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Parler ou se taire - n° 28

Metsora: des mots et des maux (33 min)

Isabelle Cohen - historienne
  • Le deuil du lépreux

    Mal de l'âme, altération du corps (10min)

  • Le pouvoir des mots

    "L'homme se nourrit de sens" (11min)

  • Laban, l'homme blanc

    Envier autrui pour se divertir de soi-même (12min)

Les documents (5)
Le conférencier
Biographie du conférencier

Isabelle Cohen - historienne

Isabelle Cohen (de Castelbajac), historienne, est chargée de mission pour la commission "Culture juive", "Lutte contre l'antisémitisme" et "dialogue interculturel" à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.  Titulaire d'un DEA d'hébreu à l'INALCO, elle soutient en 1999 une thèse de doctorat d'histoire des religions et d'anthropologie religieuse à l'Université Paris 4-Sorbonne, sur le thème de la succession politique dans la tradition deutéronomique, sous la direction de Mireille Hadas-Lebel et d’André Caquot.  Elle a été membre de l'équipe d'accueil 1436 de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Langues, textes et histoire du monde ouest-sémitique ancien) animée par André Lemaire, chargée de cours d'Histoire juive contemporaine à l'Université Lille 3,  d'hébreu moderne à l'ENSAE et d'hébreu biblique à l'Ecole Cathédrale et au Collège des Bernardins. Elle enseigne également au Collège des études juives de l’Allian  

Bibliographie du conférencier

Isabelle Cohen

Un monde à réparer , (Albin Michel , 2017)   Acheter

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L'organisateur
Commentaires ( 18 )

5 stars

30 mars 2014, 21h13, Cat.

Isabelle Cohen, toujours au top du commentaire ! L'approche sur Laban est vraiment originale et stimulante. Bravo.

METSORA

30 mars 2014, 21h37, Jean Luc Landier

Commentaire lumineux, enrichi par une culture talmudique et cabbalistique encyclopédique. Le poids du discours de l'être humain, et ses conséquences non seulement pour l'autre désigné mais aussi et surtout pour l'auteur des paroles, est clairement mis en évidence. Ce commentaire est une des "bonnes paroles" qui contribueront au perfectionnement du monde...

Tres intressant

30 mars 2014, 22h34, michel

Ces taches sont donc des fuites corporelles de lumiere divine... Magnifique!Merci pour votre intervention.

Laban

31 mars 2014, 15h18, Gaston

Le commentaire d'Isabelle Cohen nous tire vers le haut. Il conduit à penser que le personnage de Laban est l'archétype du Metsora (atteint de Tsaraat) d'où son nom, "le blanc", tiré de ce qu'on suppose être son aspect physique. Et s'il est Metsora, c'est qu'il s'adonne de manière régulière au Lachon Hara, ce que nous montrent 2 versets du texte biblique : 1/ dans Genèse 24, 50, Laban et Bethouel, face au récit d'Eliezer, ne peuvent que dire "la chose émane de l'Eternel même, nous ne pouvons parler en bien ou en mal", ce qui indique que Laban l'aurait fait sinon, conformément à sa pratique régulière 2/ dans Genèse 31, 24, c'est l'Eternel lui-même qui vient voir Laban, lancé à la poursuite de Jacob et de sa famille, pour lui dire en substance "garde -toi de parler avec Jacob, en bien ou en mal", ce qui, là encore, laisse penser que Laban était familier d'un discours de Lachon Hara particulièrement pernicieux, où bonnes et mauvaises paroles sont entremêlées. Enfin, dans Genèse 31, 1, on voit les fils de Laban pratiquer ouvertement le Lachon Hara à l'encontre de Jacob. N'est ce pas parce qu'ils ont été à "bonne école" si l'on peut dire, à savoir celle de leur père, expert en la matière ? Tout ceci conforte l'idée d'un Laban, qui n'est pas blanc comme neige comme l'on dit en français, mais bien, blanc comme un maldisant.

Metsora

31 mars 2014, 16h43, Vero B

Bravo bravo merci pour ce commentaire !

Tora Thérapie !

