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Le magazine littéraire d'Akadem

Regards sur 60 ans d'Israël, avec Alain Dieckhoff  (31 min)

A. Dieckhoff - politologue - S. Malka - journaliste, présentateur

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Biographie des conférenciers

Alain Dieckhoff - maître de conférences

Alain Dieckhoff est politologue, spécialiste d'Israël, il est diplômé de l'université Paris-X Nanterre (où il obtient un doctorat en sociologie politique) et de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Directeur de recherche au CNRS (Centre d'études et de recherches internationales) et maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Alain Dieckhoff a consacré l'essentiel de ses travaux à la société israélienne contemporaine et au conflit israélo-arabe. Il a notamment publié L'invention d'une nation; Israël et la modernité et Israéliens et Palestiniens : l'épreuve de la paix. Ses travaux portent sur la nation, l'État et la démocratie en Israël, le processus de paix israélo-palestinien et, d'une manière plus générale, sur les relations entre politique et culture dans le nationalisme contemporain. (Mise à jour: avril 2008)

Shlomo Malka - directeur de l'Arche

Shlomo Malka est journaliste et directeur de la rédaction du magazine L'ARCHE. Il a été le directeur d'antenne de RCJ. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur les oeuvres d'Emmanuel Lévinas ou de Franz Rosenzweig.

Bibliographie des conférenciers

Alain Dieckhoff - maître de conférences
  • L'Etat d'Israël, Alain Dieckhoff, (Fayard, 2008)
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  • Repenser le nationalisme: Théories et pratiques, Alain Dieckhoff, (Les Presses de Sciences Po, 2006)
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  • The Politics of Belonging: Nationalism, Liberalism, and Pluralism, Alain Dieckhoff, (Lexington Books, 2004)
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  • La Nation dans tous ses états: Les Identités nationales en mouvement, Alain Dieckhoff, (Flammarion, 2002)
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  • Israéliens et Palestiniens: l'épreuve de la paix, Alain Dieckhoff, (Aubier Montaigne, 1998)
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  • Les espaces d'Israël, Alain Dieckhoff, (Presses de Sciences Po, 1989)
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Shlomo Malka - directeur de l'Arche
  • Sous l'arche de Titus, (Armand Colin, 2010)
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  • Franz Rosenzweig : le cantique de la révélation, (Cerf, 2005)
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  • Emmanuel Lévinas : la vie et la trace, (Jean-Claude Lattès, 2002)
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  • Tinghir: ou Le Voyage inachevé, (J.C. Lattès, 2000)
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  • Shalom, Rabin, avec Victor Malka, (Ramsay, 22 janvier ), 1999)
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  • Monsieur Chouchani : l'énigme d'un maître du XXème siècle, avec Elie Wiesel, (Editions Jean-Claude Lattes., 1994)
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  • Lire Lévinas, (Editions du Cerf., 1989)
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  • Jésus rendu aux siens ; enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles, (Albin Michel, 2012)
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  • Dictionnaire intime de la Bible, (Armand Colin, 2011)
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  • Le grand désarroi , Enquête sur les juifs de France , (Albin Michel , 2016)
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Tous les livres et DVD du magazine

"Les 4e de couverture"

