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''Misère de l'antisionisme''

Les ambivalences d'E. Macron (16 min)

Ruben Honigmann - journaliste, Ivan Segré - philosophe et talmudiste
  • Macron ambivalent

    Rester la fille aînée de l'Eglise (3min)

  • "J'ai toujours été sioniste"

    Une position inaudible à Gauche (5min)

  • Les leçons de morale de De Gaulle

    Accuser Israël pour masquer le Biafra (5min)

  • Israël, épine dans le pied des Nations

    L'impossible fraternité humaine (3min)

Les documents (2)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Ruben Honigmann - journaliste

Ruben Honigmann est responsable éditorial d'Akadem.

Ivan Segré - philosophe et talmudiste

Ivan Segré est né en 1973. Il a suivi des études de Philosophie et de Littérature à l’université Paris 10, puis à l’université Paris 8. Titulaire d’un doctorat en philosophie (Thèse de doctorat : La réaction philosémite à l’épreuve de l’histoire juive, sous la direction de Daniel Bensaïd) il vit aujourd’hui entre la France et Israël et  poursuit ses recherches talmudiques et philosophiques.

Bibliographies des conférenciers

Ivan Segré

Les pingouins de l'universel, (Lignes, 2017)   Acheter

L'intellectuel compulsif, (Lignes, 2015)   Acheter

Le manteau de Spinoza, (La Fabrique, 2014)   Acheter

Judaïsme et révolution, (La Fabrique, 2014)   Acheter

La Réaction philosémite, (Lignes, 2009)   Acheter

Ivan Segré (préface d'Alain Badiou)

Qu'appelle-t-on penser Auschwitz?, (Lignes, 2009)   Acheter

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Akadem est intégralement financé par des subventions du Fonds Social Juif Unifié et de de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

Si cette conférence peut vous être utile... un don à l'ordre de l'Appel unifié juif de France (l'organe de collecte du FSJU), sera très apprécié.

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L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 27 janvier 2020
Commentaires ( 5 )

Amalgame

6 février 2020, 11h31, Gérard Calloiet

La rhétorique déployée dans cet interview est proprement nauséabonde. L'idée semble être de mettre sur le même pied le mépris présidentiel signifié avec l'épisode Saint-Anne et l'antisionisme français en général issu de la gauche, en utilisant le lyrisme gaulien comme marche-pied pour les besoins de la démonstration. Quel rapport entre ces trois mouvements si ce n'est leur collage dans un interview ? Je ne commenterai pas la position Gaulienne, une récente réédition de Raymond Aron en dit des choses solides. Au passage ce même Aron a alors des positions sur la tension entre universalisme et particularisme qui le ferait passer en nos jours de bienséance comme un affreux gauchiste. Pour ma part je crois c'est bien de montagne à montagne que De Gaule lance ses analyses, et certainement pas par rémanence d'antisémitisme. Faut-il rappeler la résistance et la condamnation de Pétain ? Mais quel rapport peut-il bien y avoir entre la morgue Microniene qui a tout à voir avec la tradition bourgeoise de l'antisémitisme, elle même héritière de l'antijudaisme médiéval, avec la critique du sionisme depuis une idéologie française de l'universel ? L'accusation implicite d'antisémitisme de ces gauchistes français est totalement sans fondement. Et c'est bien depuis le même mouvement de respect d'autrui depuis le ciel des émancipations universalisantes que se décide un antisionisme français de gauche. On a tous les droits de ne pas être d'accord avec ce genre de positions, mais il faut se souvenir que ce sont les mêmes qui se sont battus contre l'antisémitisme, ou qui s'inscrivent dans cette tradition qui ne comprennent pas ce qu'ils voient comme un particularisme pouvant être injuste. Les assimiler à la crapulerie d'une supériorité bourgeoise est proprement insupportable. Et il s'agit ici en tous cas de tout sauf de la passion, on entend a minima des débats Socratiques, et pas de troubles assimilations. On se demande aussi où notre conférencier puise cet étiquetage de l'antisionisme de gauche. Il n'a probablement pas de parents juifs communistes, ou il les confond peut-être avec la lie de la terre sous prétexte qu'ils n'auraient pas été sionistes. Ou plutôt probablement il assimile la gauche à son maître de philosophie, qui lui-même confond communisme et paulinisme, depuis un dogmatisme respirant bien un mépris bien catholique. On restera amusés de la biographie du maître où Derrida sert de faire valoir, si on se souvient bien de ce que le maître engagea une bataille épique lors d'un séminaire philosophe et psychanalyse pour effacer le nom de Derrida. Peut-être aussi, en fin de compte que c'est le nom même de sionisme qui ne sort pas grandi de ces amalgames.