1 avril 2014, 00h37, Nadine d'Akko

Isabelle, toujours fidèle à toi-même, brillante, lumineuse, pertinente, riche et généreuse ! Et ce LACHON HATOV que ce sont tes mots qui équilibent en écho bienveillant inversé la TSARAAT, fuite en avant pour incriminer les autres au lieu de se regarder soi-même ; qui tache, qui nous salit de taches en salissant les autres. Qui nous rend visible, trop visible, mal visible pour avoir mal vu l'autre. Qui nous met au centre de tous les regards et puis nous exclut comme nous avons exclu par nos regards fait mots, devenus maux. Bref, comme d'hab, un grand moment d'élévation spirituelle et d'unification entre soi et soi et soi et toi qui charrie avec elle des millénaires de sagesse ancestrale juive. Benie sois tu qui me permet de ne pas retenir des mots qui font du bien à celle qui les dit comme à toi qui les reçoit et peut-être aussi à ceux qui les lisent et que cela inspirera à en faire autant autour d'eux et de soi... Hag Ah'Sameah'à tous.

Parachat metsora

1 avril 2014, 15h01, Andréco

Un décodage lumineux et profond de la "parole -vie" dans les relations entre moi et l'autre moi-même. Avec sincérité, elle contribue au"tikkoun olam". Ta chaleureuse et complète démonstration nous conforte dans ce que l'humain relationnel a de meilleur pour son prochain ! Hazak Isa.

Joli, mais quelques imprecisions...

1 avril 2014, 16h49, Ouriel L

Je tenais a feliciter Mme Cohen pour son remarquable commentaire. Un plaisir a regarder. Mais dans le meme temps, je dois quand meme signaler qu'un certain nombre de petites imprecisions m'ont un peu perturbe. Rien de grave la plupart du temps - ainsi les taches de la Tsaraat ne sont pas forcement blanches, mais peuvent etre aussi, selon les versets de la Torah, jaunes-dorees, vertes ou rouges (pour les vetements). Etc. Mais en fait le point le plus derangeant, a mon avis, c'est le rapport entre maladie corporelle et maladie spirituelle. Operer un tel lien, qui n'a rien d'evident a priori, laisse a penser que toute maladie physique a une origine spirituelle (puisque vous nous parlez de monisme). Attention aux derives dangereuses ! On a accuse les homosexuels d'etre responsables du SIDA, Internet de provoquer le cancer, entre autres horreurs. Je pense bien que Mme Cohen ne voulait pas aller dans ce sens-la, mais peut-etre serait-il bon de le preciser plus clairement ? Certains commentateurs n'insistent-ils pas sur la nature spirituelle de la Tsaraat ? Le Dualisme a parfois du bon !

Réponse d'Isabelle

2 avril 2014, 09h45, Isabelle Cohen

Merci à vous pour vos si forts et si chaleureux commentaires ! je voudrais remercier, tout d'abord, Ouriel de me donner l'occasion de souligner à nouveau avec force, comme je l'ai fait à la 11e minute (32) qu'il faut manier "avec d'infinies précautions" l'idée selon laquelle nous serions responsables de nos maux. Je m'excuse si mon exposé n'a pas été assez clair sur ce point ou s'il a blessé. Par ailleurs, je n'évoque que les diverses nuances de blanc car ma présentation ne concerne que la tsaraath affectant la peau. L'éclairage que donne Gaston sur Laban fera sans doute date. Je n'y aurais jamais pensé et je remercie aussi Akadem de nous permettre de faire l'expérience de cette merveilleuse 'havrouta... Est-ce quelqu'un avait déjà lu ce commentaire sur Laban quelque part ? Je serais curieuse de le savoir. Nadine et Jean-Luc sont trop indulgents avec moi, mais je ne bouderais pas leurs douces et sincères paroles... Pessah sameah...

Merci

3 avril 2014, 16h20, Anne-Marie

Je serais bien incapable d'apporter ma pierre à l'édifice des commentaires. Je veux remercier Isabelle Cohen et les intervenants de me permettre de découvrir la profondeur du judaïsme. Un exposé très fin et très profond comme d'habitude. Une incitation à la réflexion.

