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Considérations sur l'Europe

Le retour du "nom juif" (38 min)

Pierre Assouline - journaliste, écrivain, Jean-Claude Milner - philosophe et linguiste
  • L'Europe a éteint les Lumières

    Une unité fondée sur les camps de la mort (9min)

  • Le retour du nom "Juif"

    La hantise du citoyen israélite (8min)

  • L'éternel vaincu devenu vainqueur

    Israel, structurellement illégitime (12min)

  • L'étude juive face à la prospérité

    Malaise dans la civilisation européenne (9min)

Les documents (6)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Pierre Assouline - journaliste, écrivain

Pierre Assouline est né à Casablanca au Maroc. Ecrivain et journaliste, il a été le directeur de la rédaction du mensuel Lire, chroniqueur au Monde 2, critique pour Le Nouvel Observateur, et membre du comité de rédaction du mensuel L'Histoire. C'est également un homme de radio, à France Inter (1986-1990), RTL (1990-1999), ponctuellement sur France Culture. Il est enfin chargé de conférence pour le cours de lecture/écriture à l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, qui sont à la fois biographies, enquêtes et témoignages. On lui doit, notamment, Lourdes histoires d'eau (Alain Moreau, 1980) et Les nouveaux convertis (Albin Michel, 1982), des entretiens avec Antoine Blondin (Le flâneur de la rive gauche) et Raoul Girardet (Singulièrement libre), ainsi que les biographies très fouillées, consacrées à Marcel Dassault, Simenon, Gaston Gallimard, Jean Jardin, Kahnweiler, Albert Londres, Hergé et ,en 1997, Le dernier des Camondo. (Mise à jour: septembre 2007).  

Page personnelle

Jean-Claude Milner - philosophe et linguiste

Jean-Claude Milner est né à Paris en 1941 et a fait ses études à Paris et aux États-Unis. Philosophe, il est aussi spécialiste des questions de linguistique qu'il a étudiées notamment auprès de Roland Barthes. A l'Ecole normale supérieure, en 1961-1962, il fréquente un noyau intellectuel dominé par Louis Althusser. Puis il fait partie de la Gauche prolétarienne (GP) qui se constitue en 1968. Pendant deux mois, il milite dans des usines de Franche-Comté. Au début des années 1970, son interlocuteur privilégié est Benny Lévy, alors chef de la GP. Il a enseigné à l'Université Paris 7 et présidé le conseil scientifique de cette université, ainsi que le Collège international de philosophie.

Bibliographies des conférenciers

Jean-Claude Milner

Considérations sur l'Europe, (Editions du Cerf, 2019)   Acheter

Considérations sur la France ; conversation avec Philippe Petit Jean-Claude Milner, (Cerf , 2017)   Acheter

Relire la révolution , (Verdier , 2016)   Acheter

L'universel en éclats , (Verdier , 2014)   Acheter

Le sage trompeur, (Verdier, 2013)   Acheter | Emprunter

Le Juif de savoir, (Grasset & Fasquelle, collection "Figures", 2006)   Acheter

La politique des choses, (Navarin, 2005)   Acheter

Le pas philosophique de Roland Barthes, (Verdier, collection "Philia", 2003)   Acheter

Les penchants criminels de l'Europe démocratique, (Verdier, collection "Le séminaire de Jérusalem", 2003)   Acheter | Emprunter

Le périple structural: figures et paradigme, (Le Seuil, collection "La couleur des idées", 2002)   Acheter

Mallarmé au tombeau, (Verdier, collection "Philia", 1999)   Acheter

L'oeuvre claire. Lacan, la science, la philosophie, (Le Seuil, Collection "L'ordre philosophique", 1998)   Acheter

Introduction à une science du langage, (Le Seuil, édition abrégée, collection "Points Essais", 1995)   Acheter

L'Archéologie d'un échec, 1950-1993, (Le Seuil, collection "Essais", 1993)   Acheter

Constat, (Verdier, 1992)   Acheter

Les Noms indistincts, (Le Seuil, collection "Connexions du Champ freudien", 1983)   Acheter

Ordres et raisons de langue, (Le Seuil, "Collection linguistique", 1982)   Acheter

De la syntaxe à l'interprétation, (Le Seuil, collection "Travaux linguistiques", 1978)   Acheter

L'Amour de la langue, (Le Seuil, collection "Connexions du Champ freudien", 1978)   Acheter

Pierre Assouline

Retour à Séfarad, (Gallimard, 2018)   Acheter

Golem , (Gallimard , 2016)   Acheter

Sigmaringen , (Folio , 2015)   Acheter

Autodictionnaire Proust, (Omnibus, 2011)   Acheter

Vies de Job, (Gallimard, 2011)   Acheter | Emprunter

Le portrait, (Folio, 2009)   Acheter

Lutetia, (Folio, 2006)   Acheter

Henri Cartier-Bresson: L'oeil du siècle, (Gallimard, 2001)   Acheter

L'Epuration des intellectuels, (Complexe, 1999)   Acheter

Hergé, (Gallimard, 1998)   Acheter

La Cliente, (Gallimard, 1998)   Emprunter

Le Dernier des Camondo, (Gallimard, 1997)   Acheter | Emprunter

Les Nouveaux convertis: Enquête sur des chrétiens, des juifs et des musulmans pas comme les autres, (Folio, 1992)   Emprunter

Simenon, (Julliard, 1992)   Acheter

Albert Londres. Vie et mort d'un grand reporter, 1884-1932, (Gallimard, 1990)   Acheter

L'Homme de l'art: D.-H. Kahnweiler, 1884-1979, (Balland, 1988)   Emprunter

Monsieur Dassault, (Balland, 1983)   Emprunter

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Autres conférences des conférenciers
Pour en savoir plus
Bibliographie sur le sujet

Collectif. Dir. Jean-Paul Sartre

Revue Les Temps Modernes, n°253 bis, juillet 1967, Le conflit israélo-arabe. Dossier, (Les Temps Modernes - Gallimard, 1967)   Acheter

Jean-Claude Milner

Les penchants criminels de l'Europe démocratique, (Verdier, collection "Le séminaire de Jérusalem", 2003)   Acheter | Emprunter

Théodore Reinach

Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsme, (Belles lettres, 2007)   Acheter

Jean-Claude Milner

Considérations sur l'Europe, Conversation avec Philippe Petit, (Editions du Cerf, 2019)   Acheter

Autres conférences sur le sujet
L'organisateur
Commentaires ( 21 )

Une interrogation

14 mars 2019, 02h15, Perplexe

Très intéressante réflexion de ce monsieur. Cependant je ne suis pas tout à fait d'accord avec sa théorie selon laquelle le "nom juif" serait insupportable pour l'Europe démocratique d'après guerre, à cause de cette séparation, parmi les Juifs, entre ceux qui doivent se consacrer au profit et ceux qui qui se vouent à l'étude, et le soutien des premiers aux seconds, alors que pour cette Europe la seule chose qui compte est le maintien de la prospérité sans contrepartie éthique, en quelque sorte. Il me semble que l'opposition entre Juifs et non Juifs est beaucoup plus ancienne, plus simple et elle n'est pas religieuse. Sans faire de l'essentialisme, ni généraliser je crois qu'on peut reconnaître une tendance générale chez les non Juifs d'aspirer avant tout à l'enracinement dans une patrie charnelle, territoriale, au maintien de traditions et de coutumes, en en maintenant et renforçant la cohésion par des institutions traditionnelles, le tout impliquant forcément une religion comme liant. Alors que la sensibilité juive aspire à une émancipation, conçue comme une réparation du monde, en rassemblant les étincelles de lumière éparses, et en abolissant les cloisonnements entre les nations dans l'espoir d'un temps messianique. La sensibilité des Gentils est au fond païenne, mais elle se coule aisément dans le christianisme, puisque le christianisme n'est pas messianique, Jésus étant le Messie, il est déjà venu et a dit : mon royaume n'est pas de ce monde. Si on admet cette différence fondamentle, le conflit rentre Juifs et Gentils est inévitable puisque les aspirations juives sont en opposition fondamentale avec les désirs les plus profonds des Gentils à vivre selon leurs coutumes, d'une part, et de l'autre côté, l'amour des Gentils pour leurs sociétés fermées traditionnelles est ressenti comme une menace par les Juifs qui se sentiraient exclus si on laissait les Goyim vivre suivant leurs goûts, les juifs craignant que dans ce cas les frontières se referment sur eux et qu'ils se retrouvent dans un ghetto. Cette opposition existe, elle est au fond irréductible et elle a ressurgi récemment. Je ne suis pas juif et ne me considère pas comme antisémite mais j'aimerais dire comment je vois ce conflit qui ressurgit. Je comprendrais que le modérateur ne souhaite pas publier mon commentaire. Comment surmonter ce conflit ? Quand j'entends à la radio ou vous à la télévision un BHL, un Bernard Guetta ou, encore pire, un Raphaël Glucksmann, développer leur prophétie agressive universaliste, je ressens leurs propos comme une déclaration de guerre à tout ce que je suis et à toute la civilisation enracinée qui est la mienne. Je ressens celà comme un discours de haine, à mon égard et à l'égard des miens. Je le ressens comme une agression au même titre et avec la même intensité que pourrait ressentir un juif qui entendrait le discours d'un nazi. Il existe donc bien une opposition irréductible. Qui doit prévaloir ? Le monde de Raphaël Glucksmann ou le mien ? Voila le fond de la question. S'y ajoute l'élément suivant. Aujourd'hui l'antisémitisme est de retour. Une des raisons principales de cette flambée est la présence massive de populations antijuives musulmanes, qui sont venues chez nous en grande partie par suite de politiques immigrationistes et multiculturalistes exigées et promues à cor et à cri par les organisations juives. Je lis souvent la revue juive américaine Tablet Mag, qu'on trouve sur internet. Il y a des articles très intéressants reflétant l'optique de l'intelligentsia de gauche américaines en faveur du mariage gay, du multiculturalisme etc. Depuis quelques temps je sens la panique de ces gens qui perçoivent aux États Unis une montée puissante de l'antisémitisme, aussi forte qu'en France, et qu'au Royaume Uni ou Corbyn est perçu comme un antisémite dangereux. On sent l'angoisse de cette gauche américaine en constatant que le parti démocrate bascule dans l'antisémitisme depuis que ce parti, qui etait traditionnellement celui dans lequel les Juifs se reconnaissaient, a de plus en plus tendances à virer antisioniste pro palestinien par suite du poids grandissant d'un vote immigré et musulman. Donc celà est perçu comme le Corbynisme qui prend pied aux USA. Je pose donc la question : pourquoi cette intelligentsia juive s'est-elle donc ingéniée à créer elle-même une situation, en Angleterre comme aux USA, et en France, qui aujourd'hui a pour conséquence que la gauche dans ces pays devient antijuive ? Au fond pourquoi l'intelligentsia juive soutien-elle si volontiers des idées qui ensuite vont se retourner contre les Juifs ? La même erreur avait déja été commise avec le communisme. Suis-je en train de devenir un antisémite si je me prends à penser que c'est dans la nature de l'intelligentsia juive, par esprit messianique mal inspiré, de toujours promouvoir toute théorie dont on peut penser au début qu'elle va faire voler en éclat le monde traditionnel des Gentils, tant on désire voir ce monde voler en éclats ? Et que par suite de ce tropisme, à chaque fois l'idée émancipatrice du début : communisme, multiculturalisme, finit par se retourner contre les Juifs. Ne faudrait-il pas une fois toutes changer de braquet, c'est à dire, pour les Juifs, renoncer à changer le monde ?

Réponse à perplexe.

15 mars 2019, 14h54, Abner Assoun

Bonjour Perplexe, premier point : Lorsque vous entendez ou écoutez BHL, Guetta ou Gluksmann, ils n'engagent que leur propre personne ! Quand je lis, écoute ou regarde Rémi Brague, Chantal Delsol, Luc Ferry, Manent, je vois une subjectivité non le délégué patenté de tel ou tel courant. C'est un premier point de méthode qui me parait important. Votre raisonnement est le suivant : Juifs, voulez-vous que la haine contre vous cesse ? Alors, renoncez à changez le monde ! Sincèrement, vous qui vous déclarez matérialiste, apparemment, au sens des idées (elles ne tombent pas du ciel). Vous pensez vraiment qu'au Moyen âge, l'accusation de la transmission de la peste ou de l'assassinat des enfants pour la fabrication de la matza, celles-ci viennent de la mission des Juifs ; comme peuple du changement, de la transformation ou de la réparation ? Enfin, pour que la haine anti-juive disparaisse, votre solution est connue, ressassée, mâchée et recrachée : les Juifs comme peuple et comme religion doivent s'évanouir... C'est ce que je comprends de votre demande qui n'est pas encore une injonction, "renoncer à changer le monde“ ! Renoncer à changer le monde, c'est se convertir au paganisme ou aux monothéismes qui admettent l'état du monde, ou qui sont convaincus que nous venons ici pour gagner notre âme pour là-bas, ou que la Divinité décide de tout, que nous n'avons rien d'autre à faire que de crier qu'Il est Grand ! Non, Perplexe ; même si je ne partage pas les propos et les analyses de BHL, et d'autres, qui ne sont pas juifs au sens halachique, les Juifs comme peuple et comme religion ne peuvent pas et en doivent pas renoncer à la transfiguration terrestre ! Nous ne serions plus Juifs, ni Hébreux, ni Am israël, nous serions une Nation comme les autres. A quoi bon ?

