• Arte

le 2 juillet 2019, 02:20

Télévision


Exil de Rithy Panh

Après "L’image manquante", le cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh fouille à nouveau ses souvenirs du génocide khmer rouge dans ce film qui vogue à la frontière du rêve et de la réalité, de l’écriture documentaire et poétique.   Un très jeune homme vêtu de noir dans une maisonnette aux parois de bambou. Passent près de lui, comme en rêve, des images d'archives du Cambodge des années 1960 et du régime des Khmers rouges, une nuée de corbeaux de papier, la lune et les planètes, des photographies anciennes, une série d'objets. Parfois, la caresse d'une main féminine se pose sur la joue de cet homme enfant désespérément solitaire, tenaillé par la faim et à demi prostré. Il figure le cinéaste lui-même. Jeté à 11 ans sur les routes avec les siens et l'ensemble des habitants de Phnom Penh, lorsque les Khmers rouges s’emparent de la capitale en 1975, Rithy Panh a survécu, contrairement à une grande partie de sa famille, parvenant à fuir pour gagner un camp de réfugiés en 1979, d'où il part pour la France l'année suivante.