand récit, mais les entretiens qu'il donne ici ou là à son sujet me surprennent. N'étant spécialiste en rien, je fais partie du public des curieux de tout. Si bien que certaines affirmations sur la croyance reliée à l'histoire de « la nostalgie » telle qu'il la narre, comme ses dires sur « le complotisme » suscitent la perplexité venant d'un tel chercheur. Les croyances eschatologiques qui orientent la vie de collectifs, depuis des millénaires, peuvent-elles se décrypter uniquement au prisme de nos idéologies politiques actuelles ? Ne faut-il pas reconnaître qu'il existe des codes dont nous ne possédons pas les clés, mais qui nous affectent et ont traversé les siècles ? Etonnée donc d'entendre accuser « le vide », et « l'absence » laissés par une puissance divine qui aurait déserté le monde et son histoire. Alors que sous nos yeux, dans le réel, se multiplient les formes diverses du retour du religieux qui interrogent. Le scandale de la shoah aurait rendu manifeste la faiblesse de Dieu ! Désarroi bien compréhensible chez certains survivants et leurs descendants, mais poncif négationniste chez les autres. Des réminiscences d'un récit me viennent où le retrait initial de Dieu rend possible la création du monde et la liberté de l'homme, donc sa peccabilité. Dieu est comparé dans les imprécations des Prophètes à une femme abandonnée. En situation d'exil, sa puissance s'amenuise, il était mère (et père), il devient sœur, puis fille à protéger. La mémoire juive est reliée depuis 2 500 ans au drame absolu de la perte de souveraineté, avec pour conséquences : les massacres, la dispersion, le remplacement du nom même d'Israël, lié à la destruction, par deux fois, du Temple de Jérusalem. Le mot hébreu utilisé pour désigner l'ampleur de cette catastrophe individuelle et collective n'est pas shoah, trop faible, se référant à un désastre naturel, mais Horban. Plus que la disparition, ce sont les conditions de la résurrection qu'il serait éclairant d'étudier, peut-être les lirons nous un jour sous sa plume, en tout cas merci pour cette intervention.