Réponse à la réponse

15 mars 2019, 17h24, Stanislas

Comment comprendre alors que les porte-drapeaux des valeurs des « Gentils » que vous décrivez soit Zemmour et Finkielkraut, deux juifs. Comment comprendre que la vision et les valeurs « juives » que vous supposez être telles, soit défendues, avec la plus grande énergie, par les « Goys » Mélenchon, Plenel, Hamon et Besancenot. On ne peut forcer la complexité du monde à entrer dans la boite à chaussures idéologique ou raciste. Ah si tous les juifs pouvaient se comporter comme les juifs de votre démonstration et les goys comme des goys, nous serions alors dans un paradis intellectuel où le réel obéirait à l’idéologie et aux préjugés.

Merci de cette franchise

15 mars 2019, 21h06, Perplexe

Je remercie Abner Assoun d'avoir bien voulu répondre à mon interrogation, que je m'adresse à moi même et qui me taraude. Tout d'abord, d'accord avec la remarque de méthode. Bien entendu quand quelqu'un s'exprime en public il n'engage que soi même. Mais dans ce cas il faudrait peut-être dire à BHL, Raphaël Glucksmann, Jacques Attali, le rabbin Touitou, Mme Barbra Lerner-Spectre, et tant d'autres prophètes du judaïsme, du mondialisme, du multiculturalisme, du métissage, et de manière générale de la destruction des nations, de ne pas se présenter en tant que porte paroles du peuple juif, d'Israël, du judaïsme et de la judaïté, quand ils tiennent des propos incendiaires et pour tout dire haineux, qui heurtent profondément les non Juifs. En effet, parlant au nom de leur peuple, et/ou de leur religion, comme ils le font, souvent avec une arrogance insensée, ils mettent en danger leurs coreligionnaires. Que de tels propos choquants soient tenus dans l'intimité des familles, est une chose. Le plus sidérant, c'est qu'ils sont tenus en public, à la télévision, par des gens qui n'ont pas l'air de se rendre compte que si les participants aux talk shows sont entre eux, de l'autre côté de l'écran TV, il y a des millions de goyim, qui sont choqués. Votre message est tout de même révélateur et, en un certain sens, terrifiant. Car vous nous dites très clairement qu'en effet "les Juifs comme peuple et comme religion ne peuvent pas et ne doivent pas renoncer à la transfiguration terrestre ! " Et que s'ils le faisaient, ils ne seraient "plus ni Juifs, ni Hébreux, ni Am Israël", mais "une nation comme les autres". Votre réflexion, pour la franchise de laquelle je vous remercie, est inquiétante, car elle autorise peu d'espoir d'une compréhension entre Juifs et Gentils et encore moins d'une atténuation de l'antisémitisme, qui serait pourtant souhaitable. En effet, dans la mesure où on essaie de faire advenir la "transfiguration terrestre" par une praxis qui dans 90% des cas n'est pas la piété d'un judaïsme orthodoxe attendant le Messie, tout en acceptant de vivre au milieu des nations sans vouloir les révolutionner, mais bien plutôt un activisme violent visant à faire voler en éclats les sociétés traditionnelles, il est évident que cela est impossible sans susciter une réaction de la majorité non juive. Cette forme de messianisme n'est pas acceptée comme une contribution au bonheur de l'humanité, mais elle est ressentie comme la négation du désir des peuples de vivre à leur guise. Je tiens à vous dire, cher contradicteur, que je ne préconise absolument pas que "les Juifs, comme peuple et comme religion, doivent s'évanouir". Pas du tout. Je souhaite au contraire qu'ils vivent, comme peuple et comme religion, et si possible dans l'amitié avec les non Juifs. Je m'interroge simplement. Ne serait-il pas plus sage que la "transfiguration du monde" à laquelle ils aspirent, soit recherchée d'une autre manière que par un activisme révolutionnaire et la promotion de toutes sortes de concepts, du communisne au multiculturalisme, qui n'apportent que la désolation, et d'abords aux Juifs qui les ont promus eux-mêmes. Prenez le phénomène Dieudonné. La Licra et le CRIF ont voulu une France multiculturelle et disaient qu'ainsi il n'y aurait plus d'antisémitisme. Ils ont réussi à la créer, cette France multiculturelle. La France a été "transfigurée". Elle n'est plus blanche ni catholique comme au temps de Pétain. Désormais elle s'appelle Dieudonné. Donc apparemment ce n'était pas la bonne méthode.

Le Juif, le communiste et le multiculturaliste...

16 mars 2019, 00h37, André

"Suis-je en train de devenir un antisémite si je me prends à penser que c'est dans la nature de l'intelligentsia juive, par esprit messianique mal inspiré, de toujours promouvoir toute théorie dont on peut penser au début qu'elle va faire voler en éclat le monde traditionnel des Gentils, tant on désire voir ce monde voler en éclats ? Et que par suite de ce tropisme, à chaque fois l'idée émancipatrice du début : communisme, multiculturalisme, finit par se retourner contre les Juifs. " Comme si il n'y avait que des communistes et des multiculturalistes "juifs"... Et comme si un communiste était d'abord et avant tout un "juif"... Et oui, c'est une réflexion typiquement antisémite (Juif contre Gentil, monde traditionnel etc. ) alors ne cherchez pas à nous enfumer avec votre insupportable logorrhée et assumez.

La pluralité du monde ne se réduit pas au chiffre deux

16 mars 2019, 18h27, Bernard56

Bonjour Perplexe, Français juif, je ne vois certes pas en vous un "antisémite". Mais l'analyse que vous faites avec un certain brio me paraît influencée par un certain type d'énoncé anti-juif qui assimile "le j (J) uif "au côté abstrait de notre humanité commune tandis que "le Gentil", issu d'une "race" terrienne, serait enraciné dans une communauté charnelle. Chez le juriste catholique (et malheureusement) nazi K. Schmidt, cette dichotomie essentialisante allait jusqu'à organiser l'histoire autour du combat entre le messianisme juif destructeur et l'esprit créatif de l'aryen, héritier du logos grec et du Droit romain... Vous n'en êtes certes pas là, je vous le dis en toute fraternité, mais le monde des j (J) uifs est beaucoup plus divers que vous ne le percevez. La création de l'Etat d'Israël sur le modèle de l'Etat nation aurait pu vous conduire à relativiser cette opposition binaire abstrait/concret. Quant aux intellectuels "juifs" que vous citez comme modèles d'un universalisme abstrait, ignorant des réalités des communautés humaines, il est étrange de les réduire à une face de leur identité comme s'il s'agissait d'intellectuels organiques de la communauté juive. Ils ne le sont pas plus que Finkielkraut, que vous ne citez pas mais qui apparaît comme un penseur du républicanisme français sans renier son souci d'Israël (peuple et Etat) et qui manifeste plus le souci de conserver le monde au sens que lui donnait Hans Jonas que de le changer pour faire advenir un monde meilleur... Ou le meilleur des mondes ! Quant à au judaïsme, il peut être lu comme le faisait E Levinas comme un particulier-universel tendant à dépasser de façon dialectique le clivage artificiel entre abstrait et concret que vous ressuscitez me semble t'il... Cordialement, .

Vous avez dis antisemite...

18 mars 2019, 09h57, Isaac wingate

Vous n’êtes pas en train de devenir antisémite vous l’êtes déjà, Il n’y a qu’un antisémite pour faire un amalgame aussi grossier que d’attribuer aux organisations juives de France l’immigration massive depuis les 40 dernières années, c’est oublié qu’il y a en France un gouvernement, un parlement, un sénat bref des rouages qui ont permis cette immigration. La vraie question est de savoir pourquoi est-ce que vous occulter qui est le vrai responsable de l’immigration musulmane vous désigner les juifs ou les Organisations juives, Votre scénario qu’on Bloodiest digne des protocole des sages de Sion vous désigne comme un antisémite notoire mais qui peut s’ignorer. Vos raisonnements Complotistes ne laisse aucune place à une interprétation rationnelle mais reflète tout à fait votre judeophobie, N’essayez pas de nous envaper Assumez-vous.

Je tire ma révérence

18 mars 2019, 22h10, Perplexe

Je remercie Bernard56 pour son compliment au sujet de mon «brio», qui me flatte beaucoup. Mais je préfère ne pas trop m’attarder sur ce fil de discussion où je suis un intrus. J’ai d’ailleurs été très étonné que mon commenatire ait été publié... Le principal argument que l’on pourrait invoquer à l’appui d’une accusation d’antisémitisme contre moi (et si je plaidais coupable, pourrais-je espérer une remise de peine ?), c’est que j’ai tendance à être impressionné par la prédominance massive dans les écrits d’auteurs juifs d’un tropisme universaliste internationaliste, au minimum libéral, et une forte répulsion pour tout ce qui se rapproche le moindrement d’une forme quelconque d’enracinement. Alors évidemment, il est facile de dire que c’est un préjugé antisémite. Mais si l’on cessait de se mentir et si on reconnaissait que c’est un fait. Il s’agit bien d’une vision du monde juive. Abner Assoun a eu la franchise de confirmer qu’en effet les Juifs en tant que peuple et que religion ne pourront jamais renoncer à «transfigurer le monde terrestre » car dans ce cas il deviendraient une nation comme les autres et ce ne serait pas la peine. Donc ce peuple et cette religion sont porteurs d’une aspiration révolutionnaire à transformer la société des gentils, ce qui est bien la cause de l’antisémitisme. On n’en sort pas. Je serais tenté de poursuivre ce dialogue, mais cela me met mal à l’aise. Je ne suis pas ici chez moi et je préfère m’en aller sur la pointe des pieds après un dernier billet. J’avais préparé une petite réflexion pour donner la réplique à mes honorables contradicteurs, en tentant de trouver des auteurs juifs dont l’oeuvre fasse mentir mes «préjugés», c’est à dire des penseurs qui aient été de sincéres défenseurs du trône et de l’autel, ou disons au moins du traditionnalisme. Et le plus fort c’est qu’à force de chercher j’en ai trouvé quelques uns mais ils ne se comptent même pas sur les doigts d’une main. Force est de constater que a) ce sont des merles blancs, b) ce ne sont pas des références car la plupart du temps il ont été complètement rejetés par leurs correligionaires et même considérés comme des rénégats, Juifs antisémites ou Juifs ayant la haine de soi : exemples typiques parmi des auteurs juifs français : Simone Weil, Daniel Halévy, Emmanuel Berl, et surtout c) ces rarissimes exceptions qui confirment la règle ne font vraiment pas le poids face aux légions d’auteurs virulents qui depuis 25 siècles et jusqu’à Marx, Adorno, Horckheimer, Marcuse.

Question à Perplexe

19 mars 2019, 18h02, Bernard56

Vous êtes libre de votre choix mais je vous avoue que votre réponse me laisse... Perplexe. Car, il me semble avoir apporté un argument de taille pour contrer votre conception assez stéréotypée du "Juif" identifié à l'Universalisme abstrait, au nomade sans frontières dynamiteur des collectifs historiques existants, figure du Tout Autre : La création d'un nouvel Etat des J (j) uifs sous la forme d'un Etat nation qui fait la synthèse entre enracinement dans une histoire au long cours et modernité libérale-technicienne sans céder au rêve messianique (du moins dans la version centrale du sionisme de Ben Gourion) de transformer le monde. Par ailleurs, parmi les intellectuels juifs sensibles à la thématique de l'enracinement dans une demeure des hommes, vous auriez pu citer Allan Bloom ou Alain Finkielkraut, devenu la bête noire d'une gauche libérale ou révolutionnaire sans-frontièriste... Il y a décidément trop d'impasses dans votre lecture. J'espère que vous prendrez le temps de me répondre et vous fais observer qu'en tant qu'homme épris de culture vous ne serez jamais un Etranger sur le site d'Akadem.

