• Arte replay

du 29 août 2022 au 4 octobre 2022

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La Vie balagan de Marceline Loridan-Ivens avec Yves Jeuland

Si les camps de la mort l'ont empêché de suivre des études, Marceline Loridan-Ivens a su apprendre de la vie les leçons essentielles et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d'audace et de poésie. Elle évoque la déportation, la vie dans la France de l'après-guerre, sa participation à "Chronique d'un été" de Jean Rouch, et son amour pour le cinéaste Joris Ivens.

 

Petite silhouette chic aux boucles carotte, Marceline Loridan-Ivens se raconte sous l'œil affectueux du réalisateur Yves Jeuland. Sur la scène du Forum des images, à Paris, en ce 30 octobre 2014, la dame, alors âgée de 86 ans, n'a rien perdu de son humour et de son tempérament de feu. Ce récit autobiographique, elle l'a précédemment couché dans Ma vie balagan (Robert Laffont, 2008) – le mot balagan signifiant en hébreu "bordélique". Née en 1928 de parents juifs polonais qui pensaient trouver en France une société éclairée et tolérante, Marceline Loridan-Ivens est arrêtée avec son père le 29 février 1944, à 15 ans, et déportée à Auschwitz-Birkenau. "L'inhumanité commence à Bobigny dans les wagons à bestiaux", raconte-t-elle. Contrairement à elle, son père ne reviendra pas. Lorsqu'elle évoque la fois où elle l'a brièvement croisé à Auschwitz, l'émotion la submerge.