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L'offrande des bikourim - n° 46

Ki tavo: la mémoire de la terre (29 min)

Mira Neshama - socio-anthropologue
  • La mitsva des bikourim

    La gratitude, secret du bonheur (7min)

  • Un autel de fruits

    Idolâtrie ou judaïsme? (10min)

  • La religion, chaine de mémoire

    Le déni de l'histoire d'autrui (6min)

  • Retour à la terre promise

    Savoir où nous en sommes (6min)

Les documents (2)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Mira Neshama - socio-anthropologue

Mira Neshama Niculescu est née à Paris en 1980. Elle poursuit actuellement une thèse de Doctorat en Sociologie des Religions sur la spiritualité juive contemporaine à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) tout en étudiant à la Yeshiva Pardes à Jérusalem. Elle a étudié au Drisha Institute of Jewish Education de New York, et a suivi  le cursus de la Section Normale des Etudes Juives (SNEJ) de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris.

Page personnelle

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Elle apparaîtra sous sa forme brute, c'est-à-dire sans aucun apparat critique (titres, documents, séquençages, bibliographies, liens etc.)

Akadem est intégralement financé par des subventions du Fonds Social Juif Unifié et de de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Si nous n'avons pas publié cette conférence, c'est entre autre faute de moyens financiers.

Si cette conférence peut vous être utile... un don à l'ordre de l'Appel unifié juif de France (l'organe de collecte du FSJU), sera très apprécié.

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L'organisateur
  • Akadem
    Akadem
    Paris - 21 juillet 2017
Commentaires ( 11 )

Ki tavo

3 septembre 2017, 09h33, andrée-geneviève verne

Et cependant, bien que file tout au long du dire enchanteur que vous nous offrez, l’idée de « perte » en faveur du don et donc de l’échange, le paradoxe à soutenir au fondement de la Teshouva qui implique la conscience d’un sérieux après-coup, ne nous éclairerait pas au point de nous faire entendre de l’inter-dit. Chez Freud l’interdit de l’inceste s’énonce : « non, tu ne retourneras pas là d’où tu viens ! ». Alors nous aurions à entendre que celui qui revient n’est plus tout à fait le même que celui qui est parti. Le « retourné » reviendrait riche de l’exil à l’exclusive de soi-même, prêt à honorer du manque à l’identité toute, du manque à la vérité toute comme du manque à quelque différence que ce soit. Une manière de lire la Promesse : la fruition qui implique le sacrifice des prémisses. Erets Israël de Josué n’est pas encore la Promesse telle que Moshé l’aurait entendue, Josué était jeune, moderne et guerrier. Moïse averti, en métamorphose, non ?

Eclairant

3 septembre 2017, 12h40, Haddad

Cette jeune femme est merveilleuse et éclairante. La revendication de Leibowitz sur l'égalité homme/femme concernant l'étude de la Torah trouve en elle une belle justification.

Merci

4 septembre 2017, 13h43, Jacques Hallak

Merci de cette magnifique et profonde présentation.

Ki Tavo

4 septembre 2017, 20h57, Steve

Bonjour bikourim en Cana'an : le tikoun des offrandes non recevables de Caïn qui a échoué car il a refoulé son Hevel. Qaïn n'a pas su quitter le lieu de son enfantement, la maison de son père. Israël y est parvenu et entre dans son royaume. Cordialement.

Merci !

4 septembre 2017, 21h49, Isadora

Ecouter votre commentaire est pour moi, en tant que chrétienne apprenant l'hébreu biblique, une source jaillissante d'enseignement, de réflexion, de sagesse et de joie, un grand moment de grâce, merci ! J'espère que vous reviendrez un jour commenter la paracha.