A la suite de votre dernier message

22 mars 2019, 00h25, Abner Assoun

Cher perplexe, vous portez ce surnom, mais vous ne vous êtes pas égaré ici ; c'est vous qui décidez de ne plus parler. encore une fois, vous citez Marx : il n'est pas juif, ils est né protestant, dans une famille de convertis. Bakounine n'est pas juif... Les catholiques ne sont pas juifs, ils sont universels dans leur nom propre ; Vous êtes dans une généralisation hâtive avec des positions individuelles Le judaïsme, dans son courant central, espère converger vers le Un en gardant le particulier de chaque peuple ; contrairement à d'autres visions, il n'est pas exigé que nous devenions tous même pour converger ; cher perplexe, si moi je deviens vous, et vous moi : qui est l'autre ? Et si l'autre ne m'aime pas ? Que faire ? encore une fois, il ne s'agit pas de s'enfermer ; il existe en permanence dans les textes juifs d'une tension entre le centre et la diaspora, entre le lieu promis par Hachem et l'exil. Entre la tradition et l'époque dans laquelle vit une génération ; on est toujours en déséquilibre, en mouvement, même si on nait dans un lieu, et que l'on y vit des siècles durant ; vous n'avez pas répondu à mon exemple du moyen âge : il n'y avait ni marx, ni gluksman, ni bhl, et ici ou là, en terre chrétienne ou en terre musulmane, les juifs sont mis à l'index : rouelle, marquage jaune, interdits de professions ; d'ailleurs, des siècles durant les juifs ne sont pas un peuple car ils n'ont pas de terre (de lieu !), et quand ils ont une terre, ils l'ont volée... mettez en tension, la notion d'état des Juifs, d'état juif, état d'Israël, et vous aurez une autre façon de vous poser des questions sur ce sujet ; les uns traitent les juifs d'infâmes nationalistes, les autres d'avoir renoncé à leur rôle de juif errant ou cosmopolite ; le judaïsme n'est pas cosmopolite, ni nationaliste, mais comme l'a écrit un intervenant, particulier-général. Ni Babel, ni pharaon, ni terre sacrée ou sainte, Le seul lieu : le Temple, symbole du Lieu de la présence divine ; encore une fois, entretenir une tradition ne se fait pas sans transmission, et cette transmission vit grâce à chaque génération qui espère laisser un monde plus juste à la suivante. Donc, transformation, réparation, attentes messianiques, le juif ne peut pas se accepter le monde tel qu'il fonctionne, c'est à dire ce monde qui vit sans morale et sans éthique ;.

Pour Abner Assoun et Bernhard56

25 mars 2019, 19h00, Perplexe

Bon, d’après ce que je vois ce serait très intéressant de converser tranquillement avec Abner Assoun et Bernhard56. Mais il est tout de même plus sage de ne pas squatter ce site, où malgré le ton très aimable des gens, je ne suis pas dans mon élément. Si ces deux interlocuteurs sympathiques cherchent à comprendre comment on devient un ‘‘perplexe’’ dans mon genre, je leur suggère de lire le commentaire que j’avais laissé sur ce même site Akadem il y a quelques années (sous le pseudonyme Tachles), à l’occasion d’un sujet très intéressant sur Emmanuel Berl. Cela m’avait beaucoup frappé que le seul auteur juif dont je me sente très proche soit justement considéré par ses frères juifs comme traître à sa race, et accusé d’avoir la haine de soi. Si c’est de la haine de soi, mais je ne le crois pas, alors je préfère un Emmanuel Berl qui a la haine de soi à un BHL, Vincent Peillon ou maintenant le petit dernier de la bande Raphaël Glücksmann, qui ont la haine de moi, et le disent avec une telle violence effrontée à chaque fois qu’ils passent à la TV ou écrivent un livre, comme s'il s'exprimaient dans un cercle intime... Je pense, c’est vrai, que l’antisémitisme est dû au fait que les Emmanuel Berl sont toujours reniés, alors que les BHL, Peillon et Glücksmann sont les porte paroles autorisés de la judaïté. Les goyim ne sont pas méchants mais quand des provocateurs leur crachent tout le temps leur haine à la figure, il ne faut pas s’étonner qu’ils le goûtent assez peu. Donc je répète ma conclusion : Si le discours dominant des leaders d'opinion juifs en France était dans la ligne Emmanuel Berl et non BHL, il n'y aurait pas d'antisémitisme en France aujourd'hui. Le discours antisémite ne mordrait pas dans l'opinion, au moins dans l'opinion intello...

Histoire sans fin

1 avril 2019, 18h42, Bernard56

L'antisémite a souvent un "bon" juif à opposer aux autres juifs comme signe de leur aliénation. Vous, c'est E. Berl dont vous chantez la louange (je l'aime aussi comme Jankelevitch... ). Ah, si les juifs pouvaient (tous) lui ressembler... Mais vous oubliez que votre bon juif a dû se cacher des Allemands et de la milice française pour échapper à la déportation ! Pas assez français Berl en 1943... Et que dire de la malheureuse I. Nemirovsky qui reprenait dans sa trame romanesque certains des poncifs les plus éculés de l'antisémitisme. Déportée, puis gazée à Auschwitz... Non, votre rhétorique assez perverse du renversement - ce sont les juifs qui créent l'antisémitisme- outre son caractère ignoblement outrancier et univoque, fait fi de la diversité historique des juifs, réduits à des stéréotypes. Je ne me sens aucune affinité avec BHL, V. Peillon et R Glücksmann, pas plus qu'avec la pape François, grand apôtre du "mondialisme" comme on dit dans certain milieux qui ne vous sont sans doute pas étrangers. Et je vous rappelle que c'est le fondateur du christianisme, l'apôtre Paul qui a pensé avec un certain génie l'universalisme facile "Il n'y a plus ni Juifs ni Grecs... " au moment même où il rompt avec le judaïsme. Apôtre d'un peuple nouveau débarrassé de toute identité historique. François II continue sur ses traces mais cela n'a pas l'air de vous gêner. Il faudrait vous interroger sur les parti pris et angles morts de votre lecture dogmatique. Mais il ne s'agit pas seulement d'une discussion intellectuelle entre nous. On tue à nouveau des juifs parce que juifs dans ce pays. Prétendre qu'ils y sont pour quelque chose, c'est choisir son camp. Je vous laisse deviner lequel, Perplexe...

On n'en sort pas

7 avril 2019, 20h01, Perplexe

@Bernard56. Effectivement c'est sans fin. Vous m'"assignez" (comme on dit aujourd'hui) à un camp. Je ne disputerai pas votre décision. Vous me reprochez d'être le typique antisémite qui a son bon Juif, en l'occurrence Emmanuel Berl. J'en ai d'autres. J'aime bien aussi Simone Weil, et un auteur allemand que je vous recommande : Hans Joachim Schoeps, qui a du lui aussi s'enfuir et se cacher mais est resté toute sa vie un nationaliste prussien monarchiste. Vous avez raison dans beaucoup de choses que vous dites, en particulier sur la diversité historique des Juifs. Je le sais bien et je suis moins dans le stéréotype que vous ne pensez. Mais ce qui m'étonnera toujours c'est ceci : nous sommes enjoints, nous autres goyim, de toujours traquer en nous la moindre mauvaise pensée ou mauvaise arrière pensée judéo-phobe. On exige de nous de bannir toute référence à des auteurs qui auraient eu de telles mauvaises pensées. Ça fait du monde. Il n'y a plus de littérature ni française, ni allemande, ni anglaise, s'il faut l'expurger de tous ceux qui ont fauté sur ce point. Un professeur de droit a récemment été révoqué d'un enseignement de droit des sociétés, car accusé d'appartenance à l'Action Française, mouvement fondé par l'infâme Maurras et dont François Mitterrand était très proche dans sa jeunesse. Ca devient énervant ce genre de chasse aux sorcières. Les goyim sont moins exigeants et surtout moins agressifs. Ils n'exigent pas des Juifs qu'ils désavouent où se désolidarisent des propos haineux de leurs intellectuels. Mais pourquoi les autorités juives ne pratiquent-elles donc pas la même police de la pensée envers les propos haineux de leurs penseurs autoproclamés, qu'elles imposent aux goyim, en obtenant même des Etats des lois répressives spéciales à cet effet pour persécuter les mal-pensants, avec constitution de partie civile, condamnations très lourdes, etc. ? Il me semble que cette pratique n'est plus du tout acceptée par l'opinion. C'est sans doute celà, au fond, la vraie montée de l'antisémitisme.

La nuit tous les chats sont gris !

22 avril 2019, 08h10, Bernard56

Perplexe, si vous voulez pensez sérieusement les choses, il faut sortir de la mise en équivalence généralisée à laquelle vous procédez. Pour, in fine, faire ressortir le fait que les "goyim" (pour parler comme vous le faites) seraient les victimes de l'agressivité des "Juifs" sous couvert de prétexte victimaire ! La pénalisation de la négation du judéocide perpétré par les nazis (auquel vous faites allusion de façon très oblique et alambiquée, ce qui est en soi révélateur) relève moins du "pouvoir" fantasmé des juifs que de la prise de conscience d'une partie de la société française au terme de travaux d'historiens, de débats savants et passionnés, de procès et de polémiques qui ont traversé la société française que le "négationnisme" était la continuation du génocide réel par d'autres moyens et que les Eichmann de papier étaient autant des faussaires de l'Histoire que les épigones des nazis. Avec BH Lévy et R Glücksmann que vous vomissez, en les isolant pour les besoins de votre cause des autres "mondialistes" que vous en parvenez pas à rattacher à une matrice judaïque (le pape François et l'Eglise d'aujourd'hui !) on n'est pas dans le registre génocidaire, faut-il le préciser mais dans celui de conceptions différentes du Bien commun dont l'affrontement est à la base de la démocratie. Par ailleurs, j'attire votre attention sur le fait qu'une loi a été votée en 2011/12 par le Parlement français pénalisant la négation du génocide des Armémiens et Assyriens, des chrétiens donc, par le pouvoir ottoman. Pourtant, la France n'était pas impliquée dans ces tueries perpétrées contre ces minorités alors que "l'Etat Français" de Vichy a joué un rôle décisif dans la ségrégation, la persécution puis la déportation des juifs de France vers où vous savez. Ecririez vous, que c'est la preuve du pouvoir des chrétiens orientaux sur la société française... ?

Nier l'évidence ne mène à rien

25 avril 2019, 01h24, Perplexe

Tiens la discussion continue... Eh bien soit, continuons, cher Bernard56. Vous êtes un grand maître du pilpoul vraiment. Ainsi on pourrait discuter à perte de vue sans aboutir à rien. Vous ne voulez pas reconnaître que la doxa juive ambiante impose aux non Juifs une repentance permanente, et lassante, dans tous les domaines, de la pensée et même des arrière pensées, ce à quoi les bon non Juifs se prêtent de bonne grâce, mais l'irritation naît quand on s'aperçoit que le discours juif haineux anti gentils se poursuit de plus belle, et qu'il donne le ton dans les médias, avec en plus un caractère légal répressif de plus en plus persécuteur contre les non Juifs qui s'alourdit de plus en plus pesamment. Comment voulez-vous que les non Juifs, qui avaient eu pendant longtemps une réelle bienveillance envers leurs concitoyens juifs ne finissent pas par se fâcher contre ce qui se manifeste soi même de manière ostentatoire comme un pouvoir juif. Je ne parle même pas des lois comme la loi Gayssot, justement fustigée par Annie Kriegel qui avait averti de son danger pour les Juifs eux-mêmes. Mais songez qu'il n'existe aucun texte légal établissant le caractère délictueux d'un geste comme la "quenelle" de Dieudonné. Comment se fait-il donc que des condamnations aient été prononcées pour des "quenelles" ? Quand j'ai fait mes études de droit on m'avait enseigné le principe de la légalité des peines : Nullum crimen nulla poena sine lege (Beccaria). En agissant ainsi on manifeste à la face du monde qu'en France des associations juives privées sont en mesure de faire acte de législateur en obtenant la criminalisation d'un geste sans aucune base légale, juste parce que ce geste leur paraît offensant. De même l'interdiction d'un spectacle de Dieudonné par un arrêt du Conseil d'Etat, téléphoné avec le premier ministre Manuel Valls, était une erreur fatale qui a laissé des traces horribles dans l'opinion. Comment voulez-vous que cela ne soit pas ressenti par le public comme un abus de pouvoir pour complaire à des associations communautaires ? Je vais vous donner un autre exemple encore d'hémiplégie : vous en avez contre le pape François, je me demande pourquoi. Il me semblait pourtant que c'était un pape super philosémite. Mais puisque vous parlez de ce sujet, parlons de l'influence juive jusqu'au coeur de l'Eglise catholique et de sa capacité d'imposer des changements même dans la liturgie. Nous sommes en période de Pâques. Je suis allé assister à la liturgie du vendredi saint. Il y a cette fameuse prière pour les Juifs, qui a été changée pour faire plaisir aux Juifs. Cela m'a fait penser à vous. En effet, à première vue cela semble une bonne idée d'ôter la phrase "prions pour les perfides juifs", qui pouvait être perçue comme offensante. C'est un beau geste de réconciliation. Mais si l'on y songe, cela n'a aucun sens dans la mesure où l'autre partie n'a pas spontanément pris la même mesure en expurgeant officiellement le Talmud des violents appels à la haine contre les non Juifs qu'il contient. Pourtant ces textes sont connus. Ils ne sont plus cachés comme ils l'étaient au moyen-âge, où ces passages étaient en blanc et enseignés secrètement. Aujourd'hui on peut les entendre dans des vidéos de rabbins israéliens sur internet. Vous pensez sans doute que je suis antisémite, mais en réalité je me désole de voir l'animosité monter entre Juifs et non Juifs. Et je suis obligé de constater que dans une large mesure les maladresses insignes commises par les organisations juives, leurs fautes de goût et leurs comportements d'éléphant dans un magasin de porcelaine, sont la cause du phénomène. Avez-vous prêté attention par exemple au geste de Francis Kalifat président du CRIF, agrippant la main d'Emmanuel Macron au dîner du CRIF pour bien montrer qui est le patron et qui est le subalterne ? C'était au point que Macron faisait une grimace, tant il était visiblement gêné et même excèdé. Des centaines de milliers de Français ont visionné cette vidéo sur internet. Il faudrait dire aux responsables juifs que de tels gestes sont impardonnables, car comment peut-on après ça éviter que les Dieudonné de ce monde aient l'opinion de leur côté ?