Présentation des ouvrages par les éditeurs

L'Etat d'Israël

Soixante ans après sa création, l’Etat d’Israël continue d’être au cœur de débats incessants, mais, trop souvent, ce pays n’est évoqué qu’en lien avec l’interminable confrontation avec les voisins arabes, et plus particulièrement avec les Palestiniens. Or, sans méconnaître l’acuité d’un conflit qui n’a cessé de rythmer l’histoire du Moyen-Orient, ne considérer Israël que sous cet angle serait une erreur. Tout le pari de cet ouvrage pluridisciplinaire est précisément d’aborder Israël dans ses multiples dimensions : fondements politiques et institutionnels, vie politique, populations et société, économie, relations extérieures (régionales et internationales), culture et communication.
L’Etat d’Israël apparaîtra, au fil des pages, comme pétri de contradictions. La démocratie, bien vivante, fonctionne au sein d’une société de plus en plus multiculturelle, mais dans un Etat qui défend une identité nationale forte, ce qui ne va pas sans tensions. L’économie fait preuve d’un dynamisme soutenu, mais au prix d’un accroissement des inégalités, situation longtemps impensable au pays des kibboutzim. Les artistes participent aux grands courants culturels modernes, mais leurs œuvres puisent largement dans l’héritage hébraïque et portent l’empreinte du conflit israélo-arabe et de la Shoah. Israël est devenu un membre souverain du concert des nations, mais sa reconnaissance sur un pied d’égalité avec les autres Etats, aspiration centrale du sionisme, fut longtemps précaire et reste tributaire d’un règlement complet du contentieux avec les Palestiniens.
Saisir la complexité dans toutes ses nuances : telle est la démarche qui a guidé plus de trente auteurs français, israéliens et américains avec l’ambition de mettre en lumière toutes les facettes de l’Etat d’Israël et de mieux faire comprendre, au-delà des clichés, sa réalité, riche et contrastée.

Voyage à Jérusalem

« Il y a des noms de villes ou des noms d'hommes, qui, lorsqu’on les prononce dans quelque langue que ce soit, éveillent à l’instant même une si grande pensée, un si pieux souvenir, que ceux qui entendent prononcer ce nom, cédant à une puissance surnaturelle et invincible, se sentent tout près de ployer les deux genoux. Jérusalem est un de ces noms saints pour toutes les langues humaines : le nom de Jérusalem est balbutié par les enfants, invoqué par les vieillards, cité par les historiens, chanté par les poètes, adoré par tous. » (Dumas)

Pour les écrivains du XIXe siècle, Jérusalem ouvre les portes d'un Orient sublimé où l'histoire s'entremêle à la puissance du religieux. Voyageurs occidentaux, ils veulent y retrouver les fondements de la religion de leur enfance, ou redevenir le temps d'un voyage, un pèlerin ému franchissant les portes de la ville sainte. Mais la réalité de Jérusalem est tout autre… Par terre et par mer, le voyage à Jérusalem se fait aussi à travers l'acte d'écriture.

Le sionisme dans les textes

Ils venaient de Prague, de Vienne, d’Odessa ou de Budapest. Ils étaient médecins, sociologues ou avocats ; progressistes ou conservateurs ; athées ou religieux. Ils s’appelaient Herzl, Buber, Borokhov, Jabotinsky, Weizmann, Nordau et se sont affrontés pour construire, ensemble, la doctrine sioniste.

En revenant à ces textes fondamentaux, on comprend que le nationalisme juif n’est pas seulement une réaction à l’antisémitisme et aux pogromes perpétrés à la fin du XIXe siècle. Il s’agit aussi d’une véritable reconquête de l’histoire juive, de la réémergence d’une littérature profane écrite en hébreu et de la sécularisation d’une identité qu’il fallait encore inventer.

Soixante ans après la création de l’État d’Israël, ces documents historiques – dont la plupart sont reproduits dans leur intégralité – permettent le temps de la réflexion.