Sur la Teshouva

5 septembre 2017, 10h13, Haïm Nabet

Je rejoins le commentaire d'Andrée-Geneviève Verne : la Teshouva est une forme de réflexion qui implique une mise en perspective du Soi non pour retourner vers quelque chose de perdu, mais bien pour prendre conscience de la distance qui sépare notre Moi actuel du Soi d'hier. Le premier culte étranger, la première havodah zarah, c'est la pénétration du platonisme dans le judaïsme, c'est la foi en l'identité de l'être. Etre juif n'est pas une identité, être juif est un perpétuel devenir. Dès lors, et je pèse la gravité ce que je dis là, tout juif qui se pose en identitaire est dans l'havodah zarah, dans un culte qui est nécessairement étranger. Le symbole de la sortie d'Egypte que nous évoquons quotidiennement dans la prière, que nous célébrons à Pessa'h est bien là : avec la sortie d'Egypte, nous sommes définitivement sortis de l'identité aliénante, chaque Juif est totalement libre et directement confronté à la liberté d'une divinité qui s'exprime à la fois dans sa Thorah et dans son monde, et l'équivoque des deux derniers pronoms possessifs est importante. Concrètement, cela signifie que toute poussière d'un sol que le juif a foulé est une terre sainte, que la table quotidienne du juif, peu importe le pays où elle se trouve, est aussi sainte que l'autel du Temple, qu'il n'y a aujourd'hui, et c'est tout le sens de l'exil, aucune principauté du territoire palestinien sur le reste du monde, puisque que le peuple juif appartient aujourd'hui au monde comme il a appartenu hier à la terre d'Israël. Là est la distance que nous avons parcourue depuis les temps anciens, et c'est dans ce cadre, dans la prise de conscience de cette distance géographique, temporelle, mais sûrement pas spirituelle, que doit se situer toute Teshouva. Le sionisme est une doctrine purement politique, en tant que doctrine politique, tout juif peut librement y adhérer ou pas. Mais le sionisme ne peut être défini comme un principe du judaïsme. Dire qu'être juif, c'est nécessairement être sioniste, c'est, encore une fois, déjà pénétrer dans la malédiction du culte étranger.

Bikourim

5 septembre 2017, 13h49, Nagalo

Merci de cette magnifique enseignement.

Points aveugles

5 septembre 2017, 21h45, Jacques Treiner

Bonsoir, Dans tous les commentaires sur la prise de la "Terre Promise", il existe au moins un point aveugle : le fait que la "conquête" de Canaan se fasse en passant tous les habitants des villes conquises au fil de l'épée. Avez-vous un commentaire à faire sur ce point ? Cordialement, Jacques Treiner.

Merci

7 septembre 2017, 15h17, NorbertD

Une étude claire et agréable merci.

La memoire et l'histoire.

7 septembre 2017, 16h20, raphy car

La mission des enfants d'Israel est basee sur les dix commendements, qui comme le signalait Manitou sont basees sur la memoire historique de la sortie d'Egypte. Mais n'oublions pas q'avant de dicter aMoise (exode19 -3)le decologue, dieu lui ordonna d'enseigner d'abord aux femmes puis aux hommes. Et dieu d'expliquer pourquoi Abraham fut le Choisi : car je le connait, il transmetra la tradion a ses garcons et a ses filles. d'apres nos ages on n'entre pas dans la maison de dieu avec des bottes, comme un conquistador, ou un cosak il ne faut sutout pas prendre les erreurs de parcours dans la diaspora pour unne ordonnance divine ! merci.

Exil retour

9 septembre 2017, 22h38, morgenstern

Merci pour cette découverte du sens de techouva.

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Ki tavo: la mémoire de la terre

29 min

Mira Neshama - socio-anthropologue

Commentaires ( 11 )

Ki tavo

3 septembre 2017, 09h33, andrée-geneviève verne

Et cependant, bien que file tout au long du dire enchanteur que vous nous offrez, l’idée de « perte » en faveur du don et donc de l’échange, le paradoxe à soutenir au fondement de la Teshouva qui implique la conscience d’un sérieux après-coup, ne nous éclairerait pas au point de nous faire entendre de l’inter-dit. Chez Freud l’interdit de l’inceste s’énonce : « non, tu ne retourneras pas là d’où tu viens ! ». Alors nous aurions à entendre que celui qui revient n’est plus tout à fait le même que celui qui est parti. Le « retourné » reviendrait riche de l’exil à l’exclusive de soi-même, prêt à honorer du manque à l’identité toute, du manque à la vérité toute comme du manque à quelque différence que ce soit. Une manière de lire la Promesse : la fruition qui implique le sacrifice des prémisses. Erets Israël de Josué n’est pas encore la Promesse telle que Moshé l’aurait entendue, Josué était jeune, moderne et guerrier. Moïse averti, en métamorphose, non ?

Eclairant

3 septembre 2017, 12h40, Haddad

Cette jeune femme est merveilleuse et éclairante. La revendication de Leibowitz sur l'égalité homme/femme concernant l'étude de la Torah trouve en elle une belle justification.

Merci

4 septembre 2017, 13h43, Jacques Hallak

Merci de cette magnifique et profonde présentation.

Ki Tavo

4 septembre 2017, 20h57, Steve

Bonjour bikourim en Cana'an : le tikoun des offrandes non recevables de Caïn qui a échoué car il a refoulé son Hevel. Qaïn n'a pas su quitter le lieu de son enfantement, la maison de son père. Israël y est parvenu et entre dans son royaume. Cordialement.

