• Midreshet Yehoudah Manitou

En ligne le 22 novembre 2021, 18:30

Cours


Hanoucca et le sionisme, avec Ariel Assaf

Thème du cours: Hanoucca et le sionisme

 

Alors que les rabbins avaient relégué les consonances militaro-nationalistes de Hanoucca au profit de son aspect miraculeux, le sionisme fait de la révolte des Maccabées l’un des moments-clés de son historiographie d'autant qu'elle connaît, contrairement à la révolte de Bar Kokhba et au siège de Massada, un dénouement heureux. Érigés en modèle du «Juif nouveau» et expurgés de leurs tendances hellénisantes, les Maccabées deviennent les éponymes des «Olympiades juives», de différents clubs sportifs, d'une mutuelle, d'une marque de bière, etc. ainsi que les héros de nombreux chants et œuvres dont beaucoup deviennent populaires.

 

Dieu en est généralement absent: Yemei haHanoukka, version hébraïque d’Oy Hanikke, ne fait plus son éloge mais celle des Maccabées ; Aaron Zeev est encore plus explicite : «pour nous, il n'y a pas eu de miracle, nous n'avons pas trouvé de fiole». De même, le Shib'hei Maoz de Naomi Shemer, composé en 1969, ne s’adresse pas à Dieu mais aux places-fortes de Tsahal, prises d’assaut lors de la Guerre d'usure avec l’Égypte.

 

Hanoucca devient donc l’une des plus grandes fêtes nationales d’Israël, marquée par de nombreuses réjouissances et une période de congé scolaire. Les sionistes religieux entérinent eux aussi cet aspect nationaliste de Hanoucca (tout en lui conservant une signification religieuse), adaptant en outre son rite (lecture du Hallel et d’Al Hanissim dans les offices de prière) à la célébration de l’indépendance d'Israël

 

Intervenant

  • Ariel Assaf - guide