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Lettre ouverte

A ceux qui n'aimaient pas Zeev Sternhell, par Nicolas Weill  (6 min)

Nicolas Weill - journaliste

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8 commentaires

Je n’aime toujours pas Sternhell, 12 juillet 00:41, par Raphaël

Malgré la présentation élogieuse de Weill...

Ce personnage reste le dépositaire d’une idéologie gauchiste extrême dont les accords d'Oslo représentent l’écueil absolu pour Israël !

Eclairage intéressant sur Sternhell 11 juillet 15:16, par DT

Commentaire intéressant qui éclaire une personnalité que je connaissais peu, sinon de nom.
On y comprend combien Sternhell était finalement totalement incohérent et d'un autre âge : celui des Juifs de gauche agnostiques, si ce n'est athées, et qui ne voyaient en Israël qu'une terre de refuge pour des pourchassés, ceux qui n'avaient pu totalement s'assimiler aux peuples occidentaux, malgré leurs désirs profonds de se fondre dans l'Europe des "Lumières", en d'autres termes n'avaient fondé Israël que pour sauver leur peau, mais pas leur identité juive.
Mais le temps de la poursuite et de l'extermination en Europe est fini, à quelques exceptions assez anecdotiques près (il est principalement alimenté par le conflit Israélo-Palestinien d'ailleurs). Personne n'empêche un Juif Européen de totalement s'assimiler et de se fondre dans la masse. Et c'est d'ailleurs ce qui se passe pour un nombre significatif de Juifs, dont la judéité religieuse s'éteint totalement en à peine une ou deux générations. Dans ce cadre-là, nul besoin d'une terre d'Israël !
Mais être réellement et pleinement juif, c'est se rattacher à une tradition nécessairement croyante et religieuse, une éthique pratiquée, pensée, analysée depuis au moins 2500 ans, qu'on le veuille ou non, et penser qu'une terre est promise à ce peuple pour être pleinement souverain et pouvoir exercer pleinement cette éthique. C'est donc être sioniste, de la Méditerranée au Jourdain.
Sinon, ce n'est jamais que se rattacher de façon pittoresque et anecdotique à une "secte" jugée d'un autre temps, aux valeurs caduques. Si c'est pour vivre et penser comme un Européen, un Français, alors inutile de soutenir Israël, autant vivre en France, en Europe et assumer pleinement son assimilation, tout en gardant son héritage "juif" comme une simple particularité généalogique. J'ai une amie française, née Lévy, avec une croix sur la poitrine qui le fait très bien et m'a même demandé un jour si je connaissais un de ces ancêtres, un certain "Rachi" !
Quant à ceux qui critique la droite Israélienne de vouloir récupérer la Judée et la Samarie, qu'ils prennent un jour une mappemonde et observent objectivement la taille occupée par le "Grand Israël" au regard des territoires actuellement occupés par les Arabes, qui s'étendent bien au-delà de la simple "Arabie", et ne font visiblement pas l'unanimité chez les Berbères et autres Kabyles par exemple. Il y a ici un "deux poids deux mesures" dont on comprend rapidement qu'il sert d'autres considérations (haine de l'Amérique, du capitalisme, culpabilité post-coloniale, stratégies électoralistes, économiques, etc. ). Si les Arabes en Israël et en Judée-Samarie quittaient tranquillement les terres qu'ils occupent et rejoignaient les vastes territoires arabes qui ne manquent pas de richesses, le problème serait immédiatement résolu. Les Européens pourraient d'ailleurs aidé en versant quelques compensations financières.

Paradoxal 04 juillet 12:19, par Azoulay maryse

Merci... Je comprend ce mieux le combat de cet homme... Dont la ce posture a ce été récupérée par une certaine forme d’anti judaïsme... En ravivant un nouvel antisemitisme... Je comprend ce mieux pourquoi il était convaincu mais défendre l’éthique du judaïsme au sein d’un état restera un enjeu fondamental ! Pour les générations à venir... Sa réflexion sur le nazisme était bien trop fine pour être livrée en pâture à la ce plèbe... Ceux qui s’en sont emparé sont insupportables antisémites et mauvais... J.

Merci Zeev Sternhell 26 juin 13:00, par Rachel Las.Fel

Merci Nicolas Weill et surtout merci Zeev Sternhell d'avoir été une des voix qui donne sa dignité à Israël. Parce que ne pas avoir peur de se regarder dans le miroir, de dénoncer les défauts, les déviances, les laideurs, est le seul acte d'amour et de respect envers ce pays. Ce n'est ni être un traître, ni un ennemi, au contraire, n'en déplaisent aux détracteurs de la gauche israélienne qui préfèrent délégitimer plutôt que de se regarder eux-mêmes dans le miroir. Ils oublient qu'Israël n'est pas une tribu, un clan, une mafia mais un Etat de Droit. Merci Zeev Sternhell de nous le rappeler sans discontinuité. Israël a perdu un défendeur de premier rang en vous perdant.

La vérité, entre blanc et noir ? 25 juin 16:53, par H.G.

Sa disparition donne l'occasion de se pencher sur le parcours, quoique singulier, de l'une de ces personnalités engagées. Sa vie renvoie à la complexité et aux multiples ramifications de l'histoire de cette terre, d'un peuple, d'un pays et, qui sait, de son avenir apaisé. Merci de cet hommage sobrement et brillamment rendu.

 

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Biographie du conférencier

Nicolas Weill - journaliste

Nicolas Weill est journaliste au Monde, essayiste et traducteur. Il a collaboré au Monde de la Révolution française de 1988 à 1990 et à Courrier International de 1991 à 1995. Journaliste au Monde depuis 1995, il collabore régulièrement au Monde des livres et à Critique. Il est aussi l'auteur d'essais historiques sur l'antisémitisme en France.

Bibliographie du conférencier

Nicolas Weill - journaliste
  • Existe-t-il une Europe philosophique ? 16e Forum Le Monde, Le Mans, du 22 au 24 octobre 2004, sous la direction de, (PU Rennes, 2005)
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  • La République et les antisémites, (Grasset & Fasquelle, 2004)
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  • Que reste-t-il de nos tabous ?, (collectif), 15e forum Le Monde, Le Mans, octobre 2003, (PU Rennes, 2004)
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  • Une histoire personnelle de l'antisémitisme, (Laffont, 2003)
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  • L'Expédition d'Egypte : le rêve oriental de Bonaparte, avec Laure Murat, (Gallimard, 1998)
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  • Emmanuel Sivan, Mythes politiques arabes, traduction, (Fayard, 1995)
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  • Les dessous du triple A - Agences de notation: récit de l'intérieur, avec Samuel Didier, (Omniscience/Collection: La manufacture des idées, mars 2012)
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  • Paul Ricoeur, Yosef Hayim Yerushalmi : lectures croisées, in Critique n°763 : Yerushalmi, historien de la mémoire et de l'oubli, (Editions de Minuit, 2011)
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  • Histoire et Lumières ; changer le monde par la raison, (Albin Michel, 2014)
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