"ll est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" Albert Einstein

4 mai 2019, 12h44, Bernard56

Que dire alors d'une chaîne de préjugés... ! Car en passant du style interrogatif au mode de discours assertif et doctrinaire qui contredit votre pseudo, Perplexe, votre préjugé judéophobe vous a conduit à remonter le temps vers la source d'un nationalisme chrétien qui a irrigué la pensée contre révolutionnaire, antirépublicaine et antisémite. Ce n'est pas vous faire offense que de voir en vous un épigone de Drumont (sans les insultes contre les "youtres" qui fleurissaient dans la "France juive" et la "Libre parole"), et de Maurras votre cher "Maître" de l'Action française. Le problème éthique que pose votre discours est que vous écrivez après le judéocide commis par les nazis avec l'aide de leurs collaborateurs et qu'une certaine rhétorique réactionnaire qui faisait partie de l'esprit culturel du temps a révélé pleinement son potentiel de haine destructive entre 1940 et 1944 ! Quelque soit le biais cognitif avec lequel vous abordez certaines questions telles que les "lois mémorielles" (en fait vous ne vous en prenez qu'à la loi Gayssot, qui comme l'a défendu avec brio Pierre Nora est la moins "mémorielle" de toutes... ) ou la liberté de parole de ce démagogue identitaire qu'est Dieudonné, une discussion contradictoire serait théoriquement possible quoique très certainement vouée au double soliloque. En revanche, quand vous postulez comme un Réel irréfragable que le Talmud appelle à la haine des non juifs, vous tombez dans la caricature antisémite en ignorant notamment la démarche dialectique qui lui est inhérente. Le Talmud n'est pas un texte dogmatique qui exprime une Vérité. Il est constitué de commentaires qui se répondent, se contredisent et appellent leur approfondissement ou leur réfutation. Il est certes toujours possible à un esprit dogmatique et/ou malveillant d'isoler tel passage, dans un monument de plusieurs milliers de pages, exprimant la position de tel maître de l'Antiquité avec sa part éventuelle de préjugés en ignorant la réponse de tel autre maître qui contredit, corrige voire déconstruit le point de vue adverse mais c'est trahir l'Esprit même de ces livres à des fins polémiques, voire de détestation de l'autre. De ce point de vue, nul n'est besoin de vous cacher derrière des rabbins israéliens extrémistes ! Il suffit de se référer à la manière dont la tradition antisémite a instrumentalisé le Talmud au cours des siècles pour justifier haine, ségrégation et massacres. Les oeuvres d'A Rohling, de Justin Pranatis, d'A. Pontigny, d'E Drumont et de tant d'autres sont toutes marquées par une mythologie anti-talmudiste à base de fausses citations ou sorties de leur contexte (cette tradition est capitalisée aujourd'hui sur les sites de la fachosphère... ) Ainsi voilà ce qu'écrit Wikipédia sur le religieux catholique lithuanien Pranatis qui inspira le faux antijuif de la police secrète tsariste "les Protocoles des sages de Sion" : "Justin Bonaventure Pranaitis est connu pour son livre sur le Talmud, publié en latin (1892) avec l'imprimatur de Mgr Kozlowski, archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum (Le Talmud démasqué), est en réalité un faux, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire. Il s'agit d'un ouvrage de propagande antisémite, comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites. En 1902, Pranaitis fut nommé à Tachkent auprès des communautés polonaises et lituaniennes et entreprit d'évangéliser l'Ouzbékistan. Il intervint durant le procès de Beilis, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs en 1912. Comme il se prétendait spécialiste du Talmud, il fut choisi comme expert par l'accusation dans cette affaire où le commis juif Mendel Bejlis (Beilis) avait été accusé de l'assassinat rituel d'un enfant chrétien dont le corps avait été découvert portant de nombreux coups de couteau. L'expertise de Pranaitis aurait dû confirmer l'accusation, mais sa compétence parut au jury des plus douteuses, puisqu'il n'arrivait à comprendre aucun des mots en hébreu du Talmud qu'on lui présenta, au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense. Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d'expert »3. Beilis n'en avait pas moins passé deux années en prison avant de se voir acquitté. " Il faut ajouter que le Talmud a été traduit en français depuis 1871 et que quiconque voudrait vérifier le soi-disant bien-fondé de l'accusation portée contre lui de "livre de la haine universelle contre tous les peuples de la famille humaine" (A. Pontigny et E Drumont) a la possibilité de confronter l'original avec ses accusateurs... Perplexe, dans un message précédent vous évoquiez votre sentiment qu'il était temps pour vous de prendre congé d'Akadem et de cette "discussion". C'est un point d'accord entre nous ; le seul, hélas !

"ll est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" Albert Einstein

4 mai 2019, 12h44, Bernard56

Que dire alors d'une chaîne de préjugés... ! Car en passant du style interrogatif au mode de discours assertif et doctrinaire qui contredit votre pseudo, Perplexe, votre préjugé judéophobe vous a conduit à remonter le temps vers la source d'un nationalisme chrétien qui a irrigué la pensée contre révolutionnaire, antirépublicaine et antisémite. Ce n'est pas vous faire offense que de voir en vous un épigone de Drumont (sans les insultes contre les "youtres" qui fleurissaient dans la "France juive" et la "Libre parole"), et de Maurras votre cher "Maître" de l'Action française. Le problème éthique que pose votre discours est que vous écrivez après le judéocide commis par les nazis avec l'aide de leurs collaborateurs et qu'une certaine rhétorique réactionnaire qui faisait partie de l'esprit culturel du temps a révélé pleinement son potentiel de haine destructive entre 1940 et 1944 ! Quelque soit le biais cognitif avec lequel vous abordez certaines questions telles que les "lois mémorielles" (en fait vous ne vous en prenez qu'à la loi Gayssot, qui comme l'a défendu avec brio Pierre Nora est la moins "mémorielle" de toutes... ) ou la liberté de parole de ce démagogue identitaire qu'est Dieudonné, une discussion contradictoire serait théoriquement possible quoique très certainement vouée au double soliloque. En revanche, quand vous postulez comme un Réel irréfragable que le Talmud appelle à la haine des non juifs, vous tombez dans la caricature antisémite en ignorant notamment la démarche dialectique qui lui est inhérente. Le Talmud n'est pas un texte dogmatique qui exprime une Vérité. Il est constitué de commentaires qui se répondent, se contredisent et appellent leur approfondissement ou leur réfutation. Il est certes toujours possible à un esprit dogmatique et/ou malveillant d'isoler tel passage, dans un monument de plusieurs milliers de pages, exprimant la position de tel maître de l'Antiquité avec sa part éventuelle de préjugés en ignorant la réponse de tel autre maître qui contredit, corrige voire déconstruit le point de vue adverse mais c'est trahir l'Esprit même de ces livres à des fins polémiques, voire de détestation de l'autre. De ce point de vue, nul n'est besoin de vous cacher derrière des rabbins israéliens extrémistes ! Il suffit de se référer à la manière dont la tradition antisémite a instrumentalisé le Talmud au cours des siècles pour justifier haine, ségrégation et massacres. Les oeuvres d'A Rohling, de Justin Pranatis, d'A. Pontigny, d'E Drumont et de tant d'autres sont toutes marquées par une mythologie anti-talmudiste à base de fausses citations ou sorties de leur contexte (cette tradition est capitalisée aujourd'hui sur les sites de la fachosphère... ) Ainsi voilà ce qu'écrit Wikipédia sur le religieux catholique lithuanien Pranatis qui inspira le faux antijuif de la police secrète tsariste "les Protocoles des sages de Sion" : "Justin Bonaventure Pranaitis est connu pour son livre sur le Talmud, publié en latin (1892) avec l'imprimatur de Mgr Kozlowski, archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum (Le Talmud démasqué), est en réalité un faux, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire. Il s'agit d'un ouvrage de propagande antisémite, comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites. En 1902, Pranaitis fut nommé à Tachkent auprès des communautés polonaises et lituaniennes et entreprit d'évangéliser l'Ouzbékistan. Il intervint durant le procès de Beilis, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs en 1912. Comme il se prétendait spécialiste du Talmud, il fut choisi comme expert par l'accusation dans cette affaire où le commis juif Mendel Bejlis (Beilis) avait été accusé de l'assassinat rituel d'un enfant chrétien dont le corps avait été découvert portant de nombreux coups de couteau. L'expertise de Pranaitis aurait dû confirmer l'accusation, mais sa compétence parut au jury des plus douteuses, puisqu'il n'arrivait à comprendre aucun des mots en hébreu du Talmud qu'on lui présenta, au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense. Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d'expert »3. Beilis n'en avait pas moins passé deux années en prison avant de se voir acquitté. " Il faut ajouter que le Talmud a été traduit en français depuis 1871 et que quiconque voudrait vérifier le soi-disant bien-fondé de l'accusation portée contre lui de "livre de la haine universelle contre tous les peuples de la famille humaine" (A. Pontigny et E Drumont) a la possibilité de confronter l'original avec ses accusateurs... Perplexe, dans un message précédent vous évoquiez votre sentiment qu'il était temps pour vous de prendre congé d'Akadem et de cette "discussion". C'est un point d'accord entre nous ; le seul, hélas !

Les penchants antisémites de Perplexe

4 mai 2019, 17h42, Aglaïa

"Comment voulez-vous que les non Juifs, qui avaient eu pendant longtemps une réelle bienveillance envers leurs concitoyens juifs ne finissent pas par se fâcher contre ce qui se manifeste soi même de manière ostentatoire comme un pouvoir juif. " Eh bien voilà qui lève le voile de la perplexité et révèle l'antisémitisme le plus assuré et le plus convaincu. Votre présence dans ce post est une allégorie de la mouche attirée par la lumière, de l'abeille par le miel... Allez écouter la belle conférence sur le bouc-émissaire, ça vous fera du bien...

Le vrai se decouvre de toute facon

20 juin 2019, 17h41, bernard

Il faudrait lire le Talmud avec innocence sans prejudges, il se decouvrirait alors dans toute sa beaute et meme sa splendeur (Zohar = splendeur en Hebreu).

Le Zohar non, le Talmud non plus, mais Martin Buber oui

30 juillet 2019, 04h23, Perplexe

Tiens, je m’apercois que mes saillies "antisémites" continuent de faire réagir Bernard, même après des mois. Donc il y avait dans mes propos quelque chose qui l’a travaillé. Vous me conseillez, Bernard, la lecture du Talmud et du Zohar. C’est beaucoup demander à un goy comme moi, car pour lire vraiment ces livres il faudrait pouvoir les lire dans le texte hébreu. Comme vous le savez, les traductions sont souvent tendancieuses, malveillantes et faites par des antisémites. Je ne lis pas l'hébreu donc j’y renonce. En revanche il m’arrive de lire des auteurs juifs comme Martin Buber, que je peux lire dans le texte original car je sais l’allemand. Je souhaiterais, Bernard, que vous me fassiez l’exégèse du texte suivant de Martin Buber, car on peut y lire l’aveu précisément de ce dont j’ai parlé et qui à mon avis est la cause profonde de l’antisémitisme. Je ne sais pas si vous lisez l’allemand, donc je vous mets le texte en allemand et ensuite je le traduirai de mon mieux. Je souhaiterais savoir ce que vous avez à dire là dessus. Version allemande : „Bisher hat die jüdische Existenz nur dazu ausgereicht, Götzenthrone zu erschüttern, nicht aber einen Thron Gottes aufzurichten. Das macht die Unheimlichkeit der jüdischen Existenz inmitten der Völker aus. Das Judentum prätendiert das Absolute zu lehren, aber faktisch lehrt es nur das Nein zum Leben der Völker, vielmehr es ist dieses Nein und nichts mehr. Darum ist es den Völkern ein Grauen geworden. Darum muß, wo eins von ihnen dazu übergeht, nicht mehr wie bisher nur in seiner Innerlichkeit, sondern in den Ordnungen der Wirklichkeit sein eigenes Selbst als das Absolute zu setzen, es Israel abschaffen wollen. Darum ist Israel heute, statt mit einem Flug über den Abgrund den Weg der Rettung weisen zu dürfen, zuunterst in den Strudel der allgemeinen Heillosigkeit gerissen. “ Et ma traduction, qui vaut ce qu’elle vaut : Jusqu’à maintenant l’existence juive n’est parvenue qu’à ébranler des trônes idolâtres, mais pas à élever un trône à Dieu. C’est ce qui fait l’étrangeté insupportable de l’existence juive au milieu des peuples. Le judaïsme prétend enseigner l’absolu mais en fait il n’enseigne que le non à l’existence des peuples, bien plus c’est ce non et rien d’autre. C’est pourquoi il est devenu odieux aux peuples. C’est pourquoi là où l’un d’entre eux (des peuples) s’avise de placer son propre soi en absolu, non pas comme avant seulement dans son intériorité, mais bien dans les ordres de la réalité, Israel doit vouloir le détruire. C’est pourquoi Israël aujourd’hui, au lieu de pouvoir trouver le chemin du salut dans un vol au dessus de l’abîme, se trouve emporté au plus point le plus bas dans le cyclone du désespoir général. Martin Buber : Werksausgabe, Zweiter Band - Schriften zur Bibel, Kösel-Verlag, München 1964, S. 1071 Oeuvres completes, deuxième volume – Écrits sur la Bible, Münich 1964. P. 1071. Bon, c’est un texte très impressionant mais énigmatique. Il a été écrit au temps du nazisme. Evidemment à l’époque le nazisme voulait placer le peuple allemand en absolu et on comprend bien qu’il s’agissait d’une menace mortelle pour Israël qui pouvait bien penser qu’une nation comme l’Allemagne qui veut s’absolutiser ainsi doit être détruite. Mais il n’en reste pas moins que Martin Buber reconnaît que le judaïsme est essentiellement le non à l’existence des peuples, à part le peuple juif évidemment. Alors moi je prends au sérieux Martin Buber et je vous demande, Bernard, pourquoi le judaïsme est-il le non à l’existence des peuples ? De quel droit cette prétention exorbitante ? Les peuples non juifs n’ont-ils donc pas le droit à l’existence ?