Peut-on être juif et antisioniste ?

13 février 2020, 10h59, Raoul Salzberg, interné à l'âge de 6 mois dans le camp de Rivesaltes

Je suis juif, rescapé de l'Holocauste et antisioniste. Je considère que le gouvernement Netanyahou déshonore le judaïsme.

Une question de titres

24 février 2020, 20h22, Mythique

Bonjour, Je m'étonne un peu de la pique portée par I. Segré à l'encontre des domaines nationaux de la France en Terre Sainte. Au motif que ces enclaves seraient le résultat de l'impérialisme français. A ce jeu, on pourrait défaire bien des États-nations européens (et je veux croire que ce n'est pas l'objectif recherché par I. Segré !?). Mais surtout, que je sache, ce qui a rendu possible la création d'Israël, c'était, le mandat, arraché par les britanniques à la SDN, sur la Palestine. Bien sûr, il y eut ensuite un combat, sanglant, pour rendre la vie insupportable aux britanniques. Mais ce combat à lui seul aurait été lui-même vain sans la déclaration Onusienne. Israël se prévaut de l'Histoire et (mais peut-être de mauvaise grâce ?) de la reconnaissance Onusienne : pourquoi la France ne pourrait pas se prévaloir des droits qu'elle a obtenu de l'Histoire et qu'Israël a reconnus lors de sa création (ainsi que vous le reconnaissez vous-mêmes dans le document annexé) ? C'est là manière de renard : on vise les militants antisionistes gauchistes qui aiment à manger du militaire et du curé. Cerise sur le gâteau, en s'essuyant les pieds sur le général de Gaulle. Et puisqu'on est fin gourmet : avec l'onction de R. Aron (en prenant soin toutefois, de ne pas trop fatiguer cet illustre mort) Permettez que je fasse brièvement sortir de leur repos MM. Maurice Fischer et Jean Chauvel - dont vous ne pipez mot- et dont la correspondance constitue pourtant l'accord réglant la question des établissements français en Terre sainte. Cet accord ainsi dûment commémoré, on peut renvoyer les morts à leurs études, les vivants, au seuil de la porte échangeant enfin des politesses...

Jean Chauvel

25 février 2020, 12h23, Mythique

Dans le fil de mon précédent commentaire, et en attendant qu'Akadem aborde de quelque façon les accords Chauvel-Fischer, je voulais attirer l'attention sur la personne même de Jean Chauvel. La rumeur publique lui a déjà consacré une page wikipedia ; de façon étonnante, ou instructive (c'est selon), on remarquera que cette page ne dit rien des accords Chauvel-Fischer !? [avis aux amateurs... ] Jean Chauvel a eu un fils (Jean-François), un petit-fils (Patrick), un frère (George Louis Marie) qui ont porté leur nom dans l'Histoire. La même encyclopédie en ligne indique que, dans les années 1960, Jean-François " a été intégré à la rédaction du Figaro comme grand-reporter et a été l'un des tout premiers à alerter l'opinion publique nationale et internationale sur le drame du Biafra". L'assertion renvoie à un fort intéressant article dont I. Segré pourrait faire son miel : Jung Barbara, « L'image télévisuelle comme arme de guerre. Exemple de la guerre du Biafra, 1967-1970 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, 2007/2 (N° 26), https : //www. Cairn. Info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin1-2007-2-page-49. Htm Mais attention l'apiculture est aujourd'hui une pratique bien délicate ! En 1972, dans Le Monde Diplo [désolé de renvoyer les lecteurs d'Akadem à cette publication], François Honti rendait compte de la publication des mémoires de Jean Chauvel. En voici un extrait qui devrait inciter à examiner plus avant les accords Chauvel-Fischer sus-cités : "Le principal intérêt historique du second volume est dans les pages consacrées au général de Gaulle. De 1944 à 1946 l’auteur a été fréquemment en contact avec le président du Comité national, devenu par la suite chef du gouvernement provisoire ; il l’a vu à la tâche et il a été plus d’une fois surpris par les opinions qu’il émettait et les attitudes qu’il adoptait dans certaines circonstances. Ainsi il a été choqué d’entendre de Gaulle parler en sa présence sur un ton dédaigneux de Georges Bidault, son ministre, en l’appelant « votre pauvre ministre » ; Il a pu constater aussi l’inefficacité de ses prises de position systématiquement négatives à l’égard des alliés, les fautes commises au Liban et en Syrie ou dans la façon d’aborder la question allemande, à propos de laquelle le méthode gaulliste fit complètement faillite. Le jugement qu’il porte sur la politique du général parait sévère, mais atteste l’indépendance d’esprit de l’auteur. " Cordialement.