Merci !

4 septembre 2017, 21h49, Isadora

Ecouter votre commentaire est pour moi, en tant que chrétienne apprenant l'hébreu biblique, une source jaillissante d'enseignement, de réflexion, de sagesse et de joie, un grand moment de grâce, merci ! J'espère que vous reviendrez un jour commenter la paracha.

Sur la Teshouva

5 septembre 2017, 10h13, Haïm Nabet

Je rejoins le commentaire d'Andrée-Geneviève Verne : la Teshouva est une forme de réflexion qui implique une mise en perspective du Soi non pour retourner vers quelque chose de perdu, mais bien pour prendre conscience de la distance qui sépare notre Moi actuel du Soi d'hier. Le premier culte étranger, la première havodah zarah, c'est la pénétration du platonisme dans le judaïsme, c'est la foi en l'identité de l'être. Etre juif n'est pas une identité, être juif est un perpétuel devenir. Dès lors, et je pèse la gravité ce que je dis là, tout juif qui se pose en identitaire est dans l'havodah zarah, dans un culte qui est nécessairement étranger. Le symbole de la sortie d'Egypte que nous évoquons quotidiennement dans la prière, que nous célébrons à Pessa'h est bien là : avec la sortie d'Egypte, nous sommes définitivement sortis de l'identité aliénante, chaque Juif est totalement libre et directement confronté à la liberté d'une divinité qui s'exprime à la fois dans sa Thorah et dans son monde, et l'équivoque des deux derniers pronoms possessifs est importante. Concrètement, cela signifie que toute poussière d'un sol que le juif a foulé est une terre sainte, que la table quotidienne du juif, peu importe le pays où elle se trouve, est aussi sainte que l'autel du Temple, qu'il n'y a aujourd'hui, et c'est tout le sens de l'exil, aucune principauté du territoire palestinien sur le reste du monde, puisque que le peuple juif appartient aujourd'hui au monde comme il a appartenu hier à la terre d'Israël. Là est la distance que nous avons parcourue depuis les temps anciens, et c'est dans ce cadre, dans la prise de conscience de cette distance géographique, temporelle, mais sûrement pas spirituelle, que doit se situer toute Teshouva. Le sionisme est une doctrine purement politique, en tant que doctrine politique, tout juif peut librement y adhérer ou pas. Mais le sionisme ne peut être défini comme un principe du judaïsme. Dire qu'être juif, c'est nécessairement être sioniste, c'est, encore une fois, déjà pénétrer dans la malédiction du culte étranger.

Bikourim

5 septembre 2017, 13h49, Nagalo

Merci de cette magnifique enseignement.

Points aveugles

5 septembre 2017, 21h45, Jacques Treiner

Bonsoir, Dans tous les commentaires sur la prise de la "Terre Promise", il existe au moins un point aveugle : le fait que la "conquête" de Canaan se fasse en passant tous les habitants des villes conquises au fil de l'épée. Avez-vous un commentaire à faire sur ce point ? Cordialement, Jacques Treiner.

Merci

7 septembre 2017, 15h17, NorbertD

Une étude claire et agréable merci.

La memoire et l'histoire.

7 septembre 2017, 16h20, raphy car

La mission des enfants d'Israel est basee sur les dix commendements, qui comme le signalait Manitou sont basees sur la memoire historique de la sortie d'Egypte. Mais n'oublions pas q'avant de dicter aMoise (exode19 -3)le decologue, dieu lui ordonna d'enseigner d'abord aux femmes puis aux hommes. Et dieu d'expliquer pourquoi Abraham fut le Choisi : car je le connait, il transmetra la tradion a ses garcons et a ses filles. d'apres nos ages on n'entre pas dans la maison de dieu avec des bottes, comme un conquistador, ou un cosak il ne faut sutout pas prendre les erreurs de parcours dans la diaspora pour unne ordonnance divine ! merci.

Exil retour

9 septembre 2017, 22h38, morgenstern

Merci pour cette découverte du sens de techouva.

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  • Akadem
    Akadem
    Paris - 21 juillet 2017
Le Conférencier
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Mira Neshama - socio-anthropologue

Mira Neshama Niculescu est née à Paris en 1980. Elle poursuit actuellement une thèse de Doctorat en Sociologie des Religions sur la spiritualité juive contemporaine à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) tout en étudiant à la Yeshiva Pardes à Jérusalem. Elle a étudié au Drisha Institute of Jewish Education de New York, et a suivi  le cursus de la Section Normale des Etudes Juives (SNEJ) de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris.

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