« L’Algérie
sous Vichy »revient sur la stratégie pétainiste pour diviser les juifs et
les musulmans d’Algérie
Comment
l’Etat français, farouchement antisémite et partisan d’un empire colonial
autoritaire, a rabaissé les juifs au rang d’« indigènes ».
Un épisode
douloureux et complexe de l’histoire de France.
Juin 1940 : après la débâcle, suivie par l'exode en métropole, l'Algérie française, épargnée par les bombardements et l'Occupation, ne s'en rallie pas moins avec ferveur, de l'été 1940 à 1943, à la révolution nationale du maréchal Pétain.
Renforcement de l'ordre colonial et de la puissance de l'Église, exaltation de l'Empire et mise au pas des populations «indigènes»... : les Européens plébiscitent les orientations politiques de Vichy.
Animés d'un profond antisémitisme, nombre d'entre eux approuvent l'abrogation du décret Crémieux qui, en 1870, avait accordé aux juifs d'Algérie la citoyenneté française, contribuant alors à diviser juifs et musulmans «pour mieux régner»