Leo Strauss, foi et raison

Leo Strauss (1899-1973) est au cœur de l’actualité philosophique et politique. Très présent aujourd’hui, il répond à notre adversaire principal, non pas le libéralisme, mais le nihilisme, et aux entreprises tyranniques qui ont partie liée avec le fanatisme religieux. Sa méditation constante des rapports entre foi et raison le conduit au décentrement de la cité de la raison (Athènes) pour la cité de la Loi (Jérusalem), et à un travail de construction de l’universel par le dialogue incessant des deux Antiquités, grecque et biblique.
Contre l’historicisme et le relativisme de la diversité des cultures, Leo Strauss refuse toute pertinence au vocable de « culture », qui fait écran à la compréhension de notre monde. Il récuse la fable d’une coexistence pacifique des cultures entre elles et, tout aussi bien, l’hypothèse noire de leur guerre inéluctable. Ce qui peut seul nous garder contre de tels égarements, c’est l’écoute universelle et à jamais des alternatives des différentes traditions avec la reconnaissance de leur fond commun : la notion de Loi, transcendante et organisatrice de la vie partagée. Paradoxalement, la réflexion infinie, intime à chacun, du « dialogue inconcilié » entre foi et raison, qui traverse toutes les traditions, représente la réponse et la riposte décisives.
Contre toute l’histoire des idées, la méditation de Leo Strauss s’appuie sur un art secret d’écrire, formulé à l’époque médiévale, dont Strauss retrouve la trace dans toute pensée en acte. Cet art ne représente pas seulement le caractère politique d’une stratégie de protection du sage envers la tyrannie de l’État ou de toute société en général. Il est le raisonnement même de l’écriture chiffrée de la Loi et la mise en œuvre d’une ontologie discrète, qui fait corps avec l’essence de la vérité.
Le discours interrogatif de Leo Strauss sur la conformité de la foi et de la raison ne relève pas de l’opposition entre philosophie et théologie, et inscrit cet auteur dans la grande tradition des penseurs.

Michel Onfray, Le songe d'Eichmann 

Dans Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt rapporte que le criminel de guerre a affirmé lors de son procès qu'il était un lecteur attentif de Kant. Elle prétend qu'Eichmann n'a rien compris à Kant. Or, contrairement à ce que l'auteur des Origines du totalitarisme écrit, le national-socialiste avait lu, et bien lu la Critique de la raison pratique et les autres oeuvres éthiques du philosophe de Königsberg.

Eichmann connaissait Kant et ses thèses majeures : sa pensée de la loi et de l'obéissance, sa philosophie de l'État et du droit, de la légalité et de la moralité, de l'impératif catégorique et du serment, l'impossibilité dans le corpus kantien de toute possibilité de désobéir. Or, tout cet arsenal philosophique constitue une pensée paradoxalement compatible avec la mécanique du IIIe Reich...

Michel Onfray en propose ici une double démonstration : par un texte théorique intitulé « Un kantien chez les nazis » et par une pièce de théâtre qui met en scène Eichmann, Kant... et Nietzsche. Dans Le Songe d'Eichmann, le philosophe allemand vient rendre visite en songe au criminel de guerre deux heures avant sa pendaison. Un dialogue s'ensuit entre les deux hommes - avec Nietzsche en tiers... Le philosophe, compagnon de route du national-socialisme, ne se révèle pas celui que l'on aurait pu croire...

Samuel Joseph Agnon, Au coeur des mers

Une assemblée de juifs religieux décide de monter en Eretz Israël.
Quitter leur Galicie natale pour s'établir en Palestine, tel est leur souhait le plus cher. Nous sommes au début du XXe siècle, et la route jusqu'au port de Jaffa sera longue pour ces ingénus sans expérience ni moyens. Au cœur des mers est le récit de leurs aventures : la traversée de plusieurs pays, l'embarquement à Istanbul, puis le voyage en mer... toujours sous la protection d'un mystérieux personnage nommé Hananiah.
Ce livre court, tenant à la fois du conte folklorique et de la tradition hassidique, constitue un récit fondateur de la littérature israélienne. L'écriture du grand S. J. Agnon, pleine d'humour et de finesse, déploie ici un charme intemporel et nous invite à un plaisir de lecture rare.


 

Sur la toile

Sitographie

En 1961 à Jérusalem, Hannah Arendt assiste, en qualité de journaliste pour le New Yorker, au procès de Adolf Eichmann, criminel nazi, exécuteur zélé de la solution finale.

Dans la presse

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Editeur de la conférence

Le travail de séquençage, de titrage, les documents et les annexes de cette conférence ont été réalisés par Magy-Paul Hamache et par la coordination éditoriale d'Akadem.

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