MERCI

29 janvier 2020, 03h46, Juliette

Merci, pour cette conversation. RARE d'entendre parler avec autant de d'intelligence !

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Le retour du "nom juif"

38 min

Pierre Assouline - journaliste, écrivain, Jean-Claude Milner - philosophe et linguiste

Commentaires ( 21 )

Une interrogation

14 mars 2019, 02h15, Perplexe

Très intéressante réflexion de ce monsieur. Cependant je ne suis pas tout à fait d'accord avec sa théorie selon laquelle le "nom juif" serait insupportable pour l'Europe démocratique d'après guerre, à cause de cette séparation, parmi les Juifs, entre ceux qui doivent se consacrer au profit et ceux qui qui se vouent à l'étude, et le soutien des premiers aux seconds, alors que pour cette Europe la seule chose qui compte est le maintien de la prospérité sans contrepartie éthique, en quelque sorte. Il me semble que l'opposition entre Juifs et non Juifs est beaucoup plus ancienne, plus simple et elle n'est pas religieuse. Sans faire de l'essentialisme, ni généraliser je crois qu'on peut reconnaître une tendance générale chez les non Juifs d'aspirer avant tout à l'enracinement dans une patrie charnelle, territoriale, au maintien de traditions et de coutumes, en en maintenant et renforçant la cohésion par des institutions traditionnelles, le tout impliquant forcément une religion comme liant. Alors que la sensibilité juive aspire à une émancipation, conçue comme une réparation du monde, en rassemblant les étincelles de lumière éparses, et en abolissant les cloisonnements entre les nations dans l'espoir d'un temps messianique. La sensibilité des Gentils est au fond païenne, mais elle se coule aisément dans le christianisme, puisque le christianisme n'est pas messianique, Jésus étant le Messie, il est déjà venu et a dit : mon royaume n'est pas de ce monde. Si on admet cette différence fondamentle, le conflit rentre Juifs et Gentils est inévitable puisque les aspirations juives sont en opposition fondamentale avec les désirs les plus profonds des Gentils à vivre selon leurs coutumes, d'une part, et de l'autre côté, l'amour des Gentils pour leurs sociétés fermées traditionnelles est ressenti comme une menace par les Juifs qui se sentiraient exclus si on laissait les Goyim vivre suivant leurs goûts, les juifs craignant que dans ce cas les frontières se referment sur eux et qu'ils se retrouvent dans un ghetto. Cette opposition existe, elle est au fond irréductible et elle a ressurgi récemment. Je ne suis pas juif et ne me considère pas comme antisémite mais j'aimerais dire comment je vois ce conflit qui ressurgit. Je comprendrais que le modérateur ne souhaite pas publier mon commentaire. Comment surmonter ce conflit ? Quand j'entends à la radio ou vous à la télévision un BHL, un Bernard Guetta ou, encore pire, un Raphaël Glucksmann, développer leur prophétie agressive universaliste, je ressens leurs propos comme une déclaration de guerre à tout ce que je suis et à toute la civilisation enracinée qui est la mienne. Je ressens celà comme un discours de haine, à mon égard et à l'égard des miens. Je le ressens comme une agression au même titre et avec la même intensité que pourrait ressentir un juif qui entendrait le discours d'un nazi. Il existe donc bien une opposition irréductible. Qui doit prévaloir ? Le monde de Raphaël Glucksmann ou le mien ? Voila le fond de la question. S'y ajoute l'élément suivant. Aujourd'hui l'antisémitisme est de retour. Une des raisons principales de cette flambée est la présence massive de populations antijuives musulmanes, qui sont venues chez nous en grande partie par suite de politiques immigrationistes et multiculturalistes exigées et promues à cor et à cri par les organisations juives. Je lis souvent la revue juive américaine Tablet Mag, qu'on trouve sur internet. Il y a des articles très intéressants reflétant l'optique de l'intelligentsia de gauche américaines en faveur du mariage gay, du multiculturalisme etc. Depuis quelques temps je sens la panique de ces gens qui perçoivent aux États Unis une montée puissante de l'antisémitisme, aussi forte qu'en France, et qu'au Royaume Uni ou Corbyn est perçu comme un antisémite dangereux. On sent l'angoisse de cette gauche américaine en constatant que le parti démocrate bascule dans l'antisémitisme depuis que ce parti, qui etait traditionnellement celui dans lequel les Juifs se reconnaissaient, a de plus en plus tendances à virer antisioniste pro palestinien par suite du poids grandissant d'un vote immigré et musulman. Donc celà est perçu comme le Corbynisme qui prend pied aux USA. Je pose donc la question : pourquoi cette intelligentsia juive s'est-elle donc ingéniée à créer elle-même une situation, en Angleterre comme aux USA, et en France, qui aujourd'hui a pour conséquence que la gauche dans ces pays devient antijuive ? Au fond pourquoi l'intelligentsia juive soutien-elle si volontiers des idées qui ensuite vont se retourner contre les Juifs ? La même erreur avait déja été commise avec le communisme. Suis-je en train de devenir un antisémite si je me prends à penser que c'est dans la nature de l'intelligentsia juive, par esprit messianique mal inspiré, de toujours promouvoir toute théorie dont on peut penser au début qu'elle va faire voler en éclat le monde traditionnel des Gentils, tant on désire voir ce monde voler en éclats ? Et que par suite de ce tropisme, à chaque fois l'idée émancipatrice du début : communisme, multiculturalisme, finit par se retourner contre les Juifs. Ne faudrait-il pas une fois toutes changer de braquet, c'est à dire, pour les Juifs, renoncer à changer le monde ?

Réponse à perplexe.

15 mars 2019, 14h54, Abner Assoun

Bonjour Perplexe, premier point : Lorsque vous entendez ou écoutez BHL, Guetta ou Gluksmann, ils n'engagent que leur propre personne ! Quand je lis, écoute ou regarde Rémi Brague, Chantal Delsol, Luc Ferry, Manent, je vois une subjectivité non le délégué patenté de tel ou tel courant. C'est un premier point de méthode qui me parait important. Votre raisonnement est le suivant : Juifs, voulez-vous que la haine contre vous cesse ? Alors, renoncez à changez le monde ! Sincèrement, vous qui vous déclarez matérialiste, apparemment, au sens des idées (elles ne tombent pas du ciel). Vous pensez vraiment qu'au Moyen âge, l'accusation de la transmission de la peste ou de l'assassinat des enfants pour la fabrication de la matza, celles-ci viennent de la mission des Juifs ; comme peuple du changement, de la transformation ou de la réparation ? Enfin, pour que la haine anti-juive disparaisse, votre solution est connue, ressassée, mâchée et recrachée : les Juifs comme peuple et comme religion doivent s'évanouir... C'est ce que je comprends de votre demande qui n'est pas encore une injonction, "renoncer à changer le monde“ ! Renoncer à changer le monde, c'est se convertir au paganisme ou aux monothéismes qui admettent l'état du monde, ou qui sont convaincus que nous venons ici pour gagner notre âme pour là-bas, ou que la Divinité décide de tout, que nous n'avons rien d'autre à faire que de crier qu'Il est Grand ! Non, Perplexe ; même si je ne partage pas les propos et les analyses de BHL, et d'autres, qui ne sont pas juifs au sens halachique, les Juifs comme peuple et comme religion ne peuvent pas et en doivent pas renoncer à la transfiguration terrestre ! Nous ne serions plus Juifs, ni Hébreux, ni Am israël, nous serions une Nation comme les autres. A quoi bon ?

Réponse à la réponse

15 mars 2019, 17h24, Stanislas

Comment comprendre alors que les porte-drapeaux des valeurs des « Gentils » que vous décrivez soit Zemmour et Finkielkraut, deux juifs. Comment comprendre que la vision et les valeurs « juives » que vous supposez être telles, soit défendues, avec la plus grande énergie, par les « Goys » Mélenchon, Plenel, Hamon et Besancenot. On ne peut forcer la complexité du monde à entrer dans la boite à chaussures idéologique ou raciste. Ah si tous les juifs pouvaient se comporter comme les juifs de votre démonstration et les goys comme des goys, nous serions alors dans un paradis intellectuel où le réel obéirait à l’idéologie et aux préjugés.

Merci de cette franchise

15 mars 2019, 21h06, Perplexe

Je remercie Abner Assoun d'avoir bien voulu répondre à mon interrogation, que je m'adresse à moi même et qui me taraude. Tout d'abord, d'accord avec la remarque de méthode. Bien entendu quand quelqu'un s'exprime en public il n'engage que soi même. Mais dans ce cas il faudrait peut-être dire à BHL, Raphaël Glucksmann, Jacques Attali, le rabbin Touitou, Mme Barbra Lerner-Spectre, et tant d'autres prophètes du judaïsme, du mondialisme, du multiculturalisme, du métissage, et de manière générale de la destruction des nations, de ne pas se présenter en tant que porte paroles du peuple juif, d'Israël, du judaïsme et de la judaïté, quand ils tiennent des propos incendiaires et pour tout dire haineux, qui heurtent profondément les non Juifs. En effet, parlant au nom de leur peuple, et/ou de leur religion, comme ils le font, souvent avec une arrogance insensée, ils mettent en danger leurs coreligionnaires. Que de tels propos choquants soient tenus dans l'intimité des familles, est une chose. Le plus sidérant, c'est qu'ils sont tenus en public, à la télévision, par des gens qui n'ont pas l'air de se rendre compte que si les participants aux talk shows sont entre eux, de l'autre côté de l'écran TV, il y a des millions de goyim, qui sont choqués. Votre message est tout de même révélateur et, en un certain sens, terrifiant. Car vous nous dites très clairement qu'en effet "les Juifs comme peuple et comme religion ne peuvent pas et ne doivent pas renoncer à la transfiguration terrestre ! " Et que s'ils le faisaient, ils ne seraient "plus ni Juifs, ni Hébreux, ni Am Israël", mais "une nation comme les autres". Votre réflexion, pour la franchise de laquelle je vous remercie, est inquiétante, car elle autorise peu d'espoir d'une compréhension entre Juifs et Gentils et encore moins d'une atténuation de l'antisémitisme, qui serait pourtant souhaitable. En effet, dans la mesure où on essaie de faire advenir la "transfiguration terrestre" par une praxis qui dans 90% des cas n'est pas la piété d'un judaïsme orthodoxe attendant le Messie, tout en acceptant de vivre au milieu des nations sans vouloir les révolutionner, mais bien plutôt un activisme violent visant à faire voler en éclats les sociétés traditionnelles, il est évident que cela est impossible sans susciter une réaction de la majorité non juive. Cette forme de messianisme n'est pas acceptée comme une contribution au bonheur de l'humanité, mais elle est ressentie comme la négation du désir des peuples de vivre à leur guise. Je tiens à vous dire, cher contradicteur, que je ne préconise absolument pas que "les Juifs, comme peuple et comme religion, doivent s'évanouir". Pas du tout. Je souhaite au contraire qu'ils vivent, comme peuple et comme religion, et si possible dans l'amitié avec les non Juifs. Je m'interroge simplement. Ne serait-il pas plus sage que la "transfiguration du monde" à laquelle ils aspirent, soit recherchée d'une autre manière que par un activisme révolutionnaire et la promotion de toutes sortes de concepts, du communisne au multiculturalisme, qui n'apportent que la désolation, et d'abords aux Juifs qui les ont promus eux-mêmes. Prenez le phénomène Dieudonné. La Licra et le CRIF ont voulu une France multiculturelle et disaient qu'ainsi il n'y aurait plus d'antisémitisme. Ils ont réussi à la créer, cette France multiculturelle. La France a été "transfigurée". Elle n'est plus blanche ni catholique comme au temps de Pétain. Désormais elle s'appelle Dieudonné. Donc apparemment ce n'était pas la bonne méthode.

Le Juif, le communiste et le multiculturaliste...