Domaine réservé

25 février 2020, 12h53, Mythique

Au risque d'un télescopage, et alors que je viens de soumettre un deuxième commentaire toujours en instance d'approbation, je me dois de poster ceci : "à travers l’exercice d’une double action diplomatique, la France fut on ne peut plus ambiguë dans ce conflit. Car deux acteurs diplomatiques ont agi chacun dans leur sens, en totale contradiction : d’un côté, il y eut une diplomatie officielle, menée par le ministère des Affaires étrangères, et de l’autre, une diplomatie officieuse, secrète, émanant directement de l’Élysée. Ces deux acteurs diplomatiques français eurent des visions totalement opposées de l’action à mener au Nigeria. " "Certes, en choisissant de venir en aide au Biafra, le général de Gaulle espérait peut-être qu’une victoire biafraise lui permettrait d’acquérir le contrôle de certains gisements pétroliers situés dans la région orientale. Mais ce n’était pas la raison principale qui l’avait fait basculer du côté des Biafrais, et même si de Gaulle voyait le conflit du Nigeria comme une aubaine, il ne pensait pas pour autant que la France puisse y jouer un rôle. " Lhoste Jessie, « La diplomatie française face à la crise du Biafra, 1966-1970 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, 2008/1 (N° 27), https : //www. Cairn. Info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin1-2008-1-page-15. Htm.

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Amalgame

6 février 2020, 11h31, Gérard Calloiet

La rhétorique déployée dans cet interview est proprement nauséabonde. L'idée semble être de mettre sur le même pied le mépris présidentiel signifié avec l'épisode Saint-Anne et l'antisionisme français en général issu de la gauche, en utilisant le lyrisme gaulien comme marche-pied pour les besoins de la démonstration. Quel rapport entre ces trois mouvements si ce n'est leur collage dans un interview ? Je ne commenterai pas la position Gaulienne, une récente réédition de Raymond Aron en dit des choses solides. Au passage ce même Aron a alors des positions sur la tension entre universalisme et particularisme qui le ferait passer en nos jours de bienséance comme un affreux gauchiste. Pour ma part je crois c'est bien de montagne à montagne que De Gaule lance ses analyses, et certainement pas par rémanence d'antisémitisme. Faut-il rappeler la résistance et la condamnation de Pétain ? Mais quel rapport peut-il bien y avoir entre la morgue Microniene qui a tout à voir avec la tradition bourgeoise de l'antisémitisme, elle même héritière de l'antijudaisme médiéval, avec la critique du sionisme depuis une idéologie française de l'universel ? L'accusation implicite d'antisémitisme de ces gauchistes français est totalement sans fondement. Et c'est bien depuis le même mouvement de respect d'autrui depuis le ciel des émancipations universalisantes que se décide un antisionisme français de gauche. On a tous les droits de ne pas être d'accord avec ce genre de positions, mais il faut se souvenir que ce sont les mêmes qui se sont battus contre l'antisémitisme, ou qui s'inscrivent dans cette tradition qui ne comprennent pas ce qu'ils voient comme un particularisme pouvant être injuste. Les assimiler à la crapulerie d'une supériorité bourgeoise est proprement insupportable. Et il s'agit ici en tous cas de tout sauf de la passion, on entend a minima des débats Socratiques, et pas de troubles assimilations. On se demande aussi où notre conférencier puise cet étiquetage de l'antisionisme de gauche. Il n'a probablement pas de parents juifs communistes, ou il les confond peut-être avec la lie de la terre sous prétexte qu'ils n'auraient pas été sionistes. Ou plutôt probablement il assimile la gauche à son maître de philosophie, qui lui-même confond communisme et paulinisme, depuis un dogmatisme respirant bien un mépris bien catholique. On restera amusés de la biographie du maître où Derrida sert de faire valoir, si on se souvient bien de ce que le maître engagea une bataille épique lors d'un séminaire philosophe et psychanalyse pour effacer le nom de Derrida. Peut-être aussi, en fin de compte que c'est le nom même de sionisme qui ne sort pas grandi de ces amalgames.

Peut-on être juif et antisioniste ?