Metsorah

4 avril 2014, 08h58, lucile

Vous avez fait un commentaire très intéressant, documenté et cependant personnel Bravo pour votre érudition. Je pense qu'Emeric que vous avez cité, aurait été d'accord sur bien des points que vous avez exposés, en particulier quand vous parlez de la communication (son domaine) qui outre de faire passer un message est évidemment une manipulation (et je ne parle pas des sondages) sinon sur tous. Si on fait du lacon hara même en disant du bien de quelqu'un en son absence, j'ai souvent entendu que c'est parce que on est tenté de dire "mais" et c'est le début d'autre chose Bravo et merci à vous J'ai beaucoup regretté de ne pas vous avoir rencontrée lors de mon passage à Paris Je vous embrasse Pessa'h cachère ve saméa'h.

Par l'odeur alléché

4 avril 2014, 22h19, Julien Wyplosz

J'ai beaucoup apprécié votre commentaire qui montre un savoir étendu et une belle faculté de synthèse. Je ne crois pas á l'existence des maladies psychosomatiques. Dire à un malade qu'on ne sait guérir que c'est "tout dans sa tête" c'est ne pas vouloir reconnaître son ignorance ou celle de la médecine du moment. Le mystère entre la médisance et une altération de la peau ou de sa maison reste, à mes yeux, total. Vos tentavives de l'éclaircir sont nanmoins très intéressantes et me donnent l'envie de suivre votre enseignement. Je suis un ancien élève de l'EPHE à la Sorbonne, mais, si j'ai bien compris, vous n'y enseignez plus. Alors où peut -on vous entendre ?

A propos de la 4ème mise en garde concernant la médisance

6 avril 2014, 03h00, Adée de TachaLou

Citation 5 Parler ou se taire : "Un reproche mal formulé peut conforter quelqu'un dans son refus d'entendre". Une de mes 3 fille est enceinte et fume des cigarettes. N'était-il pas de mon devoir non seulement pour elle mais aussi et surtout pour l'enfant à venir que de la mettre en garde sur les méfaits du tabac sur le foetus ? L'humain apprend par la répétition. N'aurais-je pas dû continuer à lui suggérer en douceur de faire cet effort pour son enfant ? Tous les jours ma conscience m'interpelle au sujet de mon renoncement à lui parler de cela justement suite au fait qu'elle refusait d'entendre mes paroles qui s'envolaient sans toucher leur but et créaient un malaise entre nous. Je suis loin d'être sûre d'avoir bien agi. Qu'en pensez-vous ?

La médisance

9 avril 2014, 09h56, Natszerman

Une oratrice hors-pair. On ne s'ennuie pas une seconde. A part cet aspect formel agréable, cet exposé est profond, instructif. "Mal parler d'autrui, c'est mal parler de soi", nous apprend la hassidout. A méditer. "La prière est un appel à l'indulgence envers nous-mêmes... Prier signifie se juger... Avec clémence. " Et tout cela se trouve déjà dans l’étymologie hébraïque. Cette paracha sur la "lèpre" a un message fort et inattendu à nous délivrer.

Réponse à Adée et à Julien

11 avril 2014, 10h14, Isabelle Cohen

Julien, j'enseigne à l'université populaire du judaïsme, créée l'année dernière par Shmuel Trigano. Nous y étudierons le récit de la création de l'homme et de la femme dans la Genèse. Ce sera l'occasion de réfléchir sur ce que l'on désigne aujourd'hui par les notions (des adjectifs, pourquoi ?) de "féminin" et de "masculin". Vous êtes le bienvenu ! Chère Adée, difficile d'être pertinente à propos d'un sujet vous touchant aussi intimement, mais, à mon avis, tout tourne autour de la question de trouver "les mots pour le dire". Lorsqu'ils ne viennent pas, peut-être faut-il s'interroger sur les causes profondes du silence intérieur. C'est compliqué, comme on dit sur Facebook...

Metsora

12 mars 2020, 08h28, Elishevaruth

Magnifique. Heureuse d’avoir découvert votre enseignement Merci.