16 mars 2019, 00h37, André

"Suis-je en train de devenir un antisémite si je me prends à penser que c'est dans la nature de l'intelligentsia juive, par esprit messianique mal inspiré, de toujours promouvoir toute théorie dont on peut penser au début qu'elle va faire voler en éclat le monde traditionnel des Gentils, tant on désire voir ce monde voler en éclats ? Et que par suite de ce tropisme, à chaque fois l'idée émancipatrice du début : communisme, multiculturalisme, finit par se retourner contre les Juifs. " Comme si il n'y avait que des communistes et des multiculturalistes "juifs"... Et comme si un communiste était d'abord et avant tout un "juif"... Et oui, c'est une réflexion typiquement antisémite (Juif contre Gentil, monde traditionnel etc. ) alors ne cherchez pas à nous enfumer avec votre insupportable logorrhée et assumez.

La pluralité du monde ne se réduit pas au chiffre deux

16 mars 2019, 18h27, Bernard56

Bonjour Perplexe, Français juif, je ne vois certes pas en vous un "antisémite". Mais l'analyse que vous faites avec un certain brio me paraît influencée par un certain type d'énoncé anti-juif qui assimile "le j (J) uif "au côté abstrait de notre humanité commune tandis que "le Gentil", issu d'une "race" terrienne, serait enraciné dans une communauté charnelle. Chez le juriste catholique (et malheureusement) nazi K. Schmidt, cette dichotomie essentialisante allait jusqu'à organiser l'histoire autour du combat entre le messianisme juif destructeur et l'esprit créatif de l'aryen, héritier du logos grec et du Droit romain... Vous n'en êtes certes pas là, je vous le dis en toute fraternité, mais le monde des j (J) uifs est beaucoup plus divers que vous ne le percevez. La création de l'Etat d'Israël sur le modèle de l'Etat nation aurait pu vous conduire à relativiser cette opposition binaire abstrait/concret. Quant aux intellectuels "juifs" que vous citez comme modèles d'un universalisme abstrait, ignorant des réalités des communautés humaines, il est étrange de les réduire à une face de leur identité comme s'il s'agissait d'intellectuels organiques de la communauté juive. Ils ne le sont pas plus que Finkielkraut, que vous ne citez pas mais qui apparaît comme un penseur du républicanisme français sans renier son souci d'Israël (peuple et Etat) et qui manifeste plus le souci de conserver le monde au sens que lui donnait Hans Jonas que de le changer pour faire advenir un monde meilleur... Ou le meilleur des mondes ! Quant à au judaïsme, il peut être lu comme le faisait E Levinas comme un particulier-universel tendant à dépasser de façon dialectique le clivage artificiel entre abstrait et concret que vous ressuscitez me semble t'il... Cordialement, .

Vous avez dis antisemite...

18 mars 2019, 09h57, Isaac wingate

Vous n’êtes pas en train de devenir antisémite vous l’êtes déjà, Il n’y a qu’un antisémite pour faire un amalgame aussi grossier que d’attribuer aux organisations juives de France l’immigration massive depuis les 40 dernières années, c’est oublié qu’il y a en France un gouvernement, un parlement, un sénat bref des rouages qui ont permis cette immigration. La vraie question est de savoir pourquoi est-ce que vous occulter qui est le vrai responsable de l’immigration musulmane vous désigner les juifs ou les Organisations juives, Votre scénario qu’on Bloodiest digne des protocole des sages de Sion vous désigne comme un antisémite notoire mais qui peut s’ignorer. Vos raisonnements Complotistes ne laisse aucune place à une interprétation rationnelle mais reflète tout à fait votre judeophobie, N’essayez pas de nous envaper Assumez-vous.

Je tire ma révérence

18 mars 2019, 22h10, Perplexe

Je remercie Bernard56 pour son compliment au sujet de mon «brio», qui me flatte beaucoup. Mais je préfère ne pas trop m’attarder sur ce fil de discussion où je suis un intrus. J’ai d’ailleurs été très étonné que mon commenatire ait été publié... Le principal argument que l’on pourrait invoquer à l’appui d’une accusation d’antisémitisme contre moi (et si je plaidais coupable, pourrais-je espérer une remise de peine ?), c’est que j’ai tendance à être impressionné par la prédominance massive dans les écrits d’auteurs juifs d’un tropisme universaliste internationaliste, au minimum libéral, et une forte répulsion pour tout ce qui se rapproche le moindrement d’une forme quelconque d’enracinement. Alors évidemment, il est facile de dire que c’est un préjugé antisémite. Mais si l’on cessait de se mentir et si on reconnaissait que c’est un fait. Il s’agit bien d’une vision du monde juive. Abner Assoun a eu la franchise de confirmer qu’en effet les Juifs en tant que peuple et que religion ne pourront jamais renoncer à «transfigurer le monde terrestre » car dans ce cas il deviendraient une nation comme les autres et ce ne serait pas la peine. Donc ce peuple et cette religion sont porteurs d’une aspiration révolutionnaire à transformer la société des gentils, ce qui est bien la cause de l’antisémitisme. On n’en sort pas. Je serais tenté de poursuivre ce dialogue, mais cela me met mal à l’aise. Je ne suis pas ici chez moi et je préfère m’en aller sur la pointe des pieds après un dernier billet. J’avais préparé une petite réflexion pour donner la réplique à mes honorables contradicteurs, en tentant de trouver des auteurs juifs dont l’oeuvre fasse mentir mes «préjugés», c’est à dire des penseurs qui aient été de sincéres défenseurs du trône et de l’autel, ou disons au moins du traditionnalisme. Et le plus fort c’est qu’à force de chercher j’en ai trouvé quelques uns mais ils ne se comptent même pas sur les doigts d’une main. Force est de constater que a) ce sont des merles blancs, b) ce ne sont pas des références car la plupart du temps il ont été complètement rejetés par leurs correligionaires et même considérés comme des rénégats, Juifs antisémites ou Juifs ayant la haine de soi : exemples typiques parmi des auteurs juifs français : Simone Weil, Daniel Halévy, Emmanuel Berl, et surtout c) ces rarissimes exceptions qui confirment la règle ne font vraiment pas le poids face aux légions d’auteurs virulents qui depuis 25 siècles et jusqu’à Marx, Adorno, Horckheimer, Marcuse.

Question à Perplexe

19 mars 2019, 18h02, Bernard56

Vous êtes libre de votre choix mais je vous avoue que votre réponse me laisse... Perplexe. Car, il me semble avoir apporté un argument de taille pour contrer votre conception assez stéréotypée du "Juif" identifié à l'Universalisme abstrait, au nomade sans frontières dynamiteur des collectifs historiques existants, figure du Tout Autre : La création d'un nouvel Etat des J (j) uifs sous la forme d'un Etat nation qui fait la synthèse entre enracinement dans une histoire au long cours et modernité libérale-technicienne sans céder au rêve messianique (du moins dans la version centrale du sionisme de Ben Gourion) de transformer le monde. Par ailleurs, parmi les intellectuels juifs sensibles à la thématique de l'enracinement dans une demeure des hommes, vous auriez pu citer Allan Bloom ou Alain Finkielkraut, devenu la bête noire d'une gauche libérale ou révolutionnaire sans-frontièriste... Il y a décidément trop d'impasses dans votre lecture. J'espère que vous prendrez le temps de me répondre et vous fais observer qu'en tant qu'homme épris de culture vous ne serez jamais un Etranger sur le site d'Akadem.

A la suite de votre dernier message

22 mars 2019, 00h25, Abner Assoun

Cher perplexe, vous portez ce surnom, mais vous ne vous êtes pas égaré ici ; c'est vous qui décidez de ne plus parler. encore une fois, vous citez Marx : il n'est pas juif, ils est né protestant, dans une famille de convertis. Bakounine n'est pas juif... Les catholiques ne sont pas juifs, ils sont universels dans leur nom propre ; Vous êtes dans une généralisation hâtive avec des positions individuelles Le judaïsme, dans son courant central, espère converger vers le Un en gardant le particulier de chaque peuple ; contrairement à d'autres visions, il n'est pas exigé que nous devenions tous même pour converger ; cher perplexe, si moi je deviens vous, et vous moi : qui est l'autre ? Et si l'autre ne m'aime pas ? Que faire ? encore une fois, il ne s'agit pas de s'enfermer ; il existe en permanence dans les textes juifs d'une tension entre le centre et la diaspora, entre le lieu promis par Hachem et l'exil. Entre la tradition et l'époque dans laquelle vit une génération ; on est toujours en déséquilibre, en mouvement, même si on nait dans un lieu, et que l'on y vit des siècles durant ; vous n'avez pas répondu à mon exemple du moyen âge : il n'y avait ni marx, ni gluksman, ni bhl, et ici ou là, en terre chrétienne ou en terre musulmane, les juifs sont mis à l'index : rouelle, marquage jaune, interdits de professions ; d'ailleurs, des siècles durant les juifs ne sont pas un peuple car ils n'ont pas de terre (de lieu !), et quand ils ont une terre, ils l'ont volée... mettez en tension, la notion d'état des Juifs, d'état juif, état d'Israël, et vous aurez une autre façon de vous poser des questions sur ce sujet ; les uns traitent les juifs d'infâmes nationalistes, les autres d'avoir renoncé à leur rôle de juif errant ou cosmopolite ; le judaïsme n'est pas cosmopolite, ni nationaliste, mais comme l'a écrit un intervenant, particulier-général. Ni Babel, ni pharaon, ni terre sacrée ou sainte, Le seul lieu : le Temple, symbole du Lieu de la présence divine ; encore une fois, entretenir une tradition ne se fait pas sans transmission, et cette transmission vit grâce à chaque génération qui espère laisser un monde plus juste à la suivante. Donc, transformation, réparation, attentes messianiques, le juif ne peut pas se accepter le monde tel qu'il fonctionne, c'est à dire ce monde qui vit sans morale et sans éthique ;.

Pour Abner Assoun et Bernhard56

25 mars 2019, 19h00, Perplexe

Bon, d’après ce que je vois ce serait très intéressant de converser tranquillement avec Abner Assoun et Bernhard56. Mais il est tout de même plus sage de ne pas squatter ce site, où malgré le ton très aimable des gens, je ne suis pas dans mon élément. Si ces deux interlocuteurs sympathiques cherchent à comprendre comment on devient un ‘‘perplexe’’ dans mon genre, je leur suggère de lire le commentaire que j’avais laissé sur ce même site Akadem il y a quelques années (sous le pseudonyme Tachles), à l’occasion d’un sujet très intéressant sur Emmanuel Berl. Cela m’avait beaucoup frappé que le seul auteur juif dont je me sente très proche soit justement considéré par ses frères juifs comme traître à sa race, et accusé d’avoir la haine de soi. Si c’est de la haine de soi, mais je ne le crois pas, alors je préfère un Emmanuel Berl qui a la haine de soi à un BHL, Vincent Peillon ou maintenant le petit dernier de la bande Raphaël Glücksmann, qui ont la haine de moi, et le disent avec une telle violence effrontée à chaque fois qu’ils passent à la TV ou écrivent un livre, comme s'il s'exprimaient dans un cercle intime... Je pense, c’est vrai, que l’antisémitisme est dû au fait que les Emmanuel Berl sont toujours reniés, alors que les BHL, Peillon et Glücksmann sont les porte paroles autorisés de la judaïté. Les goyim ne sont pas méchants mais quand des provocateurs leur crachent tout le temps leur haine à la figure, il ne faut pas s’étonner qu’ils le goûtent assez peu. Donc je répète ma conclusion : Si le discours dominant des leaders d'opinion juifs en France était dans la ligne Emmanuel Berl et non BHL, il n'y aurait pas d'antisémitisme en France aujourd'hui. Le discours antisémite ne mordrait pas dans l'opinion, au moins dans l'opinion intello...

Histoire sans fin

1 avril 2019, 18h42, Bernard56

L'antisémite a souvent un "bon" juif à opposer aux autres juifs comme signe de leur aliénation. Vous, c'est E. Berl dont vous chantez la louange (je l'aime aussi comme Jankelevitch... ). Ah, si les juifs pouvaient (tous) lui ressembler... Mais vous oubliez que votre bon juif a dû se cacher des Allemands et de la milice française pour échapper à la déportation ! Pas assez français Berl en 1943... Et que dire de la malheureuse I. Nemirovsky qui reprenait dans sa trame romanesque certains des poncifs les plus éculés de l'antisémitisme. Déportée, puis gazée à Auschwitz... Non, votre rhétorique assez perverse du renversement - ce sont les juifs qui créent l'antisémitisme- outre son caractère ignoblement outrancier et univoque, fait fi de la diversité historique des juifs, réduits à des stéréotypes. Je ne me sens aucune affinité avec BHL, V. Peillon et R Glücksmann, pas plus qu'avec la pape François, grand apôtre du "mondialisme" comme on dit dans certain milieux qui ne vous sont sans doute pas étrangers. Et je vous rappelle que c'est le fondateur du christianisme, l'apôtre Paul qui a pensé avec un certain génie l'universalisme facile "Il n'y a plus ni Juifs ni Grecs... " au moment même où il rompt avec le judaïsme. Apôtre d'un peuple nouveau débarrassé de toute identité historique. François II continue sur ses traces mais cela n'a pas l'air de vous gêner. Il faudrait vous interroger sur les parti pris et angles morts de votre lecture dogmatique. Mais il ne s'agit pas seulement d'une discussion intellectuelle entre nous. On tue à nouveau des juifs parce que juifs dans ce pays. Prétendre qu'ils y sont pour quelque chose, c'est choisir son camp. Je vous laisse deviner lequel, Perplexe...

