Le tombeau d'Esther et Mardochée (Revue des Etudes Juives, 1898)
026 février 2026
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Nous proposons ici le début de l'article d'Israël Lévi, futur Grand rabbin de France, disponible en intégralité
ici
Les Juifs de Hamadan (Perse) montrent avec orgueil un monument qu'ils appellent le tombeau de Mardochée et d'Esther. Nous en reproduisons ici le croquis, qui a paru déjà dans le Jewish Chronicle du 4 mars dernier et dont l'éditeur a bien voulu nous fournir le cliché. Ce monument a souvent été décrit par les voyageurs. Citons seulement les relations les plus récentes. Le monument qui renferme ces précieuses reliques s'élève sur une petite place, au milieu des ruines d'un quartier abandonné aux familles israélites.
Son
antiquité ne paraît nullement authentique d'après son architecture. Le dôme et
l'extérieur n'offrent aucune différence avec le style des sépultures musulmanes
appelées Imam-Zadehs, que l'on rencontre partout en Perse. L'intérieur se
divise en deux salles. La première est fort petite ; on y pénètre par une porte
très basse fermée par un battant en pierre d'un seul morceau ; elle est obscure
et n'est éclairée que pour les solennités, au moyen de petites lampes qu'on
allume dans ces occasions. La porte qui conduit dans la seconde salle est
encore plus basse que l'autre ; il faut, pour la franchir, ramper sur les
genoux.
De l'autre côté de cette ouverture on se trouve dans un réduit obscur
que traversent quelques faibles rayons de lumière qui permettent à peine de
distinguer les deux cénotaphes en bois noir sculpté, qui y sont placés l'un à
côté de l'autre. Ils sont exactement semblables, quant à la forme et aux
détails, mais celui d'Esther est un peu moins grand.
Sur les parois des murs, blanchis avec soin, sont gravées plusieurs
inscriptions en hébreu qui font remonter à onze cents ans la construction du
monument actuel. Elles portent textuellement qu'il est dû à la piété des deux
fils d'un certain Israël, israélite, établi alors à Kachân.
Cette description s'accorde avec celle de J. Pollak, médecin du schah, qui nous
apprend, en outre, que le monument a 60 pieds de haut. Lui aussi dit que
certaines inscriptions — la généalogie de Mardochée et d'Esther — se trouvent
sur le couronnement des murs.
L'article est disponible en intégralité sur
Sefarim.fr/hamore