Parole

19 mars 2020, 11h05, Jean-Pierre Winter

Quel magnifique exposé chère Isabelle ! Le commentaire du déferlement yetsirah est particulièrement intéressant. Que nous soyons pétris de langage ne fait as l’ombre d’un doute et il ne est difficile de comprendre que tant de gens réduisent la parole à la communication. La langue et ses mesugeages affecte nos corps et simultanément les usages de nos corps affectent notre esprit. Impossible de dire À PRIORI qui du corps ou de l’esprit entraîne l’autre. Encore merci pour cette leçon érudite dont le profit peut être immédiat. Juste un mot pour rappeler qu’en français « un blanc » est une absence de mots.

Merci

19 avril 2020, 09h24, Boris Czerny

Chère Isabelle, je "découvre" votre intervention seulement maintenant. Je vous remercie pour cet exposé si clair et érudit à la fois. Je me suis senti plus instruit et "grandi" par votre intervention. Boris.

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Metsora: des mots et des maux

33 min

Isabelle Cohen - historienne

Commentaires ( 18 )

5 stars

30 mars 2014, 21h13, Cat.

Isabelle Cohen, toujours au top du commentaire ! L'approche sur Laban est vraiment originale et stimulante. Bravo.

METSORA

30 mars 2014, 21h37, Jean Luc Landier

Commentaire lumineux, enrichi par une culture talmudique et cabbalistique encyclopédique. Le poids du discours de l'être humain, et ses conséquences non seulement pour l'autre désigné mais aussi et surtout pour l'auteur des paroles, est clairement mis en évidence. Ce commentaire est une des "bonnes paroles" qui contribueront au perfectionnement du monde...

Tres intressant

30 mars 2014, 22h34, michel

Ces taches sont donc des fuites corporelles de lumiere divine... Magnifique!Merci pour votre intervention.

Laban

31 mars 2014, 15h18, Gaston

Le commentaire d'Isabelle Cohen nous tire vers le haut. Il conduit à penser que le personnage de Laban est l'archétype du Metsora (atteint de Tsaraat) d'où son nom, "le blanc", tiré de ce qu'on suppose être son aspect physique. Et s'il est Metsora, c'est qu'il s'adonne de manière régulière au Lachon Hara, ce que nous montrent 2 versets du texte biblique : 1/ dans Genèse 24, 50, Laban et Bethouel, face au récit d'Eliezer, ne peuvent que dire "la chose émane de l'Eternel même, nous ne pouvons parler en bien ou en mal", ce qui indique que Laban l'aurait fait sinon, conformément à sa pratique régulière 2/ dans Genèse 31, 24, c'est l'Eternel lui-même qui vient voir Laban, lancé à la poursuite de Jacob et de sa famille, pour lui dire en substance "garde -toi de parler avec Jacob, en bien ou en mal", ce qui, là encore, laisse penser que Laban était familier d'un discours de Lachon Hara particulièrement pernicieux, où bonnes et mauvaises paroles sont entremêlées. Enfin, dans Genèse 31, 1, on voit les fils de Laban pratiquer ouvertement le Lachon Hara à l'encontre de Jacob. N'est ce pas parce qu'ils ont été à "bonne école" si l'on peut dire, à savoir celle de leur père, expert en la matière ? Tout ceci conforte l'idée d'un Laban, qui n'est pas blanc comme neige comme l'on dit en français, mais bien, blanc comme un maldisant.

Metsora

31 mars 2014, 16h43, Vero B

Bravo bravo merci pour ce commentaire !

Tora Thérapie !

1 avril 2014, 00h37, Nadine d'Akko

Isabelle, toujours fidèle à toi-même, brillante, lumineuse, pertinente, riche et généreuse ! Et ce LACHON HATOV que ce sont tes mots qui équilibent en écho bienveillant inversé la TSARAAT, fuite en avant pour incriminer les autres au lieu de se regarder soi-même ; qui tache, qui nous salit de taches en salissant les autres. Qui nous rend visible, trop visible, mal visible pour avoir mal vu l'autre. Qui nous met au centre de tous les regards et puis nous exclut comme nous avons exclu par nos regards fait mots, devenus maux. Bref, comme d'hab, un grand moment d'élévation spirituelle et d'unification entre soi et soi et soi et toi qui charrie avec elle des millénaires de sagesse ancestrale juive. Benie sois tu qui me permet de ne pas retenir des mots qui font du bien à celle qui les dit comme à toi qui les reçoit et peut-être aussi à ceux qui les lisent et que cela inspirera à en faire autant autour d'eux et de soi... Hag Ah'Sameah'à tous.