On n'en sort pas

7 avril 2019, 20h01, Perplexe

@Bernard56. Effectivement c'est sans fin. Vous m'"assignez" (comme on dit aujourd'hui) à un camp. Je ne disputerai pas votre décision. Vous me reprochez d'être le typique antisémite qui a son bon Juif, en l'occurrence Emmanuel Berl. J'en ai d'autres. J'aime bien aussi Simone Weil, et un auteur allemand que je vous recommande : Hans Joachim Schoeps, qui a du lui aussi s'enfuir et se cacher mais est resté toute sa vie un nationaliste prussien monarchiste. Vous avez raison dans beaucoup de choses que vous dites, en particulier sur la diversité historique des Juifs. Je le sais bien et je suis moins dans le stéréotype que vous ne pensez. Mais ce qui m'étonnera toujours c'est ceci : nous sommes enjoints, nous autres goyim, de toujours traquer en nous la moindre mauvaise pensée ou mauvaise arrière pensée judéo-phobe. On exige de nous de bannir toute référence à des auteurs qui auraient eu de telles mauvaises pensées. Ça fait du monde. Il n'y a plus de littérature ni française, ni allemande, ni anglaise, s'il faut l'expurger de tous ceux qui ont fauté sur ce point. Un professeur de droit a récemment été révoqué d'un enseignement de droit des sociétés, car accusé d'appartenance à l'Action Française, mouvement fondé par l'infâme Maurras et dont François Mitterrand était très proche dans sa jeunesse. Ca devient énervant ce genre de chasse aux sorcières. Les goyim sont moins exigeants et surtout moins agressifs. Ils n'exigent pas des Juifs qu'ils désavouent où se désolidarisent des propos haineux de leurs intellectuels. Mais pourquoi les autorités juives ne pratiquent-elles donc pas la même police de la pensée envers les propos haineux de leurs penseurs autoproclamés, qu'elles imposent aux goyim, en obtenant même des Etats des lois répressives spéciales à cet effet pour persécuter les mal-pensants, avec constitution de partie civile, condamnations très lourdes, etc. ? Il me semble que cette pratique n'est plus du tout acceptée par l'opinion. C'est sans doute celà, au fond, la vraie montée de l'antisémitisme.

La nuit tous les chats sont gris !

22 avril 2019, 08h10, Bernard56

Perplexe, si vous voulez pensez sérieusement les choses, il faut sortir de la mise en équivalence généralisée à laquelle vous procédez. Pour, in fine, faire ressortir le fait que les "goyim" (pour parler comme vous le faites) seraient les victimes de l'agressivité des "Juifs" sous couvert de prétexte victimaire ! La pénalisation de la négation du judéocide perpétré par les nazis (auquel vous faites allusion de façon très oblique et alambiquée, ce qui est en soi révélateur) relève moins du "pouvoir" fantasmé des juifs que de la prise de conscience d'une partie de la société française au terme de travaux d'historiens, de débats savants et passionnés, de procès et de polémiques qui ont traversé la société française que le "négationnisme" était la continuation du génocide réel par d'autres moyens et que les Eichmann de papier étaient autant des faussaires de l'Histoire que les épigones des nazis. Avec BH Lévy et R Glücksmann que vous vomissez, en les isolant pour les besoins de votre cause des autres "mondialistes" que vous en parvenez pas à rattacher à une matrice judaïque (le pape François et l'Eglise d'aujourd'hui !) on n'est pas dans le registre génocidaire, faut-il le préciser mais dans celui de conceptions différentes du Bien commun dont l'affrontement est à la base de la démocratie. Par ailleurs, j'attire votre attention sur le fait qu'une loi a été votée en 2011/12 par le Parlement français pénalisant la négation du génocide des Armémiens et Assyriens, des chrétiens donc, par le pouvoir ottoman. Pourtant, la France n'était pas impliquée dans ces tueries perpétrées contre ces minorités alors que "l'Etat Français" de Vichy a joué un rôle décisif dans la ségrégation, la persécution puis la déportation des juifs de France vers où vous savez. Ecririez vous, que c'est la preuve du pouvoir des chrétiens orientaux sur la société française... ?

Nier l'évidence ne mène à rien

25 avril 2019, 01h24, Perplexe

Tiens la discussion continue... Eh bien soit, continuons, cher Bernard56. Vous êtes un grand maître du pilpoul vraiment. Ainsi on pourrait discuter à perte de vue sans aboutir à rien. Vous ne voulez pas reconnaître que la doxa juive ambiante impose aux non Juifs une repentance permanente, et lassante, dans tous les domaines, de la pensée et même des arrière pensées, ce à quoi les bon non Juifs se prêtent de bonne grâce, mais l'irritation naît quand on s'aperçoit que le discours juif haineux anti gentils se poursuit de plus belle, et qu'il donne le ton dans les médias, avec en plus un caractère légal répressif de plus en plus persécuteur contre les non Juifs qui s'alourdit de plus en plus pesamment. Comment voulez-vous que les non Juifs, qui avaient eu pendant longtemps une réelle bienveillance envers leurs concitoyens juifs ne finissent pas par se fâcher contre ce qui se manifeste soi même de manière ostentatoire comme un pouvoir juif. Je ne parle même pas des lois comme la loi Gayssot, justement fustigée par Annie Kriegel qui avait averti de son danger pour les Juifs eux-mêmes. Mais songez qu'il n'existe aucun texte légal établissant le caractère délictueux d'un geste comme la "quenelle" de Dieudonné. Comment se fait-il donc que des condamnations aient été prononcées pour des "quenelles" ? Quand j'ai fait mes études de droit on m'avait enseigné le principe de la légalité des peines : Nullum crimen nulla poena sine lege (Beccaria). En agissant ainsi on manifeste à la face du monde qu'en France des associations juives privées sont en mesure de faire acte de législateur en obtenant la criminalisation d'un geste sans aucune base légale, juste parce que ce geste leur paraît offensant. De même l'interdiction d'un spectacle de Dieudonné par un arrêt du Conseil d'Etat, téléphoné avec le premier ministre Manuel Valls, était une erreur fatale qui a laissé des traces horribles dans l'opinion. Comment voulez-vous que cela ne soit pas ressenti par le public comme un abus de pouvoir pour complaire à des associations communautaires ? Je vais vous donner un autre exemple encore d'hémiplégie : vous en avez contre le pape François, je me demande pourquoi. Il me semblait pourtant que c'était un pape super philosémite. Mais puisque vous parlez de ce sujet, parlons de l'influence juive jusqu'au coeur de l'Eglise catholique et de sa capacité d'imposer des changements même dans la liturgie. Nous sommes en période de Pâques. Je suis allé assister à la liturgie du vendredi saint. Il y a cette fameuse prière pour les Juifs, qui a été changée pour faire plaisir aux Juifs. Cela m'a fait penser à vous. En effet, à première vue cela semble une bonne idée d'ôter la phrase "prions pour les perfides juifs", qui pouvait être perçue comme offensante. C'est un beau geste de réconciliation. Mais si l'on y songe, cela n'a aucun sens dans la mesure où l'autre partie n'a pas spontanément pris la même mesure en expurgeant officiellement le Talmud des violents appels à la haine contre les non Juifs qu'il contient. Pourtant ces textes sont connus. Ils ne sont plus cachés comme ils l'étaient au moyen-âge, où ces passages étaient en blanc et enseignés secrètement. Aujourd'hui on peut les entendre dans des vidéos de rabbins israéliens sur internet. Vous pensez sans doute que je suis antisémite, mais en réalité je me désole de voir l'animosité monter entre Juifs et non Juifs. Et je suis obligé de constater que dans une large mesure les maladresses insignes commises par les organisations juives, leurs fautes de goût et leurs comportements d'éléphant dans un magasin de porcelaine, sont la cause du phénomène. Avez-vous prêté attention par exemple au geste de Francis Kalifat président du CRIF, agrippant la main d'Emmanuel Macron au dîner du CRIF pour bien montrer qui est le patron et qui est le subalterne ? C'était au point que Macron faisait une grimace, tant il était visiblement gêné et même excèdé. Des centaines de milliers de Français ont visionné cette vidéo sur internet. Il faudrait dire aux responsables juifs que de tels gestes sont impardonnables, car comment peut-on après ça éviter que les Dieudonné de ce monde aient l'opinion de leur côté ?

"ll est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" Albert Einstein

4 mai 2019, 12h44, Bernard56

Que dire alors d'une chaîne de préjugés... ! Car en passant du style interrogatif au mode de discours assertif et doctrinaire qui contredit votre pseudo, Perplexe, votre préjugé judéophobe vous a conduit à remonter le temps vers la source d'un nationalisme chrétien qui a irrigué la pensée contre révolutionnaire, antirépublicaine et antisémite. Ce n'est pas vous faire offense que de voir en vous un épigone de Drumont (sans les insultes contre les "youtres" qui fleurissaient dans la "France juive" et la "Libre parole"), et de Maurras votre cher "Maître" de l'Action française. Le problème éthique que pose votre discours est que vous écrivez après le judéocide commis par les nazis avec l'aide de leurs collaborateurs et qu'une certaine rhétorique réactionnaire qui faisait partie de l'esprit culturel du temps a révélé pleinement son potentiel de haine destructive entre 1940 et 1944 ! Quelque soit le biais cognitif avec lequel vous abordez certaines questions telles que les "lois mémorielles" (en fait vous ne vous en prenez qu'à la loi Gayssot, qui comme l'a défendu avec brio Pierre Nora est la moins "mémorielle" de toutes... ) ou la liberté de parole de ce démagogue identitaire qu'est Dieudonné, une discussion contradictoire serait théoriquement possible quoique très certainement vouée au double soliloque. En revanche, quand vous postulez comme un Réel irréfragable que le Talmud appelle à la haine des non juifs, vous tombez dans la caricature antisémite en ignorant notamment la démarche dialectique qui lui est inhérente. Le Talmud n'est pas un texte dogmatique qui exprime une Vérité. Il est constitué de commentaires qui se répondent, se contredisent et appellent leur approfondissement ou leur réfutation. Il est certes toujours possible à un esprit dogmatique et/ou malveillant d'isoler tel passage, dans un monument de plusieurs milliers de pages, exprimant la position de tel maître de l'Antiquité avec sa part éventuelle de préjugés en ignorant la réponse de tel autre maître qui contredit, corrige voire déconstruit le point de vue adverse mais c'est trahir l'Esprit même de ces livres à des fins polémiques, voire de détestation de l'autre. De ce point de vue, nul n'est besoin de vous cacher derrière des rabbins israéliens extrémistes ! Il suffit de se référer à la manière dont la tradition antisémite a instrumentalisé le Talmud au cours des siècles pour justifier haine, ségrégation et massacres. Les oeuvres d'A Rohling, de Justin Pranatis, d'A. Pontigny, d'E Drumont et de tant d'autres sont toutes marquées par une mythologie anti-talmudiste à base de fausses citations ou sorties de leur contexte (cette tradition est capitalisée aujourd'hui sur les sites de la fachosphère... ) Ainsi voilà ce qu'écrit Wikipédia sur le religieux catholique lithuanien Pranatis qui inspira le faux antijuif de la police secrète tsariste "les Protocoles des sages de Sion" : "Justin Bonaventure Pranaitis est connu pour son livre sur le Talmud, publié en latin (1892) avec l'imprimatur de Mgr Kozlowski, archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum (Le Talmud démasqué), est en réalité un faux, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire. Il s'agit d'un ouvrage de propagande antisémite, comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites. En 1902, Pranaitis fut nommé à Tachkent auprès des communautés polonaises et lituaniennes et entreprit d'évangéliser l'Ouzbékistan. Il intervint durant le procès de Beilis, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs en 1912. Comme il se prétendait spécialiste du Talmud, il fut choisi comme expert par l'accusation dans cette affaire où le commis juif Mendel Bejlis (Beilis) avait été accusé de l'assassinat rituel d'un enfant chrétien dont le corps avait été découvert portant de nombreux coups de couteau. L'expertise de Pranaitis aurait dû confirmer l'accusation, mais sa compétence parut au jury des plus douteuses, puisqu'il n'arrivait à comprendre aucun des mots en hébreu du Talmud qu'on lui présenta, au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense. Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d'expert »3. Beilis n'en avait pas moins passé deux années en prison avant de se voir acquitté. " Il faut ajouter que le Talmud a été traduit en français depuis 1871 et que quiconque voudrait vérifier le soi-disant bien-fondé de l'accusation portée contre lui de "livre de la haine universelle contre tous les peuples de la famille humaine" (A. Pontigny et E Drumont) a la possibilité de confronter l'original avec ses accusateurs... Perplexe, dans un message précédent vous évoquiez votre sentiment qu'il était temps pour vous de prendre congé d'Akadem et de cette "discussion". C'est un point d'accord entre nous ; le seul, hélas !

