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Antisémite, collaborateur et délateur

Céline, la race, le Juif, de Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour  (5 min)

Jonathan Aleksandrowicz - journaliste

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3 commentaires

Une seule personne, une seule culpabilité 12 janvier 15:07, par Robert

À vouloir faire le distinguo entre le style et la personnalité d'un auteur, on en vient forcement (si le style est beau) à lui pardonner sa méchanceté, ses faiblesses. Céline était une raclure de la pire espèce, ce que la France vichyste comptait de plus pourri. Il affectionnait d'ailleurs cette idée de pourriture qui lui collait à la peau.

Si la lumière ou le cadrage du Juif Susse ont le moindre intérêt, est ce que cela fait de son réalisateur un artiste digne de ce nom ? Tout artiste travaille avec l'humanité pour matière première, il peut en explorer les pires aspects mais il doit être en mesure de les discerner pour produire une œuvre. S'il baigne lui-même dans des recoins sordides, il ne peut pas être un artiste, c'est au mieux un technicien de talent au service d'une cause, d'une idéologie. C'est le cas de Céline un être abject doté d'un talent d'écriture. Eh quoi ! Si le style de mein kampf avait été du moindre intérêt, aurait-on qualifié l'autre grosse pourriture d'artiste ?

Dans son trou, Céline l'écrivain ressemble au vrai Céline. Cela lui va comme un gant.

Oui mais... 04 janvier 07:56, par SAMUEL

Il faut se poser une question quant aux motivations profondes de l’artiste et dans ce cas de l’ecrivain
Que serait l’oeuvre De Victor Hugo ou de Zola sans leurs aspirations humanistes ?
Que serait celle de Celine sans ses haines médiocres. La force de celles ci sont à l’origine de la dynamique de son style. Rien n’y échappe les hommes, les lieux, la race. Il est un minable qui n’hésite pas à envoyer à la mort toute personne qui peut lui rapporter des subsides une fois assassinée. Un docteur dans un dispensaire pour lui prendre sa place un voisin pour se faire bien voir par l’occupant. Il est ce triste sire des coups bas enluminé par un style littéraire inspiré par l’invective.

Côté clair ? 23 avril 13:03, par Muriel

Le "beau style" de Céline, sa "petite musique" ne me semble pas masquer le mal mais au contraire l'exprimer avec violence, avec acharnement.
Haine des êtres humains vus par leurs côtés les plus ignobles, et dégout de la vie "immonde, atroce, absurde" écrit-il dans "le Voyage au bout de la nuit", ceci déployé, décliné sur des centaines de pages... Je n'y vois pas de côté clair...
style nouveau, ton unique certes mais haine rageuse me semblant tout à fait en cohérence avec ces écrits antisémites !

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Biographie du conférencier

Jonathan Aleksandrowicz - journaliste

Jonathan Aleksandrowicz est né à Paris en 1980. D'abord comédien puis journaliste, il est étudiant en philosophie et mène des recherches sur les questions de pardon après le crime conte l'Humanité.

Bibliographie générale

Sélection d'une liste d'ouvrages sur le sujet
  • Céline, la race, le Juif, Pierre-André Taguieff, Annick Duraffour, (Ed. Fayard, 2017)
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