Parachat metsora

1 avril 2014, 15h01, Andréco

Un décodage lumineux et profond de la "parole -vie" dans les relations entre moi et l'autre moi-même. Avec sincérité, elle contribue au"tikkoun olam". Ta chaleureuse et complète démonstration nous conforte dans ce que l'humain relationnel a de meilleur pour son prochain ! Hazak Isa.

Joli, mais quelques imprecisions...

1 avril 2014, 16h49, Ouriel L

Je tenais a feliciter Mme Cohen pour son remarquable commentaire. Un plaisir a regarder. Mais dans le meme temps, je dois quand meme signaler qu'un certain nombre de petites imprecisions m'ont un peu perturbe. Rien de grave la plupart du temps - ainsi les taches de la Tsaraat ne sont pas forcement blanches, mais peuvent etre aussi, selon les versets de la Torah, jaunes-dorees, vertes ou rouges (pour les vetements). Etc. Mais en fait le point le plus derangeant, a mon avis, c'est le rapport entre maladie corporelle et maladie spirituelle. Operer un tel lien, qui n'a rien d'evident a priori, laisse a penser que toute maladie physique a une origine spirituelle (puisque vous nous parlez de monisme). Attention aux derives dangereuses ! On a accuse les homosexuels d'etre responsables du SIDA, Internet de provoquer le cancer, entre autres horreurs. Je pense bien que Mme Cohen ne voulait pas aller dans ce sens-la, mais peut-etre serait-il bon de le preciser plus clairement ? Certains commentateurs n'insistent-ils pas sur la nature spirituelle de la Tsaraat ? Le Dualisme a parfois du bon !

Réponse d'Isabelle

2 avril 2014, 09h45, Isabelle Cohen

Merci à vous pour vos si forts et si chaleureux commentaires ! je voudrais remercier, tout d'abord, Ouriel de me donner l'occasion de souligner à nouveau avec force, comme je l'ai fait à la 11e minute (32) qu'il faut manier "avec d'infinies précautions" l'idée selon laquelle nous serions responsables de nos maux. Je m'excuse si mon exposé n'a pas été assez clair sur ce point ou s'il a blessé. Par ailleurs, je n'évoque que les diverses nuances de blanc car ma présentation ne concerne que la tsaraath affectant la peau. L'éclairage que donne Gaston sur Laban fera sans doute date. Je n'y aurais jamais pensé et je remercie aussi Akadem de nous permettre de faire l'expérience de cette merveilleuse 'havrouta... Est-ce quelqu'un avait déjà lu ce commentaire sur Laban quelque part ? Je serais curieuse de le savoir. Nadine et Jean-Luc sont trop indulgents avec moi, mais je ne bouderais pas leurs douces et sincères paroles... Pessah sameah...

Merci

3 avril 2014, 16h20, Anne-Marie

Je serais bien incapable d'apporter ma pierre à l'édifice des commentaires. Je veux remercier Isabelle Cohen et les intervenants de me permettre de découvrir la profondeur du judaïsme. Un exposé très fin et très profond comme d'habitude. Une incitation à la réflexion.

Metsorah

4 avril 2014, 08h58, lucile

Vous avez fait un commentaire très intéressant, documenté et cependant personnel Bravo pour votre érudition. Je pense qu'Emeric que vous avez cité, aurait été d'accord sur bien des points que vous avez exposés, en particulier quand vous parlez de la communication (son domaine) qui outre de faire passer un message est évidemment une manipulation (et je ne parle pas des sondages) sinon sur tous. Si on fait du lacon hara même en disant du bien de quelqu'un en son absence, j'ai souvent entendu que c'est parce que on est tenté de dire "mais" et c'est le début d'autre chose Bravo et merci à vous J'ai beaucoup regretté de ne pas vous avoir rencontrée lors de mon passage à Paris Je vous embrasse Pessa'h cachère ve saméa'h.