"ll est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" Albert Einstein

4 mai 2019, 12h44, Bernard56

Que dire alors d'une chaîne de préjugés... ! Car en passant du style interrogatif au mode de discours assertif et doctrinaire qui contredit votre pseudo, Perplexe, votre préjugé judéophobe vous a conduit à remonter le temps vers la source d'un nationalisme chrétien qui a irrigué la pensée contre révolutionnaire, antirépublicaine et antisémite. Ce n'est pas vous faire offense que de voir en vous un épigone de Drumont (sans les insultes contre les "youtres" qui fleurissaient dans la "France juive" et la "Libre parole"), et de Maurras votre cher "Maître" de l'Action française. Le problème éthique que pose votre discours est que vous écrivez après le judéocide commis par les nazis avec l'aide de leurs collaborateurs et qu'une certaine rhétorique réactionnaire qui faisait partie de l'esprit culturel du temps a révélé pleinement son potentiel de haine destructive entre 1940 et 1944 ! Quelque soit le biais cognitif avec lequel vous abordez certaines questions telles que les "lois mémorielles" (en fait vous ne vous en prenez qu'à la loi Gayssot, qui comme l'a défendu avec brio Pierre Nora est la moins "mémorielle" de toutes... ) ou la liberté de parole de ce démagogue identitaire qu'est Dieudonné, une discussion contradictoire serait théoriquement possible quoique très certainement vouée au double soliloque. En revanche, quand vous postulez comme un Réel irréfragable que le Talmud appelle à la haine des non juifs, vous tombez dans la caricature antisémite en ignorant notamment la démarche dialectique qui lui est inhérente. Le Talmud n'est pas un texte dogmatique qui exprime une Vérité. Il est constitué de commentaires qui se répondent, se contredisent et appellent leur approfondissement ou leur réfutation. Il est certes toujours possible à un esprit dogmatique et/ou malveillant d'isoler tel passage, dans un monument de plusieurs milliers de pages, exprimant la position de tel maître de l'Antiquité avec sa part éventuelle de préjugés en ignorant la réponse de tel autre maître qui contredit, corrige voire déconstruit le point de vue adverse mais c'est trahir l'Esprit même de ces livres à des fins polémiques, voire de détestation de l'autre. De ce point de vue, nul n'est besoin de vous cacher derrière des rabbins israéliens extrémistes ! Il suffit de se référer à la manière dont la tradition antisémite a instrumentalisé le Talmud au cours des siècles pour justifier haine, ségrégation et massacres. Les oeuvres d'A Rohling, de Justin Pranatis, d'A. Pontigny, d'E Drumont et de tant d'autres sont toutes marquées par une mythologie anti-talmudiste à base de fausses citations ou sorties de leur contexte (cette tradition est capitalisée aujourd'hui sur les sites de la fachosphère... ) Ainsi voilà ce qu'écrit Wikipédia sur le religieux catholique lithuanien Pranatis qui inspira le faux antijuif de la police secrète tsariste "les Protocoles des sages de Sion" : "Justin Bonaventure Pranaitis est connu pour son livre sur le Talmud, publié en latin (1892) avec l'imprimatur de Mgr Kozlowski, archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum (Le Talmud démasqué), est en réalité un faux, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire. Il s'agit d'un ouvrage de propagande antisémite, comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites. En 1902, Pranaitis fut nommé à Tachkent auprès des communautés polonaises et lituaniennes et entreprit d'évangéliser l'Ouzbékistan. Il intervint durant le procès de Beilis, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs en 1912. Comme il se prétendait spécialiste du Talmud, il fut choisi comme expert par l'accusation dans cette affaire où le commis juif Mendel Bejlis (Beilis) avait été accusé de l'assassinat rituel d'un enfant chrétien dont le corps avait été découvert portant de nombreux coups de couteau. L'expertise de Pranaitis aurait dû confirmer l'accusation, mais sa compétence parut au jury des plus douteuses, puisqu'il n'arrivait à comprendre aucun des mots en hébreu du Talmud qu'on lui présenta, au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense. Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d'expert »3. Beilis n'en avait pas moins passé deux années en prison avant de se voir acquitté. " Il faut ajouter que le Talmud a été traduit en français depuis 1871 et que quiconque voudrait vérifier le soi-disant bien-fondé de l'accusation portée contre lui de "livre de la haine universelle contre tous les peuples de la famille humaine" (A. Pontigny et E Drumont) a la possibilité de confronter l'original avec ses accusateurs... Perplexe, dans un message précédent vous évoquiez votre sentiment qu'il était temps pour vous de prendre congé d'Akadem et de cette "discussion". C'est un point d'accord entre nous ; le seul, hélas !

Les penchants antisémites de Perplexe

4 mai 2019, 17h42, Aglaïa

"Comment voulez-vous que les non Juifs, qui avaient eu pendant longtemps une réelle bienveillance envers leurs concitoyens juifs ne finissent pas par se fâcher contre ce qui se manifeste soi même de manière ostentatoire comme un pouvoir juif. " Eh bien voilà qui lève le voile de la perplexité et révèle l'antisémitisme le plus assuré et le plus convaincu. Votre présence dans ce post est une allégorie de la mouche attirée par la lumière, de l'abeille par le miel... Allez écouter la belle conférence sur le bouc-émissaire, ça vous fera du bien...

Le vrai se decouvre de toute facon

20 juin 2019, 17h41, bernard

Il faudrait lire le Talmud avec innocence sans prejudges, il se decouvrirait alors dans toute sa beaute et meme sa splendeur (Zohar = splendeur en Hebreu).

Le Zohar non, le Talmud non plus, mais Martin Buber oui

30 juillet 2019, 04h23, Perplexe

Tiens, je m’apercois que mes saillies "antisémites" continuent de faire réagir Bernard, même après des mois. Donc il y avait dans mes propos quelque chose qui l’a travaillé. Vous me conseillez, Bernard, la lecture du Talmud et du Zohar. C’est beaucoup demander à un goy comme moi, car pour lire vraiment ces livres il faudrait pouvoir les lire dans le texte hébreu. Comme vous le savez, les traductions sont souvent tendancieuses, malveillantes et faites par des antisémites. Je ne lis pas l'hébreu donc j’y renonce. En revanche il m’arrive de lire des auteurs juifs comme Martin Buber, que je peux lire dans le texte original car je sais l’allemand. Je souhaiterais, Bernard, que vous me fassiez l’exégèse du texte suivant de Martin Buber, car on peut y lire l’aveu précisément de ce dont j’ai parlé et qui à mon avis est la cause profonde de l’antisémitisme. Je ne sais pas si vous lisez l’allemand, donc je vous mets le texte en allemand et ensuite je le traduirai de mon mieux. Je souhaiterais savoir ce que vous avez à dire là dessus. Version allemande : „Bisher hat die jüdische Existenz nur dazu ausgereicht, Götzenthrone zu erschüttern, nicht aber einen Thron Gottes aufzurichten. Das macht die Unheimlichkeit der jüdischen Existenz inmitten der Völker aus. Das Judentum prätendiert das Absolute zu lehren, aber faktisch lehrt es nur das Nein zum Leben der Völker, vielmehr es ist dieses Nein und nichts mehr. Darum ist es den Völkern ein Grauen geworden. Darum muß, wo eins von ihnen dazu übergeht, nicht mehr wie bisher nur in seiner Innerlichkeit, sondern in den Ordnungen der Wirklichkeit sein eigenes Selbst als das Absolute zu setzen, es Israel abschaffen wollen. Darum ist Israel heute, statt mit einem Flug über den Abgrund den Weg der Rettung weisen zu dürfen, zuunterst in den Strudel der allgemeinen Heillosigkeit gerissen. “ Et ma traduction, qui vaut ce qu’elle vaut : Jusqu’à maintenant l’existence juive n’est parvenue qu’à ébranler des trônes idolâtres, mais pas à élever un trône à Dieu. C’est ce qui fait l’étrangeté insupportable de l’existence juive au milieu des peuples. Le judaïsme prétend enseigner l’absolu mais en fait il n’enseigne que le non à l’existence des peuples, bien plus c’est ce non et rien d’autre. C’est pourquoi il est devenu odieux aux peuples. C’est pourquoi là où l’un d’entre eux (des peuples) s’avise de placer son propre soi en absolu, non pas comme avant seulement dans son intériorité, mais bien dans les ordres de la réalité, Israel doit vouloir le détruire. C’est pourquoi Israël aujourd’hui, au lieu de pouvoir trouver le chemin du salut dans un vol au dessus de l’abîme, se trouve emporté au plus point le plus bas dans le cyclone du désespoir général. Martin Buber : Werksausgabe, Zweiter Band - Schriften zur Bibel, Kösel-Verlag, München 1964, S. 1071 Oeuvres completes, deuxième volume – Écrits sur la Bible, Münich 1964. P. 1071. Bon, c’est un texte très impressionant mais énigmatique. Il a été écrit au temps du nazisme. Evidemment à l’époque le nazisme voulait placer le peuple allemand en absolu et on comprend bien qu’il s’agissait d’une menace mortelle pour Israël qui pouvait bien penser qu’une nation comme l’Allemagne qui veut s’absolutiser ainsi doit être détruite. Mais il n’en reste pas moins que Martin Buber reconnaît que le judaïsme est essentiellement le non à l’existence des peuples, à part le peuple juif évidemment. Alors moi je prends au sérieux Martin Buber et je vous demande, Bernard, pourquoi le judaïsme est-il le non à l’existence des peuples ? De quel droit cette prétention exorbitante ? Les peuples non juifs n’ont-ils donc pas le droit à l’existence ?

MERCI

29 janvier 2020, 03h46, Juliette

Merci, pour cette conversation. RARE d'entendre parler avec autant de d'intelligence !

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    Une unité fondée sur les camps de la mort (9min)

  • Le retour du nom "Juif"

    La hantise du citoyen israélite (8min)

  • L'éternel vaincu devenu vainqueur

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  • L'étude juive face à la prospérité

    Malaise dans la civilisation européenne (9min)

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Biographie des conférenciers

Pierre Assouline - journaliste, écrivain

Pierre Assouline est né à Casablanca au Maroc. Ecrivain et journaliste, il a été le directeur de la rédaction du mensuel Lire, chroniqueur au Monde 2, critique pour Le Nouvel Observateur, et membre du comité de rédaction du mensuel L'Histoire. C'est également un homme de radio, à France Inter (1986-1990), RTL (1990-1999), ponctuellement sur France Culture. Il est enfin chargé de conférence pour le cours de lecture/écriture à l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, qui sont à la fois biographies, enquêtes et témoignages. On lui doit, notamment, Lourdes histoires d'eau (Alain Moreau, 1980) et Les nouveaux convertis (Albin Michel, 1982), des entretiens avec Antoine Blondin (Le flâneur de la rive gauche) et Raoul Girardet (Singulièrement libre), ainsi que les biographies très fouillées, consacrées à Marcel Dassault, Simenon, Gaston Gallimard, Jean Jardin, Kahnweiler, Albert Londres, Hergé et ,en 1997, Le dernier des Camondo. (Mise à jour: septembre 2007).  

Page personnelle

Jean-Claude Milner - philosophe et linguiste

Jean-Claude Milner est né à Paris en 1941 et a fait ses études à Paris et aux États-Unis. Philosophe, il est aussi spécialiste des questions de linguistique qu'il a étudiées notamment auprès de Roland Barthes. A l'Ecole normale supérieure, en 1961-1962, il fréquente un noyau intellectuel dominé par Louis Althusser. Puis il fait partie de la Gauche prolétarienne (GP) qui se constitue en 1968. Pendant deux mois, il milite dans des usines de Franche-Comté. Au début des années 1970, son interlocuteur privilégié est Benny Lévy, alors chef de la GP. Il a enseigné à l'Université Paris 7 et présidé le conseil scientifique de cette université, ainsi que le Collège international de philosophie.

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Considérations sur l'Europe, Conversation avec Philippe Petit, (Editions du Cerf, 2019)   Acheter

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La politique des choses, , (Navarin, 2005)   Acheter

Le pas philosophique de Roland Barthes, , (Verdier, collection "Philia", 2003)   Acheter

Les penchants criminels de l'Europe démocratique, , (Verdier, collection "Le séminaire de Jérusalem", 2003)   Acheter | Emprunter

Le périple structural: figures et paradigme, , (Le Seuil, collection "La couleur des idées", 2002)   Acheter

Mallarmé au tombeau, , (Verdier, collection "Philia", 1999)   Acheter

L'oeuvre claire. Lacan, la science, la philosophie, , (Le Seuil, Collection "L'ordre philosophique", 1998)   Acheter

Introduction à une science du langage, , (Le Seuil, édition abrégée, collection "Points Essais", 1995)   Acheter

L'Archéologie d'un échec, 1950-1993, , (Le Seuil, collection "Essais", 1993)   Acheter

Constat, , (Verdier, 1992)   Acheter

Les Noms indistincts, , (Le Seuil, collection "Connexions du Champ freudien", 1983)   Acheter

Ordres et raisons de langue, , (Le Seuil, "Collection linguistique", 1982)   Acheter

De la syntaxe à l'interprétation, , (Le Seuil, collection "Travaux linguistiques", 1978)   Acheter

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Pierre Assouline

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