13 février 2020, 10h59, Raoul Salzberg, interné à l'âge de 6 mois dans le camp de Rivesaltes

Je suis juif, rescapé de l'Holocauste et antisioniste. Je considère que le gouvernement Netanyahou déshonore le judaïsme.

Une question de titres

24 février 2020, 20h22, Mythique

Bonjour, Je m'étonne un peu de la pique portée par I. Segré à l'encontre des domaines nationaux de la France en Terre Sainte. Au motif que ces enclaves seraient le résultat de l'impérialisme français. A ce jeu, on pourrait défaire bien des États-nations européens (et je veux croire que ce n'est pas l'objectif recherché par I. Segré !?). Mais surtout, que je sache, ce qui a rendu possible la création d'Israël, c'était, le mandat, arraché par les britanniques à la SDN, sur la Palestine. Bien sûr, il y eut ensuite un combat, sanglant, pour rendre la vie insupportable aux britanniques. Mais ce combat à lui seul aurait été lui-même vain sans la déclaration Onusienne. Israël se prévaut de l'Histoire et (mais peut-être de mauvaise grâce ?) de la reconnaissance Onusienne : pourquoi la France ne pourrait pas se prévaloir des droits qu'elle a obtenu de l'Histoire et qu'Israël a reconnus lors de sa création (ainsi que vous le reconnaissez vous-mêmes dans le document annexé) ? C'est là manière de renard : on vise les militants antisionistes gauchistes qui aiment à manger du militaire et du curé. Cerise sur le gâteau, en s'essuyant les pieds sur le général de Gaulle. Et puisqu'on est fin gourmet : avec l'onction de R. Aron (en prenant soin toutefois, de ne pas trop fatiguer cet illustre mort) Permettez que je fasse brièvement sortir de leur repos MM. Maurice Fischer et Jean Chauvel - dont vous ne pipez mot- et dont la correspondance constitue pourtant l'accord réglant la question des établissements français en Terre sainte. Cet accord ainsi dûment commémoré, on peut renvoyer les morts à leurs études, les vivants, au seuil de la porte échangeant enfin des politesses...

Jean Chauvel

25 février 2020, 12h23, Mythique

Dans le fil de mon précédent commentaire, et en attendant qu'Akadem aborde de quelque façon les accords Chauvel-Fischer, je voulais attirer l'attention sur la personne même de Jean Chauvel. La rumeur publique lui a déjà consacré une page wikipedia ; de façon étonnante, ou instructive (c'est selon), on remarquera que cette page ne dit rien des accords Chauvel-Fischer !? [avis aux amateurs... ] Jean Chauvel a eu un fils (Jean-François), un petit-fils (Patrick), un frère (George Louis Marie) qui ont porté leur nom dans l'Histoire. La même encyclopédie en ligne indique que, dans les années 1960, Jean-François " a été intégré à la rédaction du Figaro comme grand-reporter et a été l'un des tout premiers à alerter l'opinion publique nationale et internationale sur le drame du Biafra". L'assertion renvoie à un fort intéressant article dont I. Segré pourrait faire son miel : Jung Barbara, « L'image télévisuelle comme arme de guerre. Exemple de la guerre du Biafra, 1967-1970 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, 2007/2 (N° 26), https : //www. Cairn. Info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin1-2007-2-page-49. Htm Mais attention l'apiculture est aujourd'hui une pratique bien délicate ! En 1972, dans Le Monde Diplo [désolé de renvoyer les lecteurs d'Akadem à cette publication], François Honti rendait compte de la publication des mémoires de Jean Chauvel. En voici un extrait qui devrait inciter à examiner plus avant les accords Chauvel-Fischer sus-cités : "Le principal intérêt historique du second volume est dans les pages consacrées au général de Gaulle. De 1944 à 1946 l’auteur a été fréquemment en contact avec le président du Comité national, devenu par la suite chef du gouvernement provisoire ; il l’a vu à la tâche et il a été plus d’une fois surpris par les opinions qu’il émettait et les attitudes qu’il adoptait dans certaines circonstances. Ainsi il a été choqué d’entendre de Gaulle parler en sa présence sur un ton dédaigneux de Georges Bidault, son ministre, en l’appelant « votre pauvre ministre » ; Il a pu constater aussi l’inefficacité de ses prises de position systématiquement négatives à l’égard des alliés, les fautes commises au Liban et en Syrie ou dans la façon d’aborder la question allemande, à propos de laquelle le méthode gaulliste fit complètement faillite. Le jugement qu’il porte sur la politique du général parait sévère, mais atteste l’indépendance d’esprit de l’auteur. " Cordialement.

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