Par l'odeur alléché

4 avril 2014, 22h19, Julien Wyplosz

J'ai beaucoup apprécié votre commentaire qui montre un savoir étendu et une belle faculté de synthèse. Je ne crois pas á l'existence des maladies psychosomatiques. Dire à un malade qu'on ne sait guérir que c'est "tout dans sa tête" c'est ne pas vouloir reconnaître son ignorance ou celle de la médecine du moment. Le mystère entre la médisance et une altération de la peau ou de sa maison reste, à mes yeux, total. Vos tentavives de l'éclaircir sont nanmoins très intéressantes et me donnent l'envie de suivre votre enseignement. Je suis un ancien élève de l'EPHE à la Sorbonne, mais, si j'ai bien compris, vous n'y enseignez plus. Alors où peut -on vous entendre ?

A propos de la 4ème mise en garde concernant la médisance

6 avril 2014, 03h00, Adée de TachaLou

Citation 5 Parler ou se taire : "Un reproche mal formulé peut conforter quelqu'un dans son refus d'entendre". Une de mes 3 fille est enceinte et fume des cigarettes. N'était-il pas de mon devoir non seulement pour elle mais aussi et surtout pour l'enfant à venir que de la mettre en garde sur les méfaits du tabac sur le foetus ? L'humain apprend par la répétition. N'aurais-je pas dû continuer à lui suggérer en douceur de faire cet effort pour son enfant ? Tous les jours ma conscience m'interpelle au sujet de mon renoncement à lui parler de cela justement suite au fait qu'elle refusait d'entendre mes paroles qui s'envolaient sans toucher leur but et créaient un malaise entre nous. Je suis loin d'être sûre d'avoir bien agi. Qu'en pensez-vous ?

La médisance

9 avril 2014, 09h56, Natszerman

Une oratrice hors-pair. On ne s'ennuie pas une seconde. A part cet aspect formel agréable, cet exposé est profond, instructif. "Mal parler d'autrui, c'est mal parler de soi", nous apprend la hassidout. A méditer. "La prière est un appel à l'indulgence envers nous-mêmes... Prier signifie se juger... Avec clémence. " Et tout cela se trouve déjà dans l’étymologie hébraïque. Cette paracha sur la "lèpre" a un message fort et inattendu à nous délivrer.

Réponse à Adée et à Julien

11 avril 2014, 10h14, Isabelle Cohen

Julien, j'enseigne à l'université populaire du judaïsme, créée l'année dernière par Shmuel Trigano. Nous y étudierons le récit de la création de l'homme et de la femme dans la Genèse. Ce sera l'occasion de réfléchir sur ce que l'on désigne aujourd'hui par les notions (des adjectifs, pourquoi ?) de "féminin" et de "masculin". Vous êtes le bienvenu ! Chère Adée, difficile d'être pertinente à propos d'un sujet vous touchant aussi intimement, mais, à mon avis, tout tourne autour de la question de trouver "les mots pour le dire". Lorsqu'ils ne viennent pas, peut-être faut-il s'interroger sur les causes profondes du silence intérieur. C'est compliqué, comme on dit sur Facebook...

Metsora

12 mars 2020, 08h28, Elishevaruth

Magnifique. Heureuse d’avoir découvert votre enseignement Merci.

Parole

19 mars 2020, 11h05, Jean-Pierre Winter

Quel magnifique exposé chère Isabelle ! Le commentaire du déferlement yetsirah est particulièrement intéressant. Que nous soyons pétris de langage ne fait as l’ombre d’un doute et il ne est difficile de comprendre que tant de gens réduisent la parole à la communication. La langue et ses mesugeages affecte nos corps et simultanément les usages de nos corps affectent notre esprit. Impossible de dire À PRIORI qui du corps ou de l’esprit entraîne l’autre. Encore merci pour cette leçon érudite dont le profit peut être immédiat. Juste un mot pour rappeler qu’en français « un blanc » est une absence de mots.

Merci

19 avril 2020, 09h24, Boris Czerny

Chère Isabelle, je "découvre" votre intervention seulement maintenant. Je vous remercie pour cet exposé si clair et érudit à la fois. Je me suis senti plus instruit et "grandi" par votre intervention. Boris.

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