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Combattre la pauvreté en Israël

Latet, une organisation citoyenne (12 min)

Gilles Darmon - Pdt. de Latet, Sigalit Lavon - directrice éditoriale d'Akadem
  • Une organisation de terrain

    d’inspiration française (3min)

  • Les rescapés de la Shoah

    entourer des personnes seules (3min)

  • La "ville sans faim"

    combattre l'insécurité alimentaire (3min)

  • 2 millions de "pauvres" en Israël

    juifs orthodoxes et arabes israéliens (4min)

Les documents (1)
Les conférenciers
Biographie des conférenciers

Gilles Darmon - Pdt. de Latet

Gilles Darmon est le président et fondateur de LATET, une ONG humanitaire et laïque.

Sigalit Lavon - directrice éditoriale d'Akadem

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Commentaires ( 2 )

Américanisation voire "brésiliannisation" de la Sté Israélienne = négation des grands principes du S

25 avril 2016, 19h24, Marlène Riwkeh

Je suis atterrée de constater que la pauvreté ait pu faire de tels progrès en 20 ans. Lors de mes derniers voyages en Eretz-Israël, je me suis demandée où était passé "Israël" de mon enfance, avec ses kibboutz, ses projets sociaux alternatifs, sa population figurant parmi les mieux éduquées de la planète et ses projets architecturaux originaux. Je me demande souvent si Bibi a toujours les pieds sur terre. La survie de notre état passe par la cohésion sociale et le respect des grands principes Sionistes. On ne peut pas compter que sur le sécuritaire pour nous protéger du terrorisme. La cohésion sociale et le vivre ensemble ne peuvent que nous renforcer. Que le présent gouvernement n'oublie surtout pas que le peuple d'Israël a gagné les guerres de 1967 et 1973. Pire encore, on peut se demander à quoi servent nos performances économiques si la pauvreté continue à s'étendre. Cette dernière touche, il est vrai, en priorité les Haredim et les Arabes Israéliens qui représentent un quart de la population Israélienne et 50% des deux millions de pauvres mais cela ne me fait pas perdre de vue que l'autre million de pauvres se trouve parmi la majorité juive traditionaliste/conservatrice, soit tout de même un bon sixième de cette population. C'est précisément ces 16% de pauvres parmi les juifs traditionalistes/conservateur qui nous vaut le classement peu enviable de notre coefficient GINI au sein de l'OCDE. A ce million de pauvre, il convient d'ajouter la cohorte de juifs traditionalistes/conservateurs qui peinent à boucler leurs fins de mois tout en croulant sous les dettes. Mis à part dans les secteurs high-tech qui n'emploie tout au plus que 15% de ces derniers, les salaires sont loin de suffire pour vivre correctement tout en ne s'endettant pas outre mesure. Une politique du logement volontariste non seulement soulagerait bien des familles Israélienne mais diminuerait fortement la dette privée, notamment celle des ménages. A cela s'ajoutent des inégalités criantes et inadmissible au niveau de l'éducation qui tend à devenir un luxe en Israël. Ces dernières nous conduisent encore une fois à la queue des pays de l'OCDE, derrière le Chili où a sévi le tristement célèbre Augusto Pinochet. Un comble quand je pense au fait que nos parent sacralisaient avec raison l'éducation qui non seulement permit à nombre d'entre nous de nous élever socialement et moralement mais nous permit de survivre aux pires situations d'adversité. Conclusion : la charité est loin d'être suffisante voire inefficace pour faire face à tant de problèmes socio-économiques. Nous sommes face à un choix de société : - on décide d'avoir une société moderne, équitable et cohérente, c'est à dire capable de relever tous les défis du présent et du futur et de s'assurer une réelle sécurité ou alors, - on décide au contraire d'avoir une société dont la structure sociale ressemble à celles des pays du Conseil de Coopération du Golfe où l'on trouve une armée de sous-prolétaires face à une petite minorité d'ultra-riches avec tout ce que cela implique comme restriction à nos libertés individuelles. Si l'on s'engage dans cette voie, il faudra assumer la transformation d'Israël en "état-entreprise" similaire à Singapour ou aux UAE. C'est faisable avec un pays d'environ 7 millions d'âmes.

Merci Marlène

8 mai 2016, 11h31, Eli

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25 avril 2016, 19h24, Marlène Riwkeh

Je suis atterrée de constater que la pauvreté ait pu faire de tels progrès en 20 ans. Lors de mes derniers voyages en Eretz-Israël, je me suis demandée où était passé "Israël" de mon enfance, avec ses kibboutz, ses projets sociaux alternatifs, sa population figurant parmi les mieux éduquées de la planète et ses projets architecturaux originaux. Je me demande souvent si Bibi a toujours les pieds sur terre. La survie de notre état passe par la cohésion sociale et le respect des grands principes Sionistes. On ne peut pas compter que sur le sécuritaire pour nous protéger du terrorisme. La cohésion sociale et le vivre ensemble ne peuvent que nous renforcer. Que le présent gouvernement n'oublie surtout pas que le peuple d'Israël a gagné les guerres de 1967 et 1973. Pire encore, on peut se demander à quoi servent nos performances économiques si la pauvreté continue à s'étendre. Cette dernière touche, il est vrai, en priorité les Haredim et les Arabes Israéliens qui représentent un quart de la population Israélienne et 50% des deux millions de pauvres mais cela ne me fait pas perdre de vue que l'autre million de pauvres se trouve parmi la majorité juive traditionaliste/conservatrice, soit tout de même un bon sixième de cette population. C'est précisément ces 16% de pauvres parmi les juifs traditionalistes/conservateur qui nous vaut le classement peu enviable de notre coefficient GINI au sein de l'OCDE. A ce million de pauvre, il convient d'ajouter la cohorte de juifs traditionalistes/conservateurs qui peinent à boucler leurs fins de mois tout en croulant sous les dettes. Mis à part dans les secteurs high-tech qui n'emploie tout au plus que 15% de ces derniers, les salaires sont loin de suffire pour vivre correctement tout en ne s'endettant pas outre mesure. Une politique du logement volontariste non seulement soulagerait bien des familles Israélienne mais diminuerait fortement la dette privée, notamment celle des ménages. A cela s'ajoutent des inégalités criantes et inadmissible au niveau de l'éducation qui tend à devenir un luxe en Israël. Ces dernières nous conduisent encore une fois à la queue des pays de l'OCDE, derrière le Chili où a sévi le tristement célèbre Augusto Pinochet. Un comble quand je pense au fait que nos parent sacralisaient avec raison l'éducation qui non seulement permit à nombre d'entre nous de nous élever socialement et moralement mais nous permit de survivre aux pires situations d'adversité. Conclusion : la charité est loin d'être suffisante voire inefficace pour faire face à tant de problèmes socio-économiques. Nous sommes face à un choix de société : - on décide d'avoir une société moderne, équitable et cohérente, c'est à dire capable de relever tous les défis du présent et du futur et de s'assurer une réelle sécurité ou alors, - on décide au contraire d'avoir une société dont la structure sociale ressemble à celles des pays du Conseil de Coopération du Golfe où l'on trouve une armée de sous-prolétaires face à une petite minorité d'ultra-riches avec tout ce que cela implique comme restriction à nos libertés individuelles. Si l'on s'engage dans cette voie, il faudra assumer la transformation d'Israël en "état-entreprise" similaire à Singapour ou aux UAE. C'est faisable avec un pays d'environ 7 millions d'âmes.

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8 mai 2016, 11